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Maroc:Momo 6 investit son argent dans des casinos

9112009

La nouvelle que le roi Mohamed VI a investi des dizaines de millions de dollars dans un complexe touristique à Macao, premier paradis asiatique des casinos, a agité l’opinion publique marocaine. Le Commandeur des Croyants, comme le jeune souverain se considère par rapport à ses sujets, a placé un volumineux capital dans les jeux de hasard, interdits rigoureusement par la doctrine islamique. La cour alaouite cherche passionnément un bouc émissaire sur lequel jeter les fautes pour sortir du pétrin. Pedro Canales. Rabat, 03-11-2009 « Le roi Mohamed VI fait partie d’un groupe d’investisseurs victimes d’un placement infructueux à Macao ». Sous ce titre l’agence de presse française AFP, annonçait mardi 27 octobre, la nouvelle, suivie par les détails de la scabreuse affaire. En faisant l’écho du journal de Hong Kong, South China Morning Post, l’agence française informait que les investisseurs, qu’avaient fait confiance au manager chinois David Chow, cherchaient à tout prix à être indemnisés, à partir du moment où les promesses de l’homme d’affaires de mettre en bourse la Fisherman’s Wharf, un complexe touristique de haut standing à Macao dont la principale attraction est le jeu de casinos, se sont envolées. La société SIGER (acronyme inverti de Regis, roi en latin), qui gère le patrimoine personnel du Roi et de la Famille royale alaouite, voulait seulement récupérer le capital de plusieurs dizaines de millions de dollars placés entre les mains de Chow. En effet, Mohamed VI et le multimillionnaire britannique David Ross, co-fondateur de Carphone Warehouse, groupe de téléphonie britannique, avaient acquis dans la banque Merrill Lynch un lot d’actions de Macau Legend d’une valeur de 400 millions de dollars. Cependant, un malheur ne vient jamais seul. À l’infructueuse affaire, on a soudainement ajouté le scandale des nouvelles diffusées par l’AFP. Les moyens de communication du Palais royal ont rapidement dû réagir pour contrecarrer l’effet médiatique néfaste. La société SIGER a émis un communiqué annonçant que « le projet (dans lequel a été investie la grosse somme) avait, outre son parc de jeux et les hôtels correspondants, un secteur consacré au jeu de hasard. Ce qui est contraire à l’éthique de l’investisseur marocain », c’est-à-dire du Roi. C’est la raison qui, toujours selon Regis, se trouve derrière la décision du retrait du capital investi dans le projet. Mais, étant donné que plusieurs mois se sont écoulées sans que cet retrait soit effectuée, Regis l’attribue au fait qu’elle espérait que la société (Fisherman’ s Wharf) entre en Bourse, et alors vendre ses actions ». Une explication rocambolesque qui n’a pas convaincu l’opinion publique. D’autant plus que Macao (7.500 millions de dollars d’entrées en devises par jeu en 2007) est connu dans le monde, non par ses parcs d’attractions familiales, ni par ses plages, ni par sa nature exubérante, mais pour être le premier paradis mondial du jeu, devant Las Vegas (7.000 millions de dollars de devises par jeu en 2007). En 2001, ke jeu a été libéralisé à Macao, qui, en plus de paradis fiscal, s’est transformé en la principale place de paris de toute l’Asie, destinée des grandes entreprises du jeu. Pour essayer de couvrir le scandale, quelques moyens de presse proches du Palais royal marocain, insinuent que derrière la filtration de la nouvelle se cache une manipulation, que le Maroc Hebdo attribue « aux adversaires traditionnels du nouveau régime marocain ». ET pour ne pas laisser l’accusation dans l’ambiguïté, on dit que ces adversaires peuvent être « dans la famille ou en dehors d’elle ». Curieusement, « dans la famille », la seule personne à laquelle on a attribué l’intention « de faire retourner le pays dix ans en arrière » est le cousin du roi, le prince Moulay Hicham. L’insinuation de l’hebdomadaire ne laisse pas lieu à des doutes : le prince, un véritable Machiavelo, veut ternir l’image du Roi en prétendant une affaire de «purement capitalistique». Cependant, ce que les loueurs de l’investissement royal dans des casinos oublient de mentionner c’est que Moulay Hicham continue à attendre l’accord du Roi pour effectuer un investissement au Maroc de cent cinquante millions de dollars dans sa première phase, et construire une nouvelle ville proche de Rabat, avec toutes les prestations et conforts modernes, capable de loger 80.000 habitants. Le projet, qui permettrait la création de milliers de postes de travail, continue à attendre, depuis plus de deux ans, que le Palais donne son accord.




Maroc:La tante de Mohammed VI et ses nervis défigurent une avocate

25042009

Maroc:La tante de Mohammed VI et ses nervis défigurent une avocate dans La face cachée 1240665746_tata

Encore un drame dans la famille royale marocaine. Après le tonton flingueur de Mohammed VI qui a tiré sur un policier en septembre, voilà qu’une tantine et ses nervis défigurent une avocate.

Hafsa Amahzoun, soixante ans et des poussières, a deux particularités. Elle est la tante du roi du Maroc, Mohammed VI (M6), et est une dangereuse enragée. Selon le quotidien El Pais, elle a, avec quelques nervis, défiguré une pauvre avocate, dans la ville de Khenifra, le 14 avril dernier. La victime est aujourd’hui à l’hôpital en attente d’une opération de chirurgie réparatrice. Pour une histoire de plein d’essence !

Une grève des transports perturbe actuellement le ravitaillement des stations services à travers le royaume. Tout simplement insupportable pour la tante de M6 qui, à bord de son carrosse, a tenté d’intercepter près de la localité de Mrirt, dans le Moyen-Atlas, un camion du pétrolier Afriquia pour faire le plein et remplir les citernes de sa pompe à essence. Le chauffeur ne s’est pas démonté : le carburant qu’il transporte est destiné à une station-service de la ville de Khenifra, à une trentaine de kilomètres de là. Et à personne d’autre.

