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L’ONU demande au Maroc l’inscription dans sa Constitution la langue tamazight comme langue officielle

3092010

 

ONU/CERD demande au Maroc l’inscription dans sa constitution la langue tamazight comme langue officielle

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale CRED dans sa soixante-dix-septième session 2-27 août 2010 a examiné les rapports présentés par le Maroc conformément à l’article 9 de la Convention. Le comité CERD a émis les exigences suivantes au Maroc 

1 – fournir des renseignements sur la composition de sa population, l’utilisation de langues maternelles, les langues communément parlées et d’autres indicateurs de la diversité ethnique, ainsi que toute autre information émanant d’études socio-économiques ciblées menées à titre volontaire, dans le plein respect de la vie privée et de l’anonymat des personnes concernées, afin qu’il puisse évaluer la situation de sa population sur le plan économique, social et culturel

2 – consacrer dans sa constitution le principe de la primauté des traités internationaux sur sa législation interne, afin de lui donner une portée générale et de permettre aux justiciables d’invoquer devant les tribunaux les dispositions pertinentes de la Convention.

3 – prévoir dans sa législation pénale le motif raciste comme circonstance aggravante de la discrimination raciale.

4 – intensifier ses efforts de promotion de la langue et de la culture amazighes, notamment par son enseignement, et de prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que des amazighs ne soient victimes d’aucune forme de discrimination raciale, notamment dans l’accès à l’emploi et aux services de santé.

5 – envisager l’inscription dans sa constitution de la langue amazigh comme langue officielle et à assurer également l’alphabétisation des amazighs dans cette langue.

6 – mettre un accent particulier sur le développement des régions habitées par les amazighs.

7 – clarifier la signification et la portée dans sa législation de la notion de « prénom à caractère marocain » et de garantir pleinement l’application par les officiers d’état civil de la circulaire du Ministère de l’intérieur de mars 2010 relative aux choix des prénoms, afin d’assurer pour tous l’inscription de prénoms, en particulier des prénoms amazighs.

8 – réviser son Code de la nationalité afin de permettre à la femme marocaine de transmettre sa nationalité à son époux d’origine étrangère à égalité avec les hommes de nationalité marocaine.

9 – prendre toutes les mesures nécessaires afin de s’assurer de la pleine application du Code de la famille de manière uniforme sur tout le territoire national et d’éviter que certaines catégories parmi les plus vulnérables de sa population, en particulier les femmes et les enfants résidant dans les régions éloignées, ne soient victimes de doubles ou multiples discriminations.




Maroc:12 ans de taule pour un projet de lettre au roi

31052010

Maroc:12 ans de taule pour un projet de lettre au roi dans La face cachée e8pekj

Kaddour Terhzaz, franco-marocain de 72 ans, ancien n°2 de l’armée de l’air du royaume, végète en prison pour avoir voulu tenter de rappeler au roi le sort fait à ses camarades après la guerre contre le front Polisario.

Il est un temps lointain où le bon président Sarkozy, sur son avion perché, promettait que nul Français ne serait laissé à l’abandon hors des frontières de l’Hexagone.

Déjà transmis à Salah Hamouri, franco-palestinien enfermé en Israël, le message aurait également ravi le colonel major « retraité » Kaddour Terhzaz. Un franco-marocain de 72 printemps promis il y a un an par un tribunal militaire du royaume chérifien à scruter le bleu horizon marocain derrière les barreaux de la taule de Rabat Salé pour les 12 prochaines années.

Diantre, un haut gradé du Royaume en taule ! Sans doute un complotiste forcené, voire un renégat qui a voulu assassiner le roi ou pire, établir une république en lieu et place du califat ? D’autant que le bonhomme s’avère être un ancien n°2 de l’armée de l’air, grande amatrice de putsch manqués contre feu Hassan II

Rien de tel intenté contre son héritier Sa Majesté Mohammed VI par le retraité Terhzaz, seulement animé d’une petite démangeaison de plume…

« Ne pas encourager les Sarahouis »

Ancien aviateur, en l’air durant la guerre contre le front Polisario, au Sahara Occidental (région sud pour le pouvoir central marocain) au mitan des années 80 et 90, le gradé a toujours veillé à ses petits du ciel et à leur bien-être.

Or, depuis le cessez-le feu de 1991, pas mal de voltigeurs se sont retrouvés un peu nu sans leur zinc. Selon le colonel, nombre d’entre eux n’ont pas été libérés malgré la paix armée et les accords signés alors sous l’égide de l’ONU. Sans que le gouvernement marocain ne cherche trop à les sortir de là.

Quant aux heureux sortis des douces geôles ensablées des indépendantistes saharaouis, leur promotion a été gelée. Et malgré des années de cabane, n’ont pas obtenu de changement de grade. « Ce serait comme un double encouragement adressés aux Saharouis pour faire des prisonniers, et aux militaires pour se faire prendre », glissent, sans rire, les têtes de l’armée marocaine.

Missive au roi…

Soucieux de prévenir le bon calife Mohammed VI de tels errements dans son armée, Kaddour prend ainsi la plume et rédige un vague brouillon. Empli de bon sentiments et appelant le Roi à examiner de plus près le sort des plus têtes en l’air de ses bidasses.

Las, le projet de missive vexe les pontes de l’armée royale. Au premier rang desquels les généraux Ben Slimane et Bennani, qui ne voudraient pas que leur soient reprochés que leurs ouailles sont mal gardés.

Ainsi le simple brouillon rédigé en 2006 est-il intercepté. Le malheur aura été de la confier à un ancien aviateur, Ali Najab, fait prisonnier de 1978 à 2003 par le front Polisario…

… Missile en retour

Un petit prétexte suffit dès lors. Dans son projet de lettre, jamais envoyée ni remise au roi, le colonel Major Terhzaz ose évoquer que les zincs marocains n’étaient pas équipés de bouclier anti-missile. Rien de bien méchant tant l’info est connue et le conflit remontant à 20 ans ? Ah si…

Arrêté dès potron-minet le 8 novembre 2008, jugé et condamné à huis clos par un tribunal militaire le 28 novembre pour « atteinte à la sureté externe de l’Etat en divulguant un des secrets de la défense nationale ». Polichinelle ne se traduit pas en marocain. Douze ans de taule. Et une circonstance aggravante, selon le jugement que Bakchich a pu se faire traduire : le Royaume marocain est encore en état de guerre…

Paris abandonne un décoré

En résumé, un tribunal militaire, juge un retraité de l’armée, le condamne pour une lettre qu’il n’a pas envoyée où il ne dévoile aucun secret, et prétexte un état de guerre au royaume enchanté pour aggraver la peine. Du grand art, et considéré avec respect par le ministère de la Justice français, auquel la famille de Terhzaz en a appelé.

Malgré sa Légion d’honneur, sa double nationalité, la Place Vendôme s’est gentiment désistée. « Le recours de l’intéressé n’est susceptible d’aucune suite, le recours déposé s’agissant d’une condamnation prononcée par une juridiction marocaine et exécutée au Maroc », s’est borné à répondre, par courrier en date du 13 octobre dernier le ministère français. Et aucune demande d’audience auprès de la présidence, du ministère n’ont reçu d’écho. Le consulat général de France au Maroc n’a pas même pu obtenir un droit de visite du détenu.

Au moins Terhzaz a-t-il depuis des mois quelque compagnie. La vague de répression qui a frappé la presse marocaine lui a envoyé, dans une cellule voisine, Idriss Chahtane. Un malotrus de gratte-papier, directeur de l’hebdomadaire arabophone Al Michaâl, qui a osé commenter le bulletin de santé du roi…

A croire qu’au Maroc, mieux vaut ne savoir ni lire ni écrire.

 

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Maroc:Barack Obama a refusé le marchandage de MoMo 6

21072009

Maroc:Barack Obama a refusé le marchandage de MoMo 6 dans La face cachée 1248184665_m6%20obama%201

Pourquoi la base de l’Africom n’a pas été installée au Maroc

Bien que le royaume du Maroc constitue une position géographiquement et politiquement intéressante, les États-Unis ont refusé la proposition marocaine d’y installer le siège de l’Africom, car la contrepartie n’est autre qu’un soutien américain au plan d’autonomie de Rabat pour le Sahara occidental. 1La véritable raison de la non-implantation du siège du commandement des forces américaines en Afrique (Africom) et son maintien à Frankfurt en Allemagne n’est pas due à un renoncement du Maroc à l’accueillir, mais à un refus de Washington d’accepter l’offre marocaine, car celle-ci était soumise à condition. En effet, selon le réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale (RITIMO), le Maroc s’est porté volontaire pour héberger le siège de l’Africom en échange d’un soutien américain au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental. Washington, qui ne reconnaît que l’administration marocaine dans ce territoire, et non sa souveraineté en raison de la contestation du peuple sahraoui, a rejeté cette offre, la jugeant contraignante. À en croire ce site internet, cette politique de marchandage avait donné ses fruits sous l’ère de George W. Bush qui, en 2003, avait soutenu le plan Baker pour s’aligner, avant de changer sa position en s’alignant sur le plan d’autonomie marocain proposé en 2007 en échange de l’acceptation d’abriter des centres de détention secrète de la CIA. Cette même source ajoute que les services du renseignement marocain avaient collaboré intensément avec leurs homologues américains de la CIA et du FBI dans leur lutte contre le terrorisme. Ces derniers ont spécialement utilisé le siège de la DST à Temara comme lieu de détention temporaire où ils ont, selon de nombreux témoignages recueillis, notamment par des organisations internationales telles que Human Rights Watch ou Amnesty, délocalisé la torture de certains terroristes présumés d’El-Qaïda. Il s’agit d’un programme intitulé « Extraordinary Renditions », dévoilé par la presse américaine en 2002, dont le but est de sous-traiter les interrogatoires musclés d’activistes islamistes par des services de renseignement de pays alliés peu regardants sur les principes des droits de l’homme. Pour rappel, l’Africom, dont la création avait été annoncée en 2007 par le président Bush, avait pour but de mettre en place un programme pour permettre aux pays du Maghreb et d’Afrique d’entraîner leurs troupes et d’effectuer des manœuvres communes. Ce programme devrait aider les pays de cette région à contrer les menaces terroristes et le crime organisé. Ainsi, alors que l’Algérie, l’Afrique du Sud, la Libye et le Nigeria défendaient l’idée que les mécanismes de l’Union africaine pour la prévention et la résolution des conflits sont les mieux appropriés pour gérer les problèmes de sécurité en Afrique, et refusaient l’implantation du siège de ce commandement militaire américain sur le continent, Mohammed VI a mis à profit leur refus pour proposer de l’accueillir. On se rappelle encore de la propagande marocaine, qui s’est mise en branle pour promouvoir l’offre, à travers tous les médias marocains qui s’étaient fait l’écho de l’installation du QG de l’Africom à la ville de Tan-Tan. Il n’en demeure pas moins que l’administration US a décliné l’offre de son allié traditionnel, le Maroc. Le nouveau président américain, Barack Obama, qui a ordonné la fermeture de Guantanamo et de toutes les prisons secrètes de la CIA dans le monde, a refusé que le siège de l’Africom soit au Maroc. Il rompt ainsi avec les pratiques américaines du passé et avec le traditionnel soutien américain aux thèses annexionnistes marocaines et au plan d’autonomie.




Maroc:Mosquées, sexe et mensonge :Scandales des imams marocains en France et en Belgique

20072009

Maroc:Mosquées, sexe et mensonge :Scandales des imams marocains en France et en Belgique  dans La face cachée 1248107699_abdeslam
L’imam d’Orange (France) : Riche proxénète

L’histoire de l’imam marocain d’Orange est renversante. Depuis 20 ans, il fait venir des filles du Maroc qu’il force à la prostitution, se constituant, sur leur dos, une fortune impressionnante. Ce qui ne l’empêche pas de diriger « sa » mosquée et de présider les prières. Les Français appellent ça « le système Bahiad ». Bahiad, c’est le nom de l’imam marocain qui fait scandale cette semaine en France et plus précisément à Orange, le fief « historique » de l’extrême droite. Abdeslam Bahiad, 54ans, non seulement imam de son état, mais aussi président de l’association « Lumière de Dieu » qui gère la mosquée de la cité des Princes, vient d’être arrêté. Lui et ses trois fils – Abdelgafour, 24 ans, Omar, 31 ans, et Niky, 33 ans – qui lui servaient de lieutenants. Mais aussi une mère maquerelle, Drissia, 42 ans, personnage central qui a commencé au modeste grade de prostituée dans le « