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Maroc:Le journaliste Ali Amar condamné à 3 mois de prison avec sursis

2072010

Maroc:Le journaliste Ali Amar condamné à 3 mois de prison avec sursis dans La face cachée os8nz7




Maroc:La liberté d’expression n’est « toujours pas tolérée »

11062010

Maroc:La liberté d'expression n'est

Le rapport d’Amnesty International pour 2010

Amnesty international a déclaré que le Maroc « ne tolérait toujours » pas la liberté d’expression, et appelé à une « réforme de la justice », dans son rapport international 2010 publié mardi.
« Des journalistes ont fait l’objet de poursuites en vertu de plusieurs dispositions du code pénal et du code de la presse qui peuvent être utilisées pour punir d’une peine d’emprisonnement l’expression pacifique d’opinions critiques », a-t-on ajouté.
« Des articles ou des caricatures concernant la famille royale ont été saisis ou détruits, et des journaux ont été interdits », a indiqué le rapport.
Selon ce dernier, « les auteurs de violations des droits humains, commises à l’époque actuelle ou dans le passé, continuaient de bénéficier d’une quasi-unanimité ».
En 2010, « des défenseurs sahraouis des droits humains et d’autres militants ont été harcelés, et notamment placés sous étroite surveillance », poursuit l’ONG.
Au cours d’une présentation du rapport mardi à Rabat, le directeur général d’Amnesty International-Maroc, Mohamed Sektaoui, a toutefois demandé « que les autorités algériennes fassent preuve de coopération pour permettre à Amnesty d’enquêter sur les abus commis par le Polisario au cours des années 70 et 80″.
Au Maroc, « il y a eu, lors de la dernière décennie, une évolution des  droits de l’homme. Des chantiers ont été ouverts et le Maroc s’est distingué par rapport au Proche-Orient et l’Afrique du Nord », a ajouté M. Sektaoui.
Des témoignages de victimes des abus du passé ont été organisés en 2004 par  l’Instance équité et réconciliation (IER), créée par le roi Mohammed VI et présidée par Driss Benzekri, un ancien prisonnier politique.
Une fois l’IER dissoute, Mohammed VI avait chargé le Conseil consultatif  des droits de l’homme (officiel) de gérer la mise en oeuvre de ses recommandations, ainsi que l’utilisation de ses archives.
« La liste des cas de disparition forcée sur lesquels l’IER avait mené des investigations n’avait toujours pas été publiée », a précisé le rapport d’Amnesty.
« Le roi a réclamé le 20 août une réforme du système judiciaire, conformément aux recommandations de l’IER, mais aucune initiative en ce sens n’avait été prise à la fin de l’année », conclut l’organisation indépendante.




Maroc:12 ans de taule pour un projet de lettre au roi

31052010

Maroc:12 ans de taule pour un projet de lettre au roi dans La face cachée e8pekj

Kaddour Terhzaz, franco-marocain de 72 ans, ancien n°2 de l’armée de l’air du royaume, végète en prison pour avoir voulu tenter de rappeler au roi le sort fait à ses camarades après la guerre contre le front Polisario.

Il est un temps lointain où le bon président Sarkozy, sur son avion perché, promettait que nul Français ne serait laissé à l’abandon hors des frontières de l’Hexagone.

Déjà transmis à Salah Hamouri, franco-palestinien enfermé en Israël, le message aurait également ravi le colonel major « retraité » Kaddour Terhzaz. Un franco-marocain de 72 printemps promis il y a un an par un tribunal militaire du royaume chérifien à scruter le bleu horizon marocain derrière les barreaux de la taule de Rabat Salé pour les 12 prochaines années.

Diantre, un haut gradé du Royaume en taule ! Sans doute un complotiste forcené, voire un renégat qui a voulu assassiner le roi ou pire, établir une république en lieu et place du califat ? D’autant que le bonhomme s’avère être un ancien n°2 de l’armée de l’air, grande amatrice de putsch manqués contre feu Hassan II

Rien de tel intenté contre son héritier Sa Majesté Mohammed VI par le retraité Terhzaz, seulement animé d’une petite démangeaison de plume…

« Ne pas encourager les Sarahouis »

Ancien aviateur, en l’air durant la guerre contre le front Polisario, au Sahara Occidental (région sud pour le pouvoir central marocain) au mitan des années 80 et 90, le gradé a toujours veillé à ses petits du ciel et à leur bien-être.

Or, depuis le cessez-le feu de 1991, pas mal de voltigeurs se sont retrouvés un peu nu sans leur zinc. Selon le colonel, nombre d’entre eux n’ont pas été libérés malgré la paix armée et les accords signés alors sous l’égide de l’ONU. Sans que le gouvernement marocain ne cherche trop à les sortir de là.

Quant aux heureux sortis des douces geôles ensablées des indépendantistes saharaouis, leur promotion a été gelée. Et malgré des années de cabane, n’ont pas obtenu de changement de grade. « Ce serait comme un double encouragement adressés aux Saharouis pour faire des prisonniers, et aux militaires pour se faire prendre », glissent, sans rire, les têtes de l’armée marocaine.

Missive au roi…

Soucieux de prévenir le bon calife Mohammed VI de tels errements dans son armée, Kaddour prend ainsi la plume et rédige un vague brouillon. Empli de bon sentiments et appelant le Roi à examiner de plus près le sort des plus têtes en l’air de ses bidasses.

Las, le projet de missive vexe les pontes de l’armée royale. Au premier rang desquels les généraux Ben Slimane et Bennani, qui ne voudraient pas que leur soient reprochés que leurs ouailles sont mal gardés.