À la poursuite du chauffeur de camion

Refusant de se faire dévaliser, le chauffeur parvient à prendre la poudre d’escampette et, à bord de son camion, s’enfuit à 110 km/h sur la route. Selon le responsable de la section locale de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) cité par El Pais – une version analogue a été publiée dans deux quotidiens marocains –, une quarantaine d’hommes de main de l’altesse l’ont poursuivi à bord d’une dizaine de voitures.

Tout ce beau monde se retrouve finalement vers 23 heures à la station-service de Khenifra où le psychodrame prendra fin. Les gendarmes sont appelés à la rescousse et arbitrent : le carburant transporté dans le camion revient à la station-service et non à la tantine royale. Visiblement piqués, l’altesse et ses nervis, armés de gourdins et d’armes blanches, mettent alors à sac la station ainsi qu’un restaurant attenant. Des employés auraient également été tabassés au passage.

« Ici, tous les citoyens sont égaux devant la loi »

Effaré, le propriétaire de la station-service demande alors à son épouse, Fatima Sabiri, d’aller se réfugier au commissariat le plus proche. Avant de s’en aller en voiture, cette avocate déclare : « ici, tous les citoyens sont égaux devant la loi ». Crime de lèse altesse ! La tante de M6 poursuit alors l’insolente qui parvient à franchir le seuil du commissariat. Là, elle est rattrapée par l’altesse en furie et ses hommes de main qui, selon le président de l’AMDH et l’époux de la victime, prennent d’assaut le commissariat et frappent l’avocate avant de lui asséner deux coups de couteau, dont un au visage qui l’a défigurée.

Selon le mari, les policiers ont laissé filer les agresseurs sans les importuner et, pendant le martyr de son épouse, se sont contentés de demander aux sbires de l’altesse d’être « miséricordieux ». Si une plainte a bien été déposée et une manifestation de protestation, qui a rassemblé entre 3 000 et 4000 personnes, organisée à Khenifra par l’AMDH, ce drame moyenâgeux repose avec acuité la question de l’impunité de la famille royale.

La famille royale compte déjà un tonton flingueur

En septembre dernier, un oncle de Mohammed VI, Hassan Yacoubi, avait tiré sur un policier l’ayant interpellé après qu’il a brûlé un feu rouge à Casablanca. L’affaire avait été enterrée et le tonton flingueur déclaré malade mental. Qu’en sera-t-il avec la tante de Mohammed VI, Hafsa Amahzoun ? Il va être difficile d’inventer des excuses psychiatriques pour tous les crimes commis par des membres de la famille royale depuis que ces derniers sont portés à la connaissance du grand public.

Ici

gare au marocain qui oserait se mettre sur le chemin de la mafia des  Alaouites …




Maroc : Visite de Mohamed 6 aux USA…pour combien de temps ?

25112008

Maroc : Visite de Mohamed 6 aux USA...pour combien de temps ?  dans La face cachée 1227600251_coup-de-pied-us 

 Mohamed 6 aux USA  pour rencontrer Barack Obama, ce dernier  “n’a pas donné suite“.




Maroc:La Cour d’appel d’Agadir décide l’abandon des poursuites contre le blogueur Mohamed Erraji

19092008

La cour d’appel d’Agadir, dans le sud du Maroc, a annulé, jeudi 18 septembre, une peine de deux ans de prison prononcée en première instance contre le blogueur marocain Mohamed Erraji pour « avoir manqué de respect au roi ». « Dans tous mes écrits, je n’ai jamais cherché à porter atteinte à la personne du roi, ce qui explique le choc que j’avais ressenti en apprenant que j’étais poursuivi pour manquement de respect au roi », a souligné le rédacteur du blog, contacté par l’Agence France Presse.

Le 8 septembre, le tribunal d’Agadir avait condamné M. Erraji à deux ans de prison ferme et à 5 000 dirhams (444 euros) d’amende pour avoir diffusé sur son blog hespress.com un article où, selon l’accusation, il critiquait le roi Mohammed VI.

Dans ce texte rédigé en arabe, le blogueur avait affirmé que « le roi encourage le peuple à la paresse ». Il faisait allusion, en citant des informations de presse, à la distribution de faveurs royales, comme des licences de transport, aux citoyens qui arrivent à approcher le monarque.

Mohamed Erraji avait bénéficié, il y a une semaine, de la liberté provisoire. La cour d’appel avait estimé que certaines dispositions procédurales de fond prévues par le code de la presse, n’avaient pas été respectées.

Le monde




Maroc:Soutien à Mohamed Erraji

15092008

Maroc:Soutien à Mohamed Erraji  dans La face cachée u38fyj922kmva28dt2g 

Voici donc où nous en sommes. Choqués et révoltés après l’interpellation et la condamnation du bloggeur Mohamed Erraji après une mascarade judiciaire qui n’est que la plus récente d’une longue série. Des condamnations qui sont rendues au nom du roi au motif d’atteinte au respect dû au roi. Toutes au terme de procès où les droits de défense sont gravement violés et où les meilleurs pénalistes du monde ne pourraient rien faire devant des magistrats qui jugent, non pas en fonction des textes de loi, mais en fonction des usages et de l’excès de zèle qui entourent les affaires concernant le roi. Cette justice, cruelle folle et acharnée, a atteint son paroxysme lorsqu’elle a nié à Mohamed Erraji le droit le plus élémentaire celui d’être entendu et celui d’être défendu par un avocat lorsque l’on est accusé.

Cette affaire est révélatrice des contradictions d’un pouvoir qui se veut moderne et progressiste dans un beau discours drapé de concepts démocratiques. Un pouvoir où il est de bon ton de dénoncer l’intégrisme religieux qui voit en tout propos un blasphème portant atteinte à Dieu et à la religion mais qui n’hésites pas un instant à se parer de ses habits les plus rétrogrades en considérant tout propos critique comme lèse-majesté portant atteinte au Roi et à la monarchie ! Et de ce fait il perpétue un intégrisme institutionnel qui donne des frissons en étouffant la libre pensée en bafouant les droits de l’homme et en créant des drames humains inimaginables.

