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Maroc: La famille du caricaturiste Khalid Gueddar harcelée par le makhzen

5102008

 Maroc:  La famille du caricaturiste Khalid Gueddar harcelée par le makhzen dans La face cachée 0bfzsohdoqx3zrk1x56g

Reporters sans frontières est sidérée par le comportement de la gendarmerie marocaine qui harcèle la famille du caricaturiste Khalid Gueddar. Le 2 novembre 2006, des gendarmes se sont en effet rendus chez ses parents à Aîn Aouda (40 km de Rabat) à cinq reprises afin d’obtenir des informations sur les activités du dessinateur.
Résidant actuellement en France, Khalid Gueddar est connu pour ses dessins satiriques. Il fut notamment l’illustrateur de l’hebdomadaire marocain « Demain Magazine » jusqu’à son interdiction et la condamnation à trois ans de prison d’Ali Lmrabet, directeur de publication, en juin 2003.
Khalid Gueddar semble avoir à nouveau irrité le Pouvoir après la publication dans Le Courrier International d’une caricature illustrant un article signé Ali Lmrabet sur “Les beaux jours du narcotrafic” marocain,qui mettait en doute la volonté politique des autorités marocaines d’éradiquer le trafic de drogue.
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Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression….!
Les trafiquants de drogue au Maroc bénéficient d’une impunité garantie par des appuis au plus haut niveau de l’Etat.

Rapport sur la situation du  canabis dans le Rif  marocain: cliquer:http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epbxalhc.pdf




MAROC • Ali Lmrabet : mes carnets de prison

9072008
Condamné à trois ans de prison pour « outrage au roi », le journaliste Ali Lmrabet cohabite avec les trafiquants de drogue et les victimes de la torture. Courrier international publie sa troisième chronique.
Fin août, quelques semaines avant que je ne sois à nouveau renvoyé à la prison de Salé, j’ai eu, au service pénitentiaire de l’hôpital Avicenne, une étonnante conversation avec Mustapha Alaoui – le doyen des journalistes marocains y était également détenu. Alaoui m’a raconté une histoire sidérante, mais néanmoins significative. Quand une délégation de la Fédération des éditeurs marocains de journaux a rendu visite au conseiller royal Mohamed Méziane Belfquih pour plaider mon cas et celui d’Alaoui, le fonctionnaire royal leur promit d’intercéder auprès du souverain à une seule condition : gommer mon nom de la requête, ce qui fut fait. Alaoui a été libéré et moi expédié en prison, merci confrères !
La première chose que je vois dès que je foule le sol de la prison, ce sont les « vibreurs », des détenus atteints par une sorte de tremblote violente et permanente qui les empêche de marcher, de se mouvoir et même de s’exprimer normalement. Pour se déplacer, ils doivent être soutenus par d’autres détenus. Quelqu’un m’explique que ce sont des toxico-dépendants, en manque.

« Tu te crois prisonnier politique, on va régler ça »
Normalement, c’est l’un des infirmiers de la prison qui leur fournit leur dose quotidienne de karkoubi (comprimés), mais, comme les mesures de sécurité ont été renforcées après l’arrivée massive d’islamistes, ce membre du « personnel soignant » préfère attendre que les choses se passent avant de reprendre son juteux commerce. Mais d’où sortent les fameux karkoubis ? C’est l’Etat marocain qui les fournit, et gratuitement. La combine est simple : l’infirmier est de mèche avec un médecin qui signe des ordonnances ; c’est l’administration pénitentiaire qui paie les « médicaments », et les deux compères demandent aux « malades » une contribution. Gardiens et détenus connaissent ce stratagème, mais personne ne parle parce que tout le monde y trouve son compte. Tout le monde ? Non, les vrais malades, ceux qui nécessitent des soins lourds, que l’administration pénitentiaire rechigne à payer, restent à l’écart de ce système.
Un très jeune détenu du nom de Wadie Laalaili, atteint d’un cancer ORL qui le fait horriblement souffrir, passe son temps à hurler. Quand je suis intervenu en sa faveur, j’ai été pris à partie par Hamid, l’infirmier de service, et par Abdelkrim, un gardien connu pour sa brutalité. Un soir, j’ai même reçu la visite de ces deux fonctionnaires, qui m’ont lâché : « Tu te crois prisonnier politique, on va régler ça. On va attendre que tu ailles à la salle des visites, puis on fourgue un kilo de haschisch dans ta cellule, et le tour est joué. » Ils en sont capables.