Ainsi le simple brouillon rédigé en 2006 est-il intercepté. Le malheur aura été de la confier à un ancien aviateur, Ali Najab, fait prisonnier de 1978 à 2003 par le front Polisario…

… Missile en retour

Un petit prétexte suffit dès lors. Dans son projet de lettre, jamais envoyée ni remise au roi, le colonel Major Terhzaz ose évoquer que les zincs marocains n’étaient pas équipés de bouclier anti-missile. Rien de bien méchant tant l’info est connue et le conflit remontant à 20 ans ? Ah si…

Arrêté dès potron-minet le 8 novembre 2008, jugé et condamné à huis clos par un tribunal militaire le 28 novembre pour « atteinte à la sureté externe de l’Etat en divulguant un des secrets de la défense nationale ». Polichinelle ne se traduit pas en marocain. Douze ans de taule. Et une circonstance aggravante, selon le jugement que Bakchich a pu se faire traduire : le Royaume marocain est encore en état de guerre…

Paris abandonne un décoré

En résumé, un tribunal militaire, juge un retraité de l’armée, le condamne pour une lettre qu’il n’a pas envoyée où il ne dévoile aucun secret, et prétexte un état de guerre au royaume enchanté pour aggraver la peine. Du grand art, et considéré avec respect par le ministère de la Justice français, auquel la famille de Terhzaz en a appelé.

Malgré sa Légion d’honneur, sa double nationalité, la Place Vendôme s’est gentiment désistée. « Le recours de l’intéressé n’est susceptible d’aucune suite, le recours déposé s’agissant d’une condamnation prononcée par une juridiction marocaine et exécutée au Maroc », s’est borné à répondre, par courrier en date du 13 octobre dernier le ministère français. Et aucune demande d’audience auprès de la présidence, du ministère n’ont reçu d’écho. Le consulat général de France au Maroc n’a pas même pu obtenir un droit de visite du détenu.

Au moins Terhzaz a-t-il depuis des mois quelque compagnie. La vague de répression qui a frappé la presse marocaine lui a envoyé, dans une cellule voisine, Idriss Chahtane. Un malotrus de gratte-papier, directeur de l’hebdomadaire arabophone Al Michaâl, qui a osé commenter le bulletin de santé du roi…

A croire qu’au Maroc, mieux vaut ne savoir ni lire ni écrire.

 

Ici




Maroc :Répression de la presse

27112009

Maroc :Répression de la presse  dans La face cachée 1259356320

 

Le Maroc connait, depuis cet été, un important renforcement de la répression contre la liberté de la presse. Difficilement explicable, il a poussé deux syndicats de presse à former conjointement, le 12 novembre, une commission pour proposer une réforme du droit de la presse. Cette initiative est loin d’être la première, et il semble difficile pour la presse indépendante d’espérer accéder à une plus grande liberté dans un prochain avenir.

Un vent de désillusion semble souffler sur le Maroc. Peu de gens semblent au courant de l’initiative de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) et du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), les deux principaux organes représentatifs de la presse au Maroc, qui ont annoncé le 12 novembre la formation d’une commission conjointe pour proposer une réforme du droit de la presse. « Ce n’est pas la nouvelle du siècle », lâche Ahmed Benchemsi, le directeur de publication et directeur de la rédaction de l’hebdomadaire TelQuel, qui ne semble pas spécialement enthousiasmé par l’initiative, même si, pense-t-il, « ce ne peut être qu’une démarche à saluer ».

« Avalanche » de condamnations

Les préoccupations de la presse indépendante marocaine sont probablement plus terre-à-terre. Depuis juin, une vingtaine de condamnations se sont en effet succédées à l’encontre des journalistes, caricaturistes et organes de presse (voir encadré en fin d’article). « Nous sommes dans la continuité des atteintes contre la liberté de la presse observées ces 10 dernières années, explique Ahmed Benchemsi, mais il y a une accélération du rythme de ces dernières depuis quelques mois ». Pour le responsable de TelQuel, l’on est passé de « flambées » épisodiques de répression et d’intimidation à un véritable « basculement ». La situation serait même très grave : « Je ne crois pas me tromper en affirmant que les attaques subies les 3 derniers mois par les journalistes marocains sont plus graves et plus violentes que l’ensemble de ce que nous avons vécu depuis l’accession au trône de Mohamed VI, il y a 10 ans ».

L’augmentation du nombre de condamnations, pour un secteur en difficulté financière, a eu lieu sans qu’aucune modification législative ne soit effectuée. Ce serait donc bien le résultat d’une décision du pouvoir, auquel « la justice est inféodée » selon Ahmed Benchemsi. « Les raisons de cette avalanche de condamnations sont difficile à expliquer », déclare Soazig Dollet, responsable du bureau Maghreb et Moyen Orient de l’organisation Reporters sans frontières (RSF). « Peut-être est-ce lié à un entourage constitué de conseillers plus conservateurs, peut-être qu’on estime que le paravent démocratique n’est plus nécessaire », ajoute-t-elle. Ahmed Benchemsi partage cet avis : « Que se passe-t-il ? Bien malin qui pourra le dire avec certitude ». Soazig Dollet note que, jusqu’à récemment, les procès contre les articles et caricatures incriminés n’auraient pas eu lieu. « Les gens ne savent plus désormais où se situent les limites de la liberté de parole, où sont disposées les champs de mines », explique-t-elle.

Une réforme de la presse, contre « la logique de vengeance et d’intimidation ».