Quel est ce drôle de pays de 30 millions d’habitants dont le roi est chef d’Etat et chef d’exécutif, règne et gouverne le pays, concentre l’essentiel du pouvoir politique et où le droit de la critique est assimilé à la haute trahison, où la moindre phrase évoquant le roi et la monarchie peut mener à la prison ? Quelle est cette folle et aveugle justice qui est rendue dans ses tribunaux, et qui jette en prison des citoyens pour le seul crime d’avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression, à la manifestation et à la protestation ? Quel est enfin ce drôle de pays qui, aussitôt la page des années de plomb tournée, en a ouvert une autre avec son lot d’exactions, de condamnations arbitraires, de violences policières et d’atteinte aux droits humains?

C’est ce Maroc-là que l’on veut interroger ici et maintenant, à l’occasion de cette nouvelle tragédie judiciaire. Et si le message subliminal qui se cache derrière est d’instaurer un climat de peur, nous ne serons pas de ceux qui cèdent à la peur et abandonnent en chemin. Il ne faudra pas céder et faire l’impasse, par peur, sur les sujets qui fâchent. Il faudra pourtant continuer à ne pas tolérer les atrocités d’un pouvoir capable du pire comme la mort de Ahmed Nasser, un vieillard handicapé de 95 ans, décédé au début de l’année dans une prison où il purgeait une peine ferme pour atteinte à la sacralité ! Il faudra pourtant continuer à défendre la démocratie, la liberté d’expression, la liberté syndicale et, pourquoi ne pas le dire, les libertés individuelles dans un pays qui souffle le chaud et le froid, qui manie tantôt le bâton et tantôt la carotte et qui se comporte parfois comme l’un des régimes les plus totalitaires de la planète. « Si nous nous taisons, d’autres parleront. Si nous mourons, d’autres naîtront » a dit un jour Aboubakr Jamaï.

Quand la Cour d’appel prononcera sa décision, elle le fera certes au sein d’une salle d’un tribunal au sud du Maroc, mais sa décision fera le tour du monde et sera attendue par l’opinion marocaine comme mondiale. Que les juges prennent leurs responsabilités et mettent fin à ce mauvais film dont personne ne s’en sort grandit !

Restons mobilisés car Mohamed Erraji n’est pas encore acquitté.

Signer la pétition : http://helperraji.com/




Maroc:Liberté provisoire pour le blogueur marocain Mohamed Erraji

11092008

Le blogueur Mohamed Erraji, condamné en première instance à deux ans de prison ferme pour avoir critiqué le roi, a bénéficié jeudi de la liberté provisoire, a indiqué à l’AFP Amina Bouayache, présidente de l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH, indépendante). 

Le procès en appel, qui a commencé jeudi à Agadir (sud), a été ajourné au 18 septembre. « Dans l’attente de la suite du procès, la cour a fait bénéficier Mohamed Erraji de la liberté provisoire », a ajouté Mme Bouayach.

Les avocats ont déployé tous leurs efforts pour obtenir la liberté provisoire pour M. Erraji, a-t-elle affirmé.

Contacté par par l’AFP, un des avocats de M. Erraji, Me Ahmed Barchil, a confirmé l’information, se félicitant de la décision du tribunal.

« La justice a fait rentrer les choses dans la normale, et la vitesse avec laquelle elle a accordé la liberté provisoire à mon client montre qu’elle s’est rendue compte que le jugement de première instance n’était pas correct », a-t-il ajouté.

M. Erraji a été condamné lundi par un tribunal de première instance d’Agadir à deux ans de prison ferme et à 5.000 dirhams d’amende pour avoir diffusé sur le blog « hespress.com » un article où il critique, selon l’accusation, le roi Mohammed VI. Il a décidé d’interjeter appel.

Dans l’article, M. Erraji affirme que « le roi encourage son peuple à +al-Ittikal+ » – un mot arabe qui signifie à la fois attentisme, paresse ou assistanat. Le blogueur fait allusion, en citant des informations de presse, à la distribution de faveurs royales, notamment des licences de transport, aux citoyens qui arrivent à approcher le monarque.

Le monde

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Maroc occupé: La poudrière marocaine

9092008

Maroc occupé: La poudrière marocaine dans La face cachée jvtdx3yfzgwgb6pjzwyl 

Elle s’appelle Zahra, elle a vingt ans, elle est étudiante à l’Université de Marrakech. Pour avoir participée à une marche de protestation, elle a été battue par la police, emprisonnée avec des centaines de ses camarades dans le sinistre commissariat de la Place Jamaâ El Fna (visitée quotidiennement par des millier de touristes) et sauvagement torturée. Les policiers l’ont obligé à rester nue pendant des jours, devant ses camarades alors qu’elle avait ses menstruations. Pour protester contre ce traitement, Zahra a entamé une grève de la faim et s’est retrouvé dans le coma. Sa vie ne tient plus qu’à un fil.

Est-ce que quelqu’un en Europe, a entendu parler de cette jeune étudiante ? Est-ce que nos médias ont cité le cas tragique de Zahra ? Pas un mot. Pas un mot non plus sur cet autre étudiant, Abdelkebir El Bahi, qui a été jeté du troisième étage par la police et est condamné à vivre dans un fauteuil roulant le reste de ses jours, parce qu’en tombant, il s’est brisé la colonne vertébrale.

Aucune information non plus sur ces 18 autres étudiants de Marrakech, compagnons de Zahra qui, afin de protester contre leurs conditions de détention dans la prison de Bulmharez, ont aussi entamé une grève de la faim depuis le 11 juin 2008. Certains ne peuvent plus se lever, plusieurs crachent du sang, d’autres sont en train de perdre la vie, ils sont dans le coma et doivent être hospitalisés.
Tout cela se passe dans l’indifférence et le silence général. Seules les familles ont manifesté leur solidarité. Ce qui a été considéré comme un geste de rébellion et ils ont été odieusement roués de coups.

Tout ceci ne se passe pas dans un pays lointain comme le Tibet, la Colombie ou l’Ossétie du Sud. Mais à seulement quatorze kilomètres de l’Europe. C’est un état que des millions de touristes européens viennent visiter chaque année et dont le régime bénéficie dans nos médias et de la part de nos propres dirigeants politiques, d’une extraordinaire tolérance et mansuétude.

Cependant, depuis un an, les protestations du peuple marocain se multiplient : révoltes urbaines contre la cherté de la vie et insurrections paysannes contre les abus. Les émeutes les plus sanglantes se sont déroulées le 7 juin à Sidi Ifni lors d’une manifestation silencieuse contre le chômage, qui a été réprimée avec une telle brutalité qu’une véritable insurrection s’est produite avec des barricades dans les rues, des incendies de bâtiments et des tentatives de lynchages d’une autorité publique. La réplique des autorités a été une répression d’une violence démesurée. En plus des dizaines de blessés et des arrestations (dont celle de Brahim Bara, du comité local d’Attac), Malika Jabbar, de l’organisation marocaine des droits de l’homme a dénoncé « les viols de femmes » (2) et la chaîne d’informations arabe, Al Jazeera, a parlé de « un à cinq morts ».

Les autorités ont nié. Elles ont proposé une « version officielle » des faits et toutes les informations qui ne correspondaient pas à cette version ont été sanctionnées. Une commission parlementaire a enquêté sur les événements mais ses conclusions ont seulement servi, comme d’habitude, à étouffer l’affaire.

Les espoirs nés il y a neuf ans avec la montée sur le trône du jeune roi Mohamed VI se sont dissipés. Si des touches de gattopardisme ont modifié l’aspect de la façade, l’édifice en lui-même avec ses sinistres caves et ses passages secrets, est resté le même. Les timides avancées en matière de libertés n’ont pas transformé la structure du pouvoir politique : le Maroc continue d’être le royaume de l’arbitraire, une monarchie absolue dans laquelle son souverain est le chef véritable du pouvoir exécutif. Et pour déterminer le résultat des dernières élections, en dernier ressort, la couronne a non seulement nommé les principaux ministres mais les a aussi renommé « ministres de la souveraineté ».

Rien n’a changé non plus en ce qui concerne la structure de la propriété. Le Maroc continue d’être un pays féodal où une dizaine de familles, presque toute proches du trône, contrôlent (grâce à l’héritage, le népotisme, la corruption, le vol –la cleptocratie- et la répression) les principales richesses.

Actuellement l’économie se porte bien, avec une croissance du PIB de 6,8 % prévue en 2008 (3), due en particulier aux millions d’émigrants et aux transferts des devises qui constituent les principaux revenus, cumulés au tourisme et aux exportations de phosphates. Mais les pauvres sont de plus en plus pauvres. Les inégalités n’ont jamais été aussi grandes, le climat de frustration aussi palpable. Et l’explosion de nouvelles révoltes sociales n’a jamais été aussi imminente.

Parce qu’il existe une formidable vitalité de la société civile, un associationnisme très actif et audacieux ne craint pas de défendre les droits et les libertés. La plupart de ces associations sont laïques, d’autres sont islamistes. Un islamisme qui se nourrit de la grande frustration sociale et qui est, de fait, la première force au niveau politique. Le mouvement Al Adl Ual Ijsan (non reconnu mais toléré) dirigé par le cheik Yassin et qui n’a pas participé aux élections, avec le Parti de la Justice et du Développement (PJD), qui a récolté le plus de voix aux dernières élections de septembre 2007, dominent largement la carte politique. Mais il ne leur est pas permis de gouverner.

Ce qui a poussé un groupe minoritaire à choisir la voie de la violence et du terrorisme. Les autorités les combattent avec une main de fer, avec le soutien intéressé de l’Union Européenne et des USA (4). C’est cette alliance objective qui les conduit à se couvrir les yeux devant les violations des droits de l’homme qui continuent à être commis au Maroc. C’est comme si les chancelleries occidentales disaient à Rabat : en échange de votre lutte contre l’islamisme, nous vous pardonnons tout, même votre lutte contre la démocratie.

Auteur:Ignacio Ramonet

Traduit par Isabelle Rousselet

 

http://www.monde-diplomatique.es/isum/Main?ISUM_Portal=1




Maroc:Propagande antiterroriste/Les attentats de Casablanca

17052008

Maroc:Propagande antiterroriste/Les attentats de Casablanca  dans La face cachée 1210274735_MAROC CALME1 

La vague d’attentats kamikazes qui a endeuillé le Maroc, le 16 mai 2003, a été présentée comme une opération conçue par Abou Moussab Zarquaoui pour les réseaux Al-Qaïda. Le royaume chérifien aurait rapidement arrêté les complices, les aurait jugés et condamnés, sauvant ainsi son processus démocratique. Une thèse taillée en pièces par le professeur Omar Mounir qui relève, dans un récent ouvrage, les incohérences de la version officielle. Selon notre enquête, les attentats pourraient être liés à la question saharaouie et auraient été utilisés par le gouvernement pour museler un parti islamiste que tous donnaient gagnant aux élections municipales imminentes.

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Le 16 mai 2003, le Maroc est secoué par une vague d’attentats sans précédent. Par une série de cinq attaques quasi-simultanées dans la ville de Casablanca, le royaume est soudainement touché par le « terrorisme international ». L’opération fait une quarantaine de morts et une centaine de blessés. Immédiatement, le pouvoir adopte une législation antiterroriste jusque-là soumise à une forte opposition, et incarcère un grand nombre d’opposants politiques issus des mouvements islamistes. Ces mesures légitimes et appropriées sont d’une efficacité redoutable, le Maroc éradique rapidement le terrorisme et retrouve sa stabilité antérieure.

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Omar Mounir

C’est en tout cas la version officielle de cet événement qui a aujourd’hui disparu de la mémoire collective. Cependant, Omar Mounir, ancien professeur de la Faculté de droit de Casablanca, vient de publier un livre, Les Attentats de Casablanca et le complot du 11 septembre, dans lequel il expose les contradictions de la thèse des autorités marocaines. Replaçant cette vague d’attentats dans le contexte général de « guerre au terrorisme » et du conflit irakien, il propose une interprétation tout à fait différente de ces événements.