L’adjudant-chef A. S. est passé à la gégène
Le 1er septembre 2003, la direction de la prison a confisqué 2,5 kg de haschisch dans une cellule. Il n’est pas rare, quand on se balade dans une aile de cette taule, de humer les effluves du shit. Un prisonnier m’a même expliqué qu’avec l’arrivée des barbus les « affaires » étaient devenues difficiles. La barrette de 100 grammes de notre haschisch national vaut aujourd’hui 1 000 dirhams [100 euros] alors qu’il y a quelques mois elle ne valait que 200 dirhams.
L’hebdomadaire Al Ousbou a publié récemment une incroyable information : un trafiquant de drogue incarcéré à Salé aurait offert à la prison des dizaines de tables et de chaises. Il n’en faut pas plus pour faire croire à certains esprits chagrins que l’argent de la drogue finance une prison marocaine.
Autre histoire de drogue, mais d’un autre calibre. Un matin, à la fin de l’été, la prison s’est remplie de juges, de procureurs, de policiers et de militaires. Ces serviteurs de l’Etat n’étaient pas là en visite guidée ou d’inspection. Ils étaient tous en état d’arrestation. Après la détention de deux « capos » de la drogue hispano-marocains, Mounir el-Ramach et « El Nene », qui auraient donné des noms lors d’interrogatoires brutaux menés par la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ), les autorités marocaines ont mené une véritable rafle dans leurs propres rangs à Tétouan, dans le nord du pays. Parmi ceux qui ont été arrêtés, il y a sûrement des coupables, mais aussi des innocents.
Une première dans l’histoire du Maroc, la rafle a touché des présidents de chambre criminelle, des procureurs, des préfets de police, un agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), plusieurs civils, une bonne pelle de policiers et de militaires.

Il y a plusieurs groupes dans cette fournée. Le premier, composé de magistrats et de flics, n’a pas été « molesté ». Le deuxième groupe, celui des civils, non plus. L’un de ces derniers, un commerçant de meubles qui se targue d’amitiés très haut placées, serait prêt, dit-on, à donner des noms qu’aucun juge d’instruction n’aurait le courage d’enregistrer. Le troisième groupe, celui des militaires et des gendarmes, a visiblement souffert le martyre, c’est-à-dire qu’il a été torturé. Transporté par hélicoptère de Tétouan, et conduit les yeux bandés dans un lieu secret près du zoo de Témara, dans la banlieue de Rabat, l’adjudant-chef A. S. est passé à la gégène, une gégène marocaine et moderne. Le 30 septembre, alors que je me trouvais à l’infirmerie, je l’ai entendu se plaindre de ses reins. Il racontait qu’il avait subi un calvaire. Dans le lieu « secret », il avait eu droit à la méthode du « chaud et froid » : le malheureux est attaché à un ventilateur d’air chaud, collé contre sa poitrine ; puis à un certain moment, on amène un ventilateur d’air froid, cette fois-ci contre son dos. Ce mélange de température rend la victime folle de douleur.
Et dire que le Maroc se prépare à présenter à la mi-novembre, devant la Commission des droits de l’homme de l’ONU, un rapport attestant de l’inexistence de la torture dans le royaume ! Pourtant, il suffit de visiter la prison de Salé, où je suis logé de force aux frais de l’Etat, pour se rendre compte que certaines fâcheuses habitudes n’ont pas disparu.
Au milieu du bâtiment central, il y a un endroit, une sorte de petit hall grillagé et battu par les vents, que les détenus appellent avec effroi le « jardin ». Bel euphémisme pour désigner un lieu qui n’a ni eau ni toilettes, et où sont enchaînés pendant des jours, pieds et poings liés par des menottes, les prisonniers récalcitrants – le Moyen Age. Un jour, j’ai montré ce lieu infâme à mon avocat, le bâtonnier Jamaï, également président de l’Observatoire des prisons. « Ils n’ont pas le droit ! » s’est-il écrié.

Ici

 




Maroc:Evasion d’un trafiquant de drogue de la prison agricole de Nador

24052008

Un détenu marocain, condamné à huit ans de prison pour trafic de drogue, s’est évadé d’une prison agricole de Nador (nord) grâce à la complicité de quatre personnes, a rapporté l’agence marocaine de presse MAP.

«  »Munis d’une bombe lacrymogène et de sabres, quatre individus ont participé dans la région de Nador à l’évasion du détenu quand celui-ci était en cours de transfèrement vers une prison agricole »", a ajouté l’agence MAP qui a qualifié l’évasion du détenu d’ »"enlèvement »".