De l’avis de RSF, la principale réforme nécessaire est la dépénalisation du droit de la presse. Ahmed Benchemsi pense de même : « Un journaliste coupable de diffamation ou d’insulte doit être puni, mais de manière juste et proportionnée, avec toutes les garanties d’un jugement impartial et serein ». En second lieu, pour le directeur de la rédaction de TelQuel, les dommages et intérêts doivent être soumis à des critères précis et quantifiables. En résumé, il faut mettre fin à « la logique de vengeance et d’intimidation qui semble prévaloir au Maroc ». La dernière réforme de la presse, qui remonte à 2002, a été « alarmante », juge Soazig Dollet. La peine de prison pour outrage au roi est certes passée de 20 à 5 ans, mais la notion de diffamation a, d’un autre côté, été élargie à la religion islamique et à l’intégrité territoriale, c’est-à-dire à la question du Sahara occidental. Depuis, le monde journalistique se mobilise, sans grand succès pour lutter contre les excès du régime de Mohamed VI.

En 2007, pourtant, des discussions avec le milieu du journalisme pour une réforme du code de la presse avaient approché d’un accord. « Hélas, depuis le changement de gouvernement, cette même année, le projet de refonte du code a été oublié par le gouvernement, trop occupé à réprimer », explique Ahmed Benchemsi. La revendication tient désormais plus de l’imprécation, tant le phénomène s’accentue. Entre 2007 et 2009, le Maroc est passé de la 106e à la 127e place du classement annuel de RSF sur la liberté de la presse. On est loin des quelques mois de l’éphémère « printemps marocain », parenthèse de liberté d’expression qui a suivi le décès du roi Hassan II, en juillet 1999.

puce-96d77 dans La face cachée13 novembre : Al Michaâl, hebdomadaire. Publication suspendue. Le directeur de publication, Idriss Chahtane, purge une peine de prison, quelqu’un doit donc le remplacer

puce-96d771er novembre : Taoufiq Bouachrine, directeur du quotidien Akhbar al-Youm etKhalid Gueddar, caricaturiste, 3 ans de prison avec sursis et 270 000 euros d’amendes pour chacun ;Akhbar al-Youm a été interdit définitivement, avant même la décision de justice La publication d’une caricature représentant Moulay Ismaïl, cousin du roi.

puce-96d7726 octobre : Ali Anouzla, directeur du quotidien Al Jarida Al Oula et Bouchra Eddou, journaliste Respectivement 1 an de prison avec sursis et 885 euros d’amende pour Ali Anouzla et 3 mois avec sursis et 455 euros d’amende pour Bouchra Eddou Un article sur l’asthme dont souffrirait Mohamed VI

puce-96d7725 octobre : El Pais, quotidien espagnol. Interdiction de diffusion de l’édition du jour La publication d’une caricature de Plantu, initialement parue dans Le Monde, et d’une autre de Khalid Gueddar, initialement paru dansAkhbar al-Youm.

puce-96d7722, 23 et 24 octobre  : Le Monde, quotidien français. Interdiction de diffusion, publication d’une caricature de Plantu et d’une autre de Khalid Gueddar, initialement paru dans Akhbar al-Youm.

puce-96d7718 octobre : Le Journal hebdomadaire, 250 000 euros de dommages et intérêts, comptes bancaires saisis pour « Diffamation » dans un article de 2006 sur le Front Polisario. Aboubakr Jamaï avait démissionné de la tête du journal en 2006, pour y revenir récemment.

puce-96d7715 octobre : Idriss Chahtane, directeur de Al Michaâl, ainsi que les journalistes Rachid Mhamid et Mustapha Hirane. 1 an de prison ferme pour Idriss Chahtane et trois mois fermes pour les deux journalistes, peine confirmée en appel le 10 novembre. Des articles sur l’asthme dont souffrirait Mohamed VI.

puce-96d774 août : Le Monde, quotidien français. Interdiction de diffusion Reprise d’un sondage sur l’avis (très positif) des Marocains sur le règne de Mohamed VI, initialement publié dans TelQuel et Nichane.

puce-96d771er août TelQuel et Nichane, hebdomadaires. Saisie des exemplaires et interdiction de diffusion. Publication d’un sondage sur l’avis (très positif) des Marocains sur le règne Mohamed VI.

puce-96d7730 juin : Economie & Entreprises, mensuel Amende de 550 000 euros « Diffamation » contre l’entreprise de meubles Primarios.

puce-96d7729 juin : Al Jarida Al Oula, Al Ahdat Al Maghribia etAl Massae, quotidiens Amende de 270 000 euros pour les trois journaux « Diffamation » contre le guide libyen Mouammar Kadhafi.




Maroc:Barack Obama a refusé le marchandage de MoMo 6

21072009

Maroc:Barack Obama a refusé le marchandage de MoMo 6 dans La face cachée 1248184665_m6%20obama%201

Pourquoi la base de l’Africom n’a pas été installée au Maroc

Bien que le royaume du Maroc constitue une position géographiquement et politiquement intéressante, les États-Unis ont refusé la proposition marocaine d’y installer le siège de l’Africom, car la contrepartie n’est autre qu’un soutien américain au plan d’autonomie de Rabat pour le Sahara occidental. 1La véritable raison de la non-implantation du siège du commandement des forces américaines en Afrique (Africom) et son maintien à Frankfurt en Allemagne n’est pas due à un renoncement du Maroc à l’accueillir, mais à un refus de Washington d’accepter l’offre marocaine, car celle-ci était soumise à condition. En effet, selon le réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale (RITIMO), le Maroc s’est porté volontaire pour héberger le siège de l’Africom en échange d’un soutien américain au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental. Washington, qui ne reconnaît que l’administration marocaine dans ce territoire, et non sa souveraineté en raison de la contestation du peuple sahraoui, a rejeté cette offre, la jugeant contraignante. À en croire ce site internet, cette politique de marchandage avait donné ses fruits sous l’ère de George W. Bush qui, en 2003, avait soutenu le plan Baker pour s’aligner, avant de changer sa position en s’alignant sur le plan d’autonomie marocain proposé en 2007 en échange de l’acceptation d’abriter des centres de détention secrète de la CIA. Cette même source ajoute que les services du renseignement marocain avaient collaboré intensément avec leurs homologues américains de la CIA et du FBI dans leur lutte contre le terrorisme. Ces derniers ont spécialement utilisé le siège de la DST à Temara comme lieu de détention temporaire où ils ont, selon de nombreux témoignages recueillis, notamment par des organisations internationales telles que Human Rights Watch ou Amnesty, délocalisé la torture de certains terroristes présumés d’El-Qaïda. Il s’agit d’un programme intitulé « Extraordinary Renditions », dévoilé par la presse américaine en 2002, dont le but est de sous-traiter les interrogatoires musclés d’activistes islamistes par des services de renseignement de pays alliés peu regardants sur les principes des droits de l’homme. Pour rappel, l’Africom, dont la création avait été annoncée en 2007 par le président Bush, avait pour but de mettre en place un programme pour permettre aux pays du Maghreb et d’Afrique d’entraîner leurs troupes et d’effectuer des manœuvres communes. Ce programme devrait aider les pays de cette région à contrer les menaces terroristes et le crime organisé. Ainsi, alors que l’Algérie, l’Afrique du Sud, la Libye et le Nigeria défendaient l’idée que les mécanismes de l’Union africaine pour la prévention et la résolution des conflits sont les mieux appropriés pour gérer les problèmes de sécurité en Afrique, et refusaient l’implantation du siège de ce commandement militaire américain sur le continent, Mohammed VI a mis à profit leur refus pour proposer de l’accueillir. On se rappelle encore de la propagande marocaine, qui s’est mise en branle pour promouvoir l’offre, à travers tous les médias marocains qui s’étaient fait l’écho de l’installation du QG de l’Africom à la ville de Tan-Tan. Il n’en demeure pas moins que l’administration US a décliné l’offre de son allié traditionnel, le Maroc. Le nouveau président américain, Barack Obama, qui a ordonné la fermeture de Guantanamo et de toutes les prisons secrètes de la CIA dans le monde, a refusé que le siège de l’Africom soit au Maroc. Il rompt ainsi avec les pratiques américaines du passé et avec le traditionnel soutien américain aux thèses annexionnistes marocaines et au plan d’autonomie.




Maroc:Mosquées, sexe et mensonge :Scandales des imams marocains en France et en Belgique

20072009

Maroc:Mosquées, sexe et mensonge :Scandales des imams marocains en France et en Belgique  dans La face cachée 1248107699_abdeslam
L’imam d’Orange (France) : Riche proxénète

L’histoire de l’imam marocain d’Orange est renversante. Depuis 20 ans, il fait venir des filles du Maroc qu’il force à la prostitution, se constituant, sur leur dos, une fortune impressionnante. Ce qui ne l’empêche pas de diriger « sa » mosquée et de présider les prières. Les Français appellent ça « le système Bahiad ». Bahiad, c’est le nom de l’imam marocain qui fait scandale cette semaine en France et plus précisément à Orange, le fief « historique » de l’extrême droite. Abdeslam Bahiad, 54ans, non seulement imam de son état, mais aussi président de l’association « Lumière de Dieu » qui gère la mosquée de la cité des Princes, vient d’être arrêté. Lui et ses trois fils – Abdelgafour, 24 ans, Omar, 31 ans, et Niky, 33 ans – qui lui servaient de lieutenants. Mais aussi une mère maquerelle, Drissia, 42 ans, personnage central qui a commencé au modeste grade de prostituée dans le « système Bahiad », avant de gravir les échelons et quelques autres prostituées. Soit une dizaine d’arrestations en tout… Ils sont accusés de prostitution, proxénétisme aggravé, filière d’immigration clandestine et blanchiment d’argent. Et les enquêteurs n’ont pas fini leurs investigations, selon la presse française. En quoi consiste l’affaire ? L’imam et honorable président de mosquée Abdeslam Bahiad -que tout le monde respectait dans la ville d’Orange et en qui les familles marocaines (voire maghrébines) plaçaient leur entière confiance au point de lui confier, parfois, le sort de leurs filles et proches restés au pays- était en fait un « Monsieur Claude », dirigeant un vaste réseau de prostitution entre le Maroc, son pays d’origine et la France, son pays d’accueil. C’est un prétendu homme de religion qui guidait les croyants sur la voie de Dieu, le jour et faisait commerce de chair humaine, la nuit. Une espèce de Docteur Jekyll-mister Hyde qui se complaisait dans sa schizophrénie depuis 20 ans. Et pour cause, elle lui rapportait gros ! Il s’était constitué un patrimoine immobilier comptant, selon les premières informations, quelque dix appartements à Orange, sa maison de 300 m2 dans laquelle il vit avec sa famille, des commerces, salons de coiffure et un café-bar « le France »… Ce qui étonne –un peu tardivement- les Français qui réalisent qu’ « un gars arrivé en France en 1968 et qui depuis n’a travaillé que neuf ans en tant qu’ouvrier agricole », n’a pas pu acquérir tout cela grâce à son travail. Le mode opératoire de Abdeslam Bahiad était simple et n’avait rien d’innovant. Il exploitait les illusions de jeunes Marocaines, âgées de 14 à 25 ans qui rêvaient d’Eldorado européen. Ces jeunes filles étaient approchées au Maroc. Parfois, leurs familles payaient cher pour voir partir leurs filles à qui étaient promis papiers en règle, travail, avenir brillant… Avec le temps, il avait aussi constitué sa petite mafia : autour de lui il y avait ses trois fils et l’ex-prostituée, devenue mère maquerelle, Drissia. C’est elle qui allait « recruter » les gamines chez elles et leur faisait faire le trajet Maroc-France, clandestinement, dans le coffre de sa voiture. Des dizaines de filles ont ainsi été « recrutées » suivant cette filière… Arrivées en France, elles se retrouvaient à Orange, logées dans les appartements de Bahiad, en attendant de subir le sort réservé à toutes : s’engager, de gré ou de force, dans la prostitution. Selon un enquêteur dont les propos ont été rapportés par la presse française, « certaines prostituées auditionnées ont affirmé avoir été violées et frappées par les trois fils. L’une d’elles qui était tombée enceinte, déclare même que l’un d’eux lui a donné de gros coups de poing dans le ventre jusqu’à ce qu’elle perde l’enfant ». Une fois « convaincues », les filles racolaient dans le bar « Le France » de Bahiad, situé – comble du comble – en face de la police municipale d’Orange. Elles effectuaient leurs passes dans les appartements de l’imam qui avait ses propres règles de « mac ». Ainsi, elles ne payaient pas de loyer, mais elles ne recevaient pas non plus l’argent que rapportaient leurs passes. L’une d’elles a raconté aux enquêteurs qu’elle touchait seulement, de temps à autre, cinq euros pour pouvoir téléphoner au Maroc. Bien sûr, la duplicité de l’imam Bahiad est consternante. C’est un supposé sauveur d’âmes qui fabriquait des âmes égarées ! Mais il est quand même étonnant que nul ne se soit douté de quoi que ce soit, pendant toutes ces années où d’innocentes rosières étaient transformées en filles de joie… Fort de cette myopie générale, Bahiad n’avait aucune raison de croire que son manège n’allait pas durer ad vitam… Le fait est que, depuis un an, la police judiciaire d’Avignon enquêtait sur cette affaire pour établir, de la manière la plus exacte possible, les tenants et aboutissants du trafic. Une enquête longue et minutieuse qui a enfin permis de donner un coup de pied dans la fourmilière. Notamment après avoir obtenu, entre autres, le témoignage de six prostituées de Bahiad. L’imam-faux jeton a-t-il senti venir le coup ? Selon certaines informations, il aurait vendu ces derniers mois une bonne partie de ces biens. La police judiciaire qui épluche actuellement ses comptes bancaires et ceux de ses complices, aurait trouvé de nombreux documents prouvant qu’il aurait récemment effectué des virements de liquidités au Maroc. Comment Bahiad, ses fils et Drissia ont-ils expliqué toute leur affaire aux autorités, pendant leurs auditions ? Qu’ont-ils dit ? Rien… Ils sont restés muets, n’avançant qu’un seul argument expliquant, selon eux, leur naufrage : « un complot des prostituées » !

La mise à niveau des imams : Un programme est lancé…

Il tombe à pic, ce programme de mise à niveau des imams lancé la semaine dernière par le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq. C’est un programme lancé le 27 juin pour un coût de 200 millions de DH et qui bénéficiera à quelque 45.000 imams du Maroc. Bien sûr, il ne s’inscrit pas dans le cadre de la lutte contre les scandales des imams marocains à l’étranger, mais dans celui de la réforme du champ religieux, initiée ces deux dernières années, pour tenter de remédier aux déviances des salafistes, takfiristes et autres extrémistes religieux. Néanmoins, il est axé sur la mise à niveau des imams et cet effort n’est assurément pas superflu ! Lors d’un point de presse qu’il a organisé, à l’occasion du lancement de ce programme, le ministre a expliqué que 1.500 encadrants superviseront cette opération –la première du genre- dans l’ensemble des communes rurales et urbaines. L’opération de formation des imams, lancée dans le cadre de « la charte des Oulémas » s’assigne pour objectifs, d’une part, de doter les imams des compétences nécessaires qui les habiliteraient à s’acquitter comme il se doit de leur mission et, d’autre part, de mettre en place un encadrement religieux approprié à la société marocaine. Une société attachée à ses valeurs et à son identité. Le coup d’envoi de l’application de la charte des Oulémas, à travers le programme de mise à niveau des imams des mosquées, avait été donné par le message royal adressé à la première session ordinaire de l’année 2009 du Conseil supérieur des Oulémas de Rabat. Le ministre a bien souligné que ce programme était obligatoire pour tous les imams. Mise à niveau, mais aussi mesures d’accompagnement. Il s’agit d’améliorer les conditions matérielles des imams et les conditions d’entretien des mosquées Le ministre a, dans ce sens, rappelé qu’une enveloppe budgétaire d’un montant de 250 millions de dirhams est venue s’ajouter, depuis janvier 2009, aux 150 millions de dirhams déjà alloués aux imams. Les rencontres s’inscrivant dans le cadre de ce programme ont été lancées le 27 juin dans 1.500 centres de formation sous la supervision du conseil supérieur des oulémas au sein des mosquées et se poursuivront dans toutes les régions du Royaume à raison de deux rencontres par mois (le premier et le troisième samedi de chaque mois). Le programme est axé sur les constantes de la nation. Entre autres : le rite des adeptes de la sounna et de la communauté, la foi achâarie, le rite malékite, le souffisme sounni, les attributions des imams et les fonctions religieuses, d’enseignement et sociales de la mosquée…