Des versions contradictoires

Dès les premières heures, les versions données aux médias sont très confuses, à la fois sur les cibles visées et sur le mode opératoire des terroristes. Pour le journal Le Monde, « trois voitures piégées ont explosé respectivement près du consulat de Belgique, de l’hôtel Farah-Maghreb (ex-Safir) et du Cercle de l’alliance israélite, et une ou deux bombes ont explosé à la Casa Espana (Maison d’Espagne), le centre culturel hispanique, pourvu d’un restaurant très fréquenté ». Dans son chapeau, le « quotidien de référence », se contredisant lui-même, explique que les attentats sont « pour la plupart des attaques-suicides de kamikazes ». Des kamikazes suffisamment amateurs pour rester à bord des voitures en stationnement qu’ils ont eux-mêmes piégées ? Dans le même article, le journaliste affirme qu’« une bombe aurait été apportée à l’entrée de l’immeuble [de l’hôtel Farah-Maghreb] par un kamikaze à pied, selon un témoin ». Le ministre marocain de l’Intérieur, Moustapha Sahel, explique que « ces attentats portent la signature du terrorisme international ». Selon lui, « le but visé par les terroristes était de porter atteinte au processus démocratique au Maroc et à son « pluralisme » politique ». Objectif atteint : dans les jours qui suivent, la police marocaine arrête de nombreux opposants issus des mouvements islamistes, alors même que le président du Parti de la justice et du développement, la branche politique de cette tendance, a qualifié ces attentats de « crime terroriste sauvage » [1].

Les enquêteurs ne s’attardent pas beaucoup sur les motivations éventuelles des terroristes. Ils se contentent d’une cassette sonore distribuée en février 2003 et attribuée à Oussama Ben Laden dans laquelle celui-ci affirmait que « les musulmans doivent se mobiliser pour se libérer du joug de ces régimes apostats, asservis par l’Amérique. (…) Parmi les pays qui devraient être libérés figurent la Jordanie, le Maroc, le Nigéria, le Pakistan, le pays des deux saintes mosquées et le Yémen » [2].

Selon la police, « une dizaine de kamikazes ont trouvé la mort et trois suspects, tous de nationalité marocaine, ont été arrêtés ». Parmi eux, figurerait un kamikaze blessé. Dans les jours qui suivent, la police identifie huit membres des cinq commandos et procède à une trentaine d’arrestations. L’enquête vise un groupe islamiste, Assirat Al-Moustaquim (Le Droit Chemin), une bande d’un quartier populaire de Casablanca qui prône une application rigoriste de la loi coranique. Dans la foulée, le président états-unien, George W. Bush, offre son aide pour « arrêter et traduire en justice les responsables » des attentats. Une proposition qui suscite immédiatement une forte opposition populaire, Bush étant même qualifié de « pompier-incendiaire ». Puis, après avoir interpellé deux autres kamikazes survivants, la police marocaine arrête « le coordinateur principal » des attentats, mais celui-ci décède avant d’avoir été présenté à la justice, de « mort naturelle ». Il n’empêche, d’après les enquêteurs, les personnes déjà arrêtées ont permis d’identifier huit des quatorze kamikazes, et de connaître l’intégralité du fonctionnement du réseau.

Dans les jours qui suivent, c’est un suspect français qui est interpellé à Tanger. Ce dernier, Robert Richard Antoine Pierre, réside au Maroc depuis six ans et est rapidement soupçonné d’être un maillon essentiel du dispositif.

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Robert Richard Antoine Pierre

Simulacre de procès

Les suites judiciaires de l’affaire sont une véritable parodie de justice. Fin juin, une trentaine de Marocains arrêtés avant les attentats et soupçonnés d’appartenir à l’organisation clandestine « Salafia Jihadia » sont jugés… pour leur rôle dans l’opération de Casablanca ! Le procureur requiert contre eux la « peine maximale », donc la peine de mort pour une dizaine d’entre eux. Tous ont pourtant nié les faits à l’exception de Youssef Fikri, baptisé « l’émir du sang » par la presse. Le tribunal suivra malgré tout ces réquisitions [3].

Quelques jours plus tard, alors que le ministre de la Justice Mohammed Bouzoubaa affirme que 700 personnes sont sous le coup de procédures judiciaires en raison de leur implication « directe ou indirecte » dans cette tragédie, le premier procès directement lié aux « attentats-suicides » s’ouvre à Casablanca. Les 52 suspects (qui seront bientôt 87) sont des membres de la Salafia Jihadia. Parmi eux, les trois kamikazes présumés rescapés. Ceux-ci sont d’ailleurs les seuls à être poursuivis pour leur rôle dans les attentats du 16 mai, les autres étant pour leur part soupçonnés d’avoir fomenté des projets similaires à Marrakech, Agadir et Essaouira. Ils sont jugés sur la base de la nouvelle loi antiterroriste, votée juste après l’attaque, en juin 2003 et appliquée rétroactivement [4]. Seul élément matériel retenu contre eux par l’accusation : « plusieurs cassettes faisant, selon elle, l’apologie du jihad en Tchétchénie, en Palestine et en Afghanistan et que les inculpés auraient visionné en groupe avant le drame du 16 mai » [5]. Au finale, quatre d’entre eux sont condamnés à mort et trente-neuf à la prison à perpétuité [6]. Un Français, Pierric Picard, arrêté et jugé dans le cadre de cette affaire, est acquitté.

Un troisième procès s’ouvre fin août. Il permet à la justice marocaine de s’intéresser au cas de Pierre Robert (également appelé Richard Robert et Didier Robert), un « islamiste français » arrêté à Tanger le 3 juin 2005 et accusé par le parquet de Rabat d’être « le principal responsable de cellules terroristes constituées à Tanger, Fès (centre), Casablanca, et dans le nord du pays » [7]. Également visée, la Salafia Jihadia, dont le Français aurait été l’ « émir ». Pierre Robert, qui comparait aux côtés de trente-trois islamistes salafistes marocains, affirme le 9 septembre 2003 qu’il a travaillé pour la DST française, pour le compte de laquelle il aurait infiltré la mouvance islamiste algérienne. Il aurait été impliqué dans « le démantèlement d’un réseau de seize Algériens, Tunisiens et Marocains opéré conjointement dans cinq pays européens, dont la Belgique et la France, qui menaçaient, à travers des attentats à la bombe, la Coupe du monde 1998 ainsi que la cathédrale de Strasbourg » [8]. Le Quotidien d’Oran rappelle d’ailleurs que « la DST est concernée dans l’enquête de Casablanca, du fait que trois ressortissants français ont péri dans les attentats. Le lendemain des faits, quatorze agents de la DST sont arrivés au Maroc, dont les spécialistes de l’identification judicaire, des spécialistes en explosifs et des experts du laboratoire central, pour épauler leurs homologues marocains ». Bien que le ministère français ait immédiatement démenti ces informations, les déclarations de Robert font sensation. Cela n’empêche cependant pas la justice marocaine de le condamner lourdement, malgré l’absence de tout élément matériel dans le dossier d’accusation. Le 29 septembre, il écope de la prison à perpétuité, tout comme deux autres prévenus. Les autres sont condamnés à des peines allant de trois mois à trente ans d’emprisonnement, tandis que deux seulement sont relaxés [9].

Ainsi se termine cette ténébreuse affaire. Avec cette dernière vague de condamnations, les autorités marocaines referment le dossier des attentats les plus meurtriers qu’a connus le Maroc, quatre mois seulement après qu’ils ont été commis. On ne sait pourtant rien, ni des motivations des auteurs, ni de l’idéologie de leur réseau, ni des cibles désignées, ni du mode opératoire. Tant sur le plan politique que matériel, ces attentats restent un mystère. Un mystère qu’Omar Mounir a choisi d’éclaircir.

Le choix des cibles

La première attaque a été commise dans le quartier de Sahat Al-Arsa, dans la vieille médina de Casablanca. Contrairement à ce qui deviendra plus tard la version officielle, l’attentat n’est pas réalisé par un commando de trois kamikazes, mais par un seul. Les trois autres victimes seraient simplement des passants, d’après les témoignages recueillis par l’hebdomadaire TelQuel. Les médias vont rapidement éclipser ce détail pour chercher à expliquer quelle était la cible du ou des terroristes. Selon eux, c’est le cimetière juif voisin qui était visé. Pourtant, comme le note Omar Mounir, « le dernier enterrement remonte quand même à 1950 » et l’explosion a eu lieu à plusieurs rues de son emplacement. Et l’auteur de s’étonner : « Venir avec, apparemment, l’intention de faire sauter un cimetière ou l’on ne sait quoi et ne même pas savoir où il se trouve ! ».
Concernant l’attaque du Centre de l’alliance juive, elle est réalisée, selon des témoignages également recueillis par TelQuel, par deux terroristes munis de bombes. La veille, les terroristes y auraient perturbé un banquet de 150 personnes. Ils ont préféré l’attaquer alors qu’il était désert, un vendredi soir de shabbat. La troisième cible visée est le restaurant « Le Positano », qui se trouve en face de l’ambassade de Belgique. Il est fréquenté par une bonne partie de la communauté juive de Casablanca, et se situe dans le quartier de la ville qui compte le plus de synagogues. Il est également situé non loin de l’ambassade états-unienne. Mais là encore, les incohérences sont multiples : les terroristes se sont faits sauter, ou tout au moins les explosions ont eu lieu, à l’extérieur du restaurant et non à l’intérieur. Les victimes sont des passants, notamment un Français qui descendait de son véhicule. Aucun Juif ne pouvait être visé, puisque là encore, l’attentat a été perpétré le soir du shabbat.
Voilà pour les trois attentats « ratés », où les victimes sont principalement les auteurs eux-mêmes. Seuls quelques passants subissent, parfois de manière fatale, les conséquences de la « maladresse » des terroristes. L’attentat qui vise les intérêts espagnols au Maroc est bien plus meurtrier. Vers 22h30, trois terroristes pénètrent dans la Casa de España, qui comprend un restaurant et un club social espagnol subventionné par Madrid. L’attaque fait vingt-deux morts, dont un Italien, deux Espagnols et dix-neuf Marocains.
Enfin, le dernier attentat vise l’hôtel Farah. L’attaque fait trois morts : un kamikaze, un vigile et le concierge.

Quelle est la logique de ces attentats ? D’après l’AFP, « les attaques (…) ont visé des cibles juives et des établissement fréquentés par des étrangers ». Pourtant, « la majorité [des victimes] sont des Marocains » [10]. En ce qui concerne les « cibles juives », il semble que les attaques n’aient pas été réalisées dans le but de tuer, puisque les lieux choisis ne pouvaient pas être fréquentés par des Juifs ce soir-là. D’où l’hypothèse d’Omar Mounir : les terroristes « voulaient avertir les Juifs et non pas les tuer, peut-être…. Les contraindre à quitter le Maroc pour Israël comme Sharon le leur demandera au lendemain des explosions ».

Une seule cible peut être clairement identifiée : l’Espagne. Comme le note Omar Mounir, « le Casa de Espana se trouvait dans le même bâtiment que la Chambre de commerce espagnole, non loin de la mission catholique ibérique de Saint François d’Assise, derrière le restaurant. L’État et l’Église espagnols étaient donc représentés ici ». À quelques jours d’élections municipales cruciales pour le gouvernement Aznar, allié inconditionnel de Washington, celui-ci se retrouve ainsi confronté à un flot de critiques de José Luis Rodrigues Zapatero, qui l’accuse « d’avoir placé l’Espagne sur la liste des objectifs du terrorisme international » [11].