Les assaillants et le détenu, Soussi Mimoun, ont pris la fuite à bord d’un véhicule tout terrain, selon la même source.
La police a lancé des recherches pour retrouver le prisonnier et ses complices.
La direction de l’administration pénitentiaire marocaine n’était pas joignable vendredi soir pour fournir plus de détails sur cette affaire.

Le 7 avril dernier, neuf détenus islamistes condamnés à de lourdes de peines à la suite des attentats de Casablanca de 2003 se sont échappés de la prison de Kenitra, au nord de Rabat. Ils s’étaient évadés en creusant un tunnel qui aboutissait dans le jardin du directeur de la prison.

Un d’entre eux a été arrêté le 1er mai et les autres sont activement recherchés.

Source: AFP 




MAROC : Le narco, le journaliste et la prison du roi

14052008

MAROC : Le narco, le journaliste et la prison du roi dans La face cachée i85592lmrabet

La cavale du célèbre narcotraficant espagnol El Nene s’est terminée fin avril au Maroc. Le journaliste marocain Ali Lmrabet l’a bien connu en prison en 2003. Il se rappelle avec « nostalgie » de sa difficile cohabitation avec celui qui était alors le »parrain » du centre de détention.

Jeudi i 24 avril, un vieux camarade de prison –appelons le Hamid – m’a appelé pour me dire que Mohamed Uazzani, alias « El Nene » [le petit], un baron de la drogue de nationalité espagnole, venait d’être arrêté par la police dans [l'enclave espagnole de] Ceuta, où il est né. Considéré comme l’un des plus grands trafiquants de haschich au monde, il s’était évadé, le 7 décembre dernier, de la « Centrale », une prison de haute sécurité située à Kénitra, à 30 kilomètres au nord de la capitale, Rabat. Si El Nene a pu s’évader de la Centrale, m’explique Hamid, expert en la matière pour avoir passé la majeure partie de sa vie mouvementée derrière les barreaux, c’est qu’on l’a aidé à le faire. Il n’y a aucun doute possible. Lors de la première semaine de janvier, huit membres du personnel pénitentiaire ont en effet été accusés de complicité dans l’évasion d’El Nene et condamnés à des peines allant de deux mois à deux ans d’emprisonnement.Si Hamid m’a appelé pour m’informer de l’arrestation d’El Nene, c’est que nous nous sommes connus en 2003 à la prison Zaki de Salé [à côté de Rabat] : Uazzani (le nom qui apparaît sur le registre civil marocain) y était emprisonné pour narcotrafic, Hamid pour vol et moi pour avoir contesté certaines positions idéologiques et politiques du régime marocain.

Nous avons donc eu l’ »honneur », Hamid et moi, de nous trouver dans la même prison qu’El Nene, mais pas dans la même aile. Selon Hamid, qui l’a fréquenté, il vivait comme un pacha, traitait les gardiens comme des domestiques et, chaque jour, se faisait servir des plats combinés provenant de l’extérieur, des desserts raffinés et du café, que le personnel en uniforme lui amenait en courant pour éviter qu’il ne refroidisse. De temps en temps, il sortait discrètement avec l’autorisation – ou plutôt la complicité – du directeur de la prison et, pendant les fêtes religieuses et nationales, il se montrait très généreux en circulant dans les couloirs pour distribuer des billets de 200 dirhams (17,50 euros) aux gardiens, qui le remerciaient en implorant Allah de lui accorder une longue vie.

Il était l’un des rares détenus qui pouvait se permettre d’avoir les poches pleines de liasses de billets. Un gardien m’a raconté qu’une fois, El Nene a demandé au chef de détention, un type dur à lunettes qui torturait sans pitié les détenus récalcitrants, qu’il l’autorise à accéder à la prison des femmes, contiguë à celle des hommes. Prudent, le chef de détention lui a offert une alternative : il lui a permis de faire venir à sa guise des prostituées dans sa cellule. Et pas seulement pour lui, mais aussi pour ses potes.

Une rencontre explosive

J’ai rencontré El Nene trois fois. La première fois, c’était dans la grande cour de la prison, alors qu’on m’amenait à la salle des visites. Il n’avait pas la physionomie d’une brute de narcotrafiquant : il faisait plutôt songer à un enfant au milieu du groupe de durs à cuire qui le protégeait. La deuxième fois, je l’ai croisé à la sortie du bureau du directeur de la prison, qui s’était levé pour me raccompagner jusqu’à la porte. La fois suivante, j’ai eu des démêlés avec lui devant la porte de ma cellule, le jour de ma libération, le 7 janvier 2004.