Anvers (Belgique) : L’imam violeur

Violer une femme, puis une deuxième et en plus dans une moquée. Il faut être satan pour le faire. Mais non, c’est un imam marocain qui l’a fait en Belgique. Dans le district de Wilrijk, dans la ville flamande d’Anvers en Belgique, les habitants sont encore sous le choc. Les musulmans parmi eux le sont encore davantage, surtout les ressortissants d’origine marocaine. Parce que c’est dans ce district que l’imam marocain A.B, 54 ans, a violé deux femmes dans la mosquée même où il officiait. C’est sa seconde victime qui l’a dénoncé. Juste après avoir été abusée sexuellement par l’imam, la jeune victime est allée voir son avocate et lui a tout raconté. Elle a confié avoir été invitée par l’imam à le suivre dans une chambre jouxtant le lieu de prière, sous prétexte qu’il allait lui expliquer le discours religieux qu’il venait de prononcer. Sauf qu’après à peine quelques phrases, c’est au corps de la jeune fille que le quinquagénaire a commencé à s’intéresser. Perdant la raison, il a vite fait d’en disposer, de force, pour satisfaire son désir sexuel. A peine cette affaire a-t-elle été portée à la connaissance de la police qu’elle s’est ébruitée. Du coup, un sit-in a été organisé devant la mosquée de Wilrijk pour empêcher l’imam de continuer à y présider la prière. C’est alors qu’une autre victime s’est déclarée. Elle s’est plainte à la police d’avoir été aussi abusée par le même imam. C’était en 2004. Alors âgée de 25 ans et venant à peine de divorcer, cette autre jeune femme est allée voir l’imam pour lui parler de ses problèmes. Prétendant vouloir l’exorciser d’un diable qui l’aurait envoûté, celui qui devait être son sauveur l’a droguée pour pouvoir prendre tout son temps d’assouvir son plaisir sexuel. La jeune femme avait d’abord eu peur de parler de ce qui lui était arrivé. Mais en apprenant qu’elle était tombée enceinte, elle a porté plainte. Or, son affaire n’a pas été prise au sérieux et son dossier a été classé. Elle avait confié aux enquêteurs que l’imam lui avait proposé 500 euros pour la convaincre d’avorter. La victime est revenue à la charge en 2006, après la naissance de son bébé. Cette fois-ci l’imam a été convoqué puis relâché. Mais c’est en faisant une deuxième victime qu’il est tombé. Là des tests ADN ont été ordonnés et prouvé sa paternité du bébé de sa première victime. Lors de son procès, le religieux a reconnu qu’il avait eu une relation sexuelle avec sa première victime seulement et qu’il était le père de son enfant, mais il assure que la femme était consentante. Selon lui, lorsqu’il est apparu qu’il ne voulait pas quitter sa propre épouse, les deux femmes se sont entendues pour conspirer contre lui. Il a alors plaidé non coupable. Cependant, le tribunal a estimé les témoignages des deux femmes dignes de foi et jugé que le religieux avait abusé de son autorité et de la confiance que sa fonction inspirait à ses victimes. Il l’a condamné à 42 mois de prison ferme. L’imam devra aussi indemniser les deux femmes à raison de 5.000 euros pour la première et 3.000 euros pour la seconde, à titre de dommage moral. Certains de ceux qui ont suivi cette affaire estiment que le coupable s’en est plutôt bien tiré.

Par B.Amrani et M.Zainabi http://www.lereporter.ma/index.php?option=com_content&view= article&id=2438:scandales-des-imams-marocains-en-france-et-en-belgique–mosquees-sexe-et-mensonges&catid=54:dossier&Itemid =172




Prison au Maroc!

27112008

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Le 2 novembre dernier, le journal marocain Al Jarida El Oula
publiait en Une la photo d’un homme en train d’agoniser à moitié nu
dans une cellule de la prison de Aïn El Kadouss, à Fès. Il s’agissait
de Bouchta El Boudali, accusé de vol et placé en détention préventive.
A ce sujet, l’éditorialiste du Journal Hebdomadaire, Khalid Jamaï, écrivait le 8 novembre dernier : « Cause
de la mort ? Les tortures subies et dont son ventre, ses mains, ses
jambes, son appareil génital et son visage portent encore les
stigmates. Tortures confirmées par sa famille ».

le  makhzen est comme  un parazite  qui se nourit de  son hote




Maroc :Les prisons marocaines ne valent pas mieux que Guantanamo

19112008

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Les prisons du Maroc de Mohammed VI sont aussi peu accueillantes que les bagnes de Hassan II. Témoignages accablants recueillis par l’association Attac-Maroc.

On connaissait la prison noire de Laayoune, au Sahara occidental, où s’entassent dans des conditions ignobles des sympathisants du mouvement séparatiste du Front Polisario. On connaissait aussi le centre de la DST de la ville de Temara qui, au lendemain des attentats de Casablanca du 16 mai 2003, a servi d’usine à torture contre des terroristes islamistes présumés souvent raflés au pif. Et maintenant, on connaît la prison d’Inezgane, dans la région du Souss, où sont embastillés des hommes et des femmes qui ont eu le tort de participer aux violentes manifestations de Sidi Ifni, en août dernier.

Cette ville côtière de 20 000 habitants du Sud du Maroc a connu les 7 et 8 juin 2008, puis les 18 et 19 août 2008 deux vagues de répression violente destinées à mater un mouvement social qui revendique une réelle politique de développement de la région ainsi qu’une extension et une amélioration des services publics.

Quatre de ces manifestants, dont deux militants de l’association Attac-Maroc, ont écrit une longue lettre où ils racontent leurs conditions de détention dignes du Moyen-Age. Ce courrier s’inscrit dans une campagne de communication d’Attac-Maroc, qui réclame « la libération des prisonniers d’Ifni ». Elle intervient au moment où le Makhzen marocain se gargarise de l’obtention d’un « statut avancé » avec l’Union Européenne. Une honte pour le royaume pas vraiment enchanté de Mohammed VI.