Liens avec Al-Qaïda

Au cours de leur enquête, les autorités marocaines vont désigner plusieurs groupes islamistes comme les responsables de l’organisation de ces attaques : Assirat Al-Moustaquim, puis la Salafia Jihadia. Deux organisations peu connues des spécialistes mondiaux du terrorisme. La presse évoque des connexions internationales multiples : le journal Al-Ittihad Al-Ichtikari affirme que « au moins deux kamikazes résidaient en Égypte et aux Émirats et seraient arrivés au Maroc par avion en provenance de Londres et de Bruxelles ». Le 5 juin, on apprend dans le Washington Post que les attentats étaient préparés depuis plusieurs mois et que l’ordre d’exécution a été donné par Abou Moussab Zarquaoui lui-même. Deux semaines plus tard, Al-Qaïda revendique les attentats « par l’enregistrement vidéo d’un homme masqué qui a promis de nouvelles opérations suicides ». Le même jour, le 23 juin, le journal As Sabah publie des informations selon lesquelles les attaques auraient été financées par « un groupe de Marocains résidant en Grande-Bretagne, dans des pays scandinaves, en Suède et au Danemark ». Ce qui permet de rattacher l’opération aux réseaux du terrorisme international, et notamment la nébuleuse Al-Qaïda d’Oussama Ben Laden. L’identité des kamikazes et leur origine sociale, abondamment diffusées dans la presse, vont pourtant totalement à l’encontre de cette théorie du complot. Venus des bidonvilles les plus défavorisés de Casablanca, les terroristes présumés étaient marchand ambulant, soudeur, poissonnier, ou encore gardien de parking. Un profil qui ne cadre pas avec la thèse des « agents infiltrés » soutenus de l’étranger… L’inexpérience des personnes choisies exclue également qu’elles aient pu mener ces attaques avec un timing aussi minutieux puisque les explosions se sont succédées, comme à Madrid, dans une plage horaire inférieure à 15 minutes.

À partir de ces éléments, l’auteur élabore deux hypothèses : pour lui, les « kamikazes » ont agi sous l’emprise de psychotropes, et leurs bombes étaient actionnées à distance. Une hypothèse qui a le mérite d’expliquer pourquoi les bombes déposées à l’hôtel Farah-Maghreb et au Cercle de l’alliance israélite ont explosé avant que les terroristes ne soient ressortis du bâtiment. Cela expliquerait aussi pourquoi les informations sur les explosifs et leur dispositif de mise-à-feu sont aussi contradictoires. En définitive, on ne sait toujours pas aujourd’hui quel type d’explosif a été utilisé, qui a assemblé les engins et comment ils étaient censés être déclenchés, plusieurs journaux évoquant des minuteries de mise à feu fixées à 5 minutes. Un mécanisme qui exclurait que l’on parle de « kamikazes », et n’explique pas pourquoi la plupart des bombes ont explosé à l’extérieur des cibles qu’elles étaient sensées détruire.

L’intérêt des islamistes à réaliser ces attentats reste par ailleurs l’objet de toutes les interrogations. L’opération a en effet eu lieu à quatre mois d’élections municipales pour lesquelles « observateurs et politologues s’accordaient à dire [qu’elles] allaient être un raz-de-marée islamiste ». La vague d’arrestations qui suit les attentats de Casablanca vise avant tout les figures les plus connues et les plus populaires de l’islamisme marocain, notamment Abdelbari Zemzmi, Mohamed Fizazik et de nombreux cadres du Parti de la justice et du développement (PJD), troisième formation politique au Parlement. Sous la pression, le mouvement ne présentera des candidats que dans 16 % des circonscriptions aux élections municipales. De ce point de vue, la vague de répression qui suit les attentats doit être comparée à celle qui suivit la victoire des islamistes algériens aux municipales de 1990, à la différence près qu’au Maroc les attentats ont permis d’agir avant le scrutin.

Parallèlement, l’invention du délit d’« apologie de crime de terrorisme », qui permet de réprimer tout discours de contestation politique dont la virulence rappellerait celle d’organisations terroristes, permet aux autorités marocaines de déférer devant la justice plusieurs journalistes et directeurs de journaux. À l’unisson des « démocraties » occidentales après le 11 septembre, le Maroc a également adopté une législation antiterroriste ultra-sécuritaire peu de temps après les attentats.

Tous ces éléments ne permettent pas de mettre à jour les motivations des auteurs des attentats. Tout au plus réduisent-ils à néant la version officielle en démontrant une opposition complète entre l’amateurisme supposé des « kamikazes » fanatiques et la préparation méthodique que présuppose une telle vague d’attaques simultanées. En renforçant l’assimilation des mouvements islamistes à la nébuleuse terroriste internationale érigée en nouvel ennemi par Washington, les attentats de Casablanca légitiment la guerre au terrorisme menée par les États-Unis depuis le 11 septembre 2001. L’absence de cohérence réelle dans le choix des cibles laisse pourtant supposer que l’objectif visé est encore largement inconnu du grand public. Tout comme les attentats de Madrid, qui surviendront neuf mois plus tard, les attentats de Casablanca doivent s’inscrire dans un agenda – ou au moins un contexte – dont la logique reste à déceler. Il est fort possible que la question du Sahara ex-espagnol, vieux sujet de discorde entre le Maroc et l’Algérie, y soit liée. Le 16 mai 2003, jour des attentats, le ministre des Affaires étrangères marocain, Mohammed Benaïssan, rencontrait Dick Cheney, Condoleezza Rice, Paul Wofowitz, Richard Armitage et le sous-Secrétaire d’État aux affaires du Proche-Orient, William Burns. Depuis près de trente ans, le Maroc occupe les deux tiers du Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole. Depuis, il est confronté à une résistance armée du Front Polisario, qui prône l’autodétermination. Mais Rabat ne semble pas décidé à abandonner cette portion de territoire, riche en fer et en phosphate – voire en pétrole – et ce, malgré de nombreuses propositions de l’Organisation de l’unité africaine et de l’ONU.