Ce jour-là, je discutais dans le couloir avec l’assistant du procureur général de Tétouan, Marzuk Benazzuz, et les juges de la cour d’appel, Abdeslam El-Hajui et Abdellah Sallal, qui avaient été arrêtés en août 2003, accusés de complicité avec des narcotrafiquants, lorsqu’est apparu El Nene, avec sa bande de gardes du corps. Il venait saluer ces messieurs qui, apparemment, lui vouaient un grand respect, mais aussi exprimer son désaccord avec un article que j’avais écrit à son sujet dans « Crónica carcelera » [mes carnets de prison], une rubrique que publiait à l’époque Courrier international [et reprise par le quotidien espagnol El País].Sur un ton ferme, il m’a apostrophé, avec son accent du Nord, en me disant qu’il n’avait pas apprécié que je le présente comme un baron de la drogue. Je lui ai répondu qu’il avait été condamné pour narcotrafic, pas pour avoir omis de payer une contravention au Code de la route, et qu’il devait l’accepter, parce qu’il était devenu un « personnage public », une « vedette ». Il a semblé ennuyé par cette dernière réflexion. En marmonnant de manière incompréhensible, il a manifesté des signes d’irritation. En présence des éminents magistrats, gardiens de la loi qui, cette fois-là, ont décidé de détourner le regard, il s’est mis à crier et à proférer des menaces et n’a cessé que lorsque deux gardes sont intervenus – avec une grande déférence – pour le raccompagner. Cet après-midi-là, les deux chaînes de télévision et les Télétype des agences de presse ont annoncé ma libération. Le jour même.

Ali Lmrabet
El Mundo
espaceur dans La face cachée



Maroc:Arrestation d’un important trafiquant de drogue marocain Mohammed Taieb Ahmed,alias « El Nene »

24042008

Maroc:Arrestation d'un important trafiquant de drogue marocain Mohammed Taieb Ahmed,alias  

Le trafiquant de drogue marocain Mohammed Taieb Ahmed, alias « El Nene », qui s’était évadé de la prison centrale de Kinitra (Maroc) en décembre dernier, a été arrêté mercredi soir dans l’enclave espagnole de Ceuta, a-t-on appris de source officielle à ` Madrid.La police espagnole a interpellé le trafiquant alors qu’il circulait à bord d’une voiture appartenant son frère, dans une des rues principales de Ceuta, selon un communiqué du ministère espagnol de l’Intérieur cité par l’agence marocaine MAP. Cette arrestation a eu lieu sur la base d’un mandat d’arrêt international, assorti d’une demande d’extradition, lancé le 18 décembre dernier par la justice marocaine via l’organisation de police internationale INTERPOL.

Mohammed Taieb Ahmed purgeait depuis août 2003 une peine de huit ans de prison pour trafic international de drogues, avant son évasion de la prison de Kinitra, et était connu sous différentes identités. Après son arrestation, sous l’une de ces fausses identités, la police espagnole a demandé un relevé de ses empreintes digitales à Interpol pour vérifier qu’il s’agissait bien de la personne recherchée par les autorités marocaines.

« El Nene » (NDLR: le petit en espagnol) est une vieille connaissance des services de sécurité espagnols qui le traquaient depuis son adolescence dans les rues de Ceuta pour ses activités de trafic de drogue.

Le communiqué du ministère espagnol de l’Intérieur précise que Mohammed Taieb Ahmed a été poursuivi à plusieurs reprises « par des hélicoptères et des vedettes rapides quand il prenait la fuite à bord de zodiacs très puissants chargés de résine de cannabis » en direction de l’Espagne, mais qu’il avait toujours échappé aux services de police, de la Garde civile et des douanes.

Selon les services de sécurité espagnols, les « affaires » d’El Nene lui ont rapporté une grosse fortune qui pourrait dépasser les 30 millions d’euros.

Cette arrestation, qui intervient à la suite de demandes pressantes des autorités marocaines, constitue, selon les observateurs, un coup sérieux aux trafiquants de drogue qui avaient l’habitude de se réfugier en Espagne pour fuir la justice marocaine. AP

Pendant sa détention, il bénéficiait d’un régime très favorable. Il disposait de trois chambres agréablement décorées et équipées d’une télévision à écran plasma, d’internet, de la climatisation.

Il sortait régulièrement de sa prison pour fréquenter les restaurants et bars des environs.

Au Royaume Enchanté tout se vend et tout s’achète !!!







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