Bakchich reproduit dans son intégralité la lettre en date du 21 octobre 2008 des quatre détenus de la prison d’Inezgane qui ont eu le courage de témoigner.

De la prison d’Inezgane, nous vous adressons nos salutations militantes

Notre maintien en prison est la preuve flagrante de la démagogie qui se cache derrière le nouveau concept du pouvoir et le slogan de « l’ère nouvelle » [1]. Tout le bavardage et les applaudissements qui célèbrent la soi-disant amélioration des institutions pénitentiaires et de leur rôle éducatif et correctif ne sont que discours creux et mensonges, au regard de ce que vivent les détenus politiques et de droit commun dans la prison d’Inezgane.

En ce qui concerne les cellules, il y en a de deux sortes :

— Les cellules de l’ancien quartier appelé « caserne ». Au nombre de 7, elles ont une surface de 6mx8m avec à l’intérieur une latrine et une douche d’1m chacune et un bat-flanc près de la porte que nous utilisons comme cuisine où nous posons un réchaud électrique sur lequel les prisonniers préparent leur repas. Cela signifie qu’il ne reste pour les prisonniers — dont le nombre atteint 86 par cellule — que 40m. Les prisonniers sont donc obligés de rester recroquevillés toute la journée (20h/24) ce qui provoque des douleurs dans les articulations, surtout celles des genoux. La sortie dans la cour ne dure que 2 heures le matin, de 9h à 11h, et 2h l’après-midi, de 14h30 à 16h30.

— Les cellules du nouveau quartier, appelé « quartier », ont une surface de 7mx5m avec une latrine d’1m. 68 prisonniers y sont entassés.

— Il y a aussi une autre cellule qui n’a d’infirmerie que le nom, où 16 lits superposés sont alignés sur 24m… et où sont regroupés 28 prisonniers diabétiques, asthmatiques, tuberculeux, sous dialyse, atteints de rhumatisme ou du sida.

— Le quartier des mineurs, appelé « Pipi » comprend 6 cellules de moins de 35 m où sont entassés plus de 400 prisonniers de 5 à 17 ans !!

— Une cellule est réservée aux homosexuels, fermée par une porte en fer et disposant d’une petite fenêtre grillagée : elle ressemble à un cachot et se trouve effectivement près de 3 autres cachots qui sont des cellules sans ouvertures où l’on enferme les prisonniers que l’administration punit parce qu’ils n’ont pas obéi ou selon l’humeur du personnel administratif ou son désir de vengeance. C’est ce qui est arrivé au détenu politique Mohamed Hafid Iazza. Les pensionnaires de ces trois cachots et de la cellule pour homosexuels sont perpétuellement en bute à des insultes, des provocations, des moqueries et des humiliations de la part des gardiens et des autres détenus.

— Il y a aussi une autre cellule pour les fous et les malades mentaux qui se trouve elle aussi près des cachots. Ils sont au nombre de 40.

— Enfin, il y a le quartier des femmes qui seraient au nombre de 45, réparties en deux cellules plus une autre réservée aux femmes enceintes.

— Il y a 4 blocs de douches d’eau froide, disposant chacune de 6 pommeaux, ce qui est totalement insuffisant, ce qui pousse les détenus soit à prendre la douche froide dans les cellules soit à ne pas en prendre du tout. Il y a donc environ 1 400 prisonniers pour les 4 blocs de douches qui ne sont utilisables que pendant une heure de temps lors de la sortie à la cour. La majorité des prisonniers souffre de maladies de la peau, conséquence de la transpiration, du manque de douche, d’hygiène et des infections.

La prison d’Inezgane est connue pour être l’une des pires du Maroc. Il n’y a pas un seul médecin malgré la situation sanitaire déplorable des détenus. Ainsi, Hassan Talbi est parvenu à une situation critique du fait de la négligence de l’administration pénitentiaire. Un médecin, rattaché à la prison d’Aït Melloul vient une fois par semaine, bénévolement, le mercredi.

Cette situation remet en question les propos du ministre de la Santé, Yasmina Baddou, qui prétend que son ministère a déployé des efforts en faveur de la santé pénitentiaire alors qu’une prison de 1 400 détenus ne dispose même pas d’un médecin !

Face à la propagation des maladies et à l’absence de soins, l’hospitalisation est affaire de relations et de corruption. Il en est de même pour les visites, l’accès aux cuisines ou à l’économat. Il n’y a pas de bibliothèque ni de terrain de sport, ni d’activité de loisirs. La vie des prisonniers se limite à manger et à dormir et à la consommation de drogues qui sont vendues librement et en quantité sous les yeux des responsable, du fait de la présence d’un baron de la drogue qui monopolise ce commerce dans la prison. Comme ont dit, créer le besoin crée l’offre et la demande et le sureffectif des prisonniers constitue un marché propice à toutes sortes de commerces qui commencent avec le « chef de chambre » et finit par l’administration : les prix de la place dans une cellule varient selon le quartier et l’emplacement dans la cellule.

Le quotidien de la vie du prisonnier c’est la répression, l’injustice, les pires formes de discrimination. La loi qui règne à la prison d’Inezgane est la loi du plus fort et du plus violent.

C’est dans cet enfer de la prison d’Inezgane que sont placés les prisonniers politiques. D’autres rapports détaillés suivront qui concerneront les différents « services » de la prison pour dévoiler l’ampleur de la sauvagerie qui règne dans la prison et illustre ce qu’est « la nouvelle ère ». Cette sinistre réalité nous pousse à lutter davantage. Nos bourreaux oublient que le fait de nous éloigner de nos camarades et de nos familles ne fait que renforcer davantage notre amour pour notre terre et pour nos familles, davantage notre conviction de la justesse de notre cause et de la légitimité de nos idées et de nos principes.

Nos salutations à tous les camarades et militants dans le combat, malgré la répression et les souffrances. Nous vaincrons.

Signataires

BARA Brahim, numéro d’écrou 81101

AGHARBI Hassan, numéro d’écrou 81934

RIFI Zakaria, numéro d’écrou 82034

OUHADANI Mohamed numéro d’écrou 80932

Ici




Maroc: Les échecs diplomatiques du makhzen

16112008

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La militante sahraouie Aminetou Haidar reçoit le prix de la Fondation Robert F. Kennedy

New York, 13 nov 2008 (APS) – La militante sahraouie des droits de l’homme, Mme Aminetou Ali Ahmed Haidar, a reçu jeudi à New York, le prix de la Fondation Robert F. Kennedy Mémorial.La directrice juridique de cette organisation américaine, Mme Marselha Goncalves Margerin, a souligné avoir décerné ce prix à Aminetou Haidar, parmi les 120 candidats du monde entier, « pour faire connaître la cause sahraouie aux Etats-Unis ». A son actif, on retient également le « prix spécial de Castellfelds » 2008 (Barcelone), et toujours en Espagne, le prix « Juan Maria Banderas » obtenu en mai 2006, tout comme celui du « Club des 25″.La même année, la militante sahraouie recevait le prix « Freedom awards 2006″, décerné par la fondation américaine « Defense forum foundation ». Mme Haidar a déjà obtenu plusieurs autres distinctions dont le prix « Silver Rose 2007″, décerné chaque année par l’organisation internationale « Solidar » pour récompenser les actions exceptionnelles d’individus et d’organisations qui se battent pour la justice sociale.

Née au Sahara occidental en 1967, cette militante des droits de l’homme qui a eu un rôle clé dans plusieurs campagnes organisées pour libérer des prisonniers politiques sahraouis en lutte pacifique pour leur droit à l’autodétermination, a été arrêtée, emprisonnée, torturée à plusieurs reprises par les forces marocaines occupant son pays.
En 1987  ,elle a été arrêtée et détenue sans motif et sans jugement dans plusieurs centres de détention, avant d’être libérée en

1991.


En tournée dans de nombreux pays, elle avait alerté l’opinion publique et politique internationale, ainsi que les médias, de la situation « préoccupante » de son pays face à l’occupation coloniale marocaine.
Elle avait également évoqué l’Intifada pacifique de son peuple, la qualifiant d’ »expression de la détermination d’un peuple qui ne supporte plus le joug colonial ».Malgré « le cordon répressif installé par les autorités marocaines » depuis l’occupation du Sahara Occidental en 1975, l’ »action des défenseurs sahraouis des droits de l’homme a réussi à briser le mur du silence, en dévoilant au monde les graves atteintes aux droits humains », a-t-elle souligné lors d’une tournée en France décrivant « le vent de révolte » lorsque le 21 mai 2005 à El Aaiun, l’ »Intifada s’est déclenchée suite au transfert d’un prisonnier sahraoui à Agadir ».Ce prisonnier « avait rejeté la nationalité marocaine qu’on nous impose, et rejeté sa carte d’identité », a-t-elle précisé.

« La réponse policière marocaine fut encore plus violente. Aux forces de police se sont joints les Groupes urbains de sécurité (GUS), véritables escadrons de la mort ainsi que d’autres corps de répression », a-t-elle témoigné.

Les forces de répression marocaines ont saccagé des dizaines de maisons de citoyens sahraouis. Ce soulèvement s’est étendu rapidement au sud du Maroc, où vit une population sahraouie importante, ainsi que dans les centres universitaires où étudient des jeunes sahraouis, eux aussi violemment réprimés, a-t-elle affirmé, dans différents forums tenus en région parisienne.

« La parole, trente ans confisquée, s’est libérée, a souligné Mme Aminetou Haidar qui « garde beaucoup d’espoir que la lutte du peuple sahraoui se poursuive pour l’organisation d’un référendum qui mette fin à cette souffrance ».
Très écoutée lors de différents forums consacrés à la cause sahraouie, Mme Haidar, a longuement décrit « le lot de souffrances, de répression, de brimades que subit quotidiennement le peuple sahraoui » et exposé des photographies-témoignages sur « les horreurs commises par les forces de répression marocaines ».

Elle a également dénoncé « le mur de la honte » de 2.700 kilomètres érigé par les forces marocaine et qui, parsemé de 3 millions de mines antipersonnel, « sépare les familles sahraouies, qui de ce fait, vivent ainsi un drame psychologique » et signalé l’ »accélération depuis 3 ans de la politique de colonie de peuplement » appliquée au Sahara Occidental.

La militante sahraouie a également évoqué « les fosses communes, le napalm, le phosphate blanc dont ont usé les autorités marocaines pour réprimer toute velléité de résistance à l’occupation ».

« Malgré tout cela, le peuple sahraoui reste toujours attaché à l’exercice de son droit à l’autodétermination », a-t-elle constamment fait valoir, rappelant que « ce droit, est la seule condition pour que tout cela cesse définitivement. (SPS)

http://www.dailymotion.com/video/k40NxUefpddE8OQhVo

Un manipulateur makhzenien chauffe  la  salle

http://www.dailymotion.com/video/k6ctssmu1t7gRms2Ii

La face cachée de  la makhzenocratie marocaine




Maroc: Le roi qui ne voulait plus être roi (VI)

8112008

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Pour avoir écrit sur le tableau noir de sa classe : « Dieu, la Patrie et le Barça ». un jeune ado de 18 ans fut condamné à un an de prison avant d’être grâcié. Un épisode mis en images par Khalid Gueddar

Ici

 







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