Cette question est devenue une préoccupation première de Washington depuis 2002 et l’adoption de l’ « Initiative Pan Sahel », lancée fin 2002 avec le Tchad, le Niger, la Mauritanie et le Mali pour « assurer conjointement la protection des frontières, le suivi des mouvements de personnes, la lutte contre le terrorisme et la coopération régionale ». Le tout avec un budget de 7 millions de dollars, avec une possibilité de réévaluation à hauteur de 125 millions dans les cinq ans à venir. Sous couvert de lutte contre Al-Qaïda et de son allié supposé, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat algérien, l’administration états-unienne a déjà considérablement accru son emprise militaire sur la région. Le Maroc aurait-il été sanctionné pour son intransigeance dans le dossier, qui bloque depuis des années le bon fonctionnement de l’Union du Maghreb arabe en polluant les relations entre Rabat et Alger ? Il est indiscutable en tout cas que les attentats de Casablanca sont arrivés au pire moment pour le pouvoir marocain, en pleine négociation diplomatique du nouveau plan Baker sur cette question. Ce plan prévoit notamment l’organisation d’un référendum au Sahara occidental d’ici à 2010, auquel tous les habitants de la région depuis fin 1999, qu’ils soient Marocains ou Saharaouis, seront autorisés à voter. Une proposition à laquelle le Maroc s’est opposé tandis que le Front Polisario y apportait son soutien, avec l’appui du Conseil de sécurité de l’ONU, fin juillet 2003.

Source : 1210698200_Lire_la_suite    Ici




Maroc :les anciens makhzeniens au royaume enchanté

27022008

Maroc :les anciens makhzeniens au royaume enchanté dans La face cachée

kalifa ( vice ) du sultan mouley hassan ben mahdi

 dans La face cachée

mokri -vizir du trone

mohamed torres vizir des affaires èxtèrieures

mohamed MOKRI grand vizir sous le règne de 5 sultans

tayeb mokri pacha de casablanca

 

 

Conseil des vizirs avec Le sultan Sidi Mohamed

Des caids marocains avec des chefs de cercles français

Chouaib Doukali ministre de la justice 1912

glaoui et aissa benomar

caid bassou mouha ousaid des ait ouirra

caid Abdeslam des Beni ouriaghal

haj houcine khalifa de tin mil

notables de settat

glaoui et son khalifa hamou

pacha de fez

caid ben brahim caid de ganfouda

caid de tanger

caid ben brahim caid de ganfouda

haj torres / visir gnous / aff.èx tèrieures

caid mtougui / caid essaouira

caids du sud /glaoui au centre

caid tomboi / caid mhalla

caid boubker / casa

Depuis la nuit des temps le makhzen

pue la trahison
pue la mort et les massacres
pue la torture et les viols
pue le trafique de drogue
pue le racket et la corruption
pue la dépravation
pue l’opulence criminelle
pue la répression
pue…
Bref ! Les clowns changent mais c’est toujours le même cirque.

 

 

 

 

 




Maroc:Le roi, clef de voûte du système du Makhzen

7092007

Le Royaume du Maroc est l’un des rares pays au monde où la pratique et l’usage de l’« irresponsabilité » politique et de l’impunité juridique, sont consacrés et célébrés comme mode « original » de gouverner des souverains marocains. Dans un pays où tout, absolument tout, dépend du bon vouloir et du bon plaisir d’un seul individu, le roi, ce dernier ne peut pourtant être tenu responsable, ni politiquement, ni militairement, ni économiquement, ni socialement, ni juridiquement et encore moins pénalement, d’aucune « mauvaise » décisionqu’il pourrait prendre ou mettre en oeuvre. Le roi, pourtant l’incontestable et incontesté maître de facto et dejure, ne peut être considéré, exclusivement, que l’auteur des bonnes et sages décisions. Les autres décisions, les
mauvaises et les non sages, ce sont forcément, et de manière systématique, les « autres » qui doivent en répondre, voire en payer de leurs vies les conséquences.

Considérée sacrée par la constitution, aux côtés des deux autres symboles du Royaume, Allah et la Patrie, lapersonnalité du roi est au-dessus de toute critique et de tout reproche, inviolable. Le roi, clef de voûte, par excellence, du système est pourtant, en plus d’être le chef suprême des armées, le commandeur des croyants, l’undes plus grands propriétaires et hommes d’affaire du pays, le symbole de son unité et le garant de sa stabilité,est aussi celui qui définit et conduit « souverainement » les politiques intérieures et extérieures du pays. Il est également celui qui nomme et désigne le gouvernement et au nom duquel les prières sont dites dans lesmosquées, les jugements et les sentences prononcés dans les tribunaux.

Devant un parlement d’opérette, un gouvernement réduit, littéralement, au simple rôle de secrétariat et une opposition officielle aux ordres, émasculée, qui se contente, pitoyablement, de faire de la figuration après avoir,lamentablement, échoué à faire la révolution, « Sa Majesté » est le seul maître à bord, celui qui règne etgouverne, à la fois, et dont le pouvoir ne souffre ni contrôle ni limite. Quoi que dise le roi, quoi que fasse le roi,« Sa Majesté » le roi demeure, en toutes circonstances, l’incontestable et incontesté glorieux Sidna. Celui qui règne sur les esprits et les coeurs, celui qui ne peut se tromper ou même soupçonné d’être susceptible de l’être.Contredire « Sa Majesté », contester ses mesures ou s’opposer à ses décisions, est, par ailleurs, un crime de lèse-Majesté justiciable, comme on vient de le voir ces dernières années avec Tazmamart, Kal’at M’gouna, Derb Moulay Chrif et autres mouroirs, des pires châtiments.

Et pourtant, c’est ce même roi (Hassan II hier, son fils, Mohamed VI aujourd’hui) et c’est ce même pays, leMaroc, que les serviles et serviables organes de presse marocains, relayés, constamment et bruyamment, par une importante partie des médias de l’Hexagone, nous présentent, à longueur de bulletins d’informations radiophoniques, de journaux télévisés, d’enquêtes d’opinion « sur mesure » et de reportages bien illustrés,complaisamment, sans honte et sans vergogne, au mépris des moindres et élémentaires règles et principes de l’objectivité et de la déontologie journalistiques, comme les symboles prometteurs de l’irrésistible processus de démocratisation dans le monde arabe et musulman !

Chroniques de Anti-Makhzen:A suivre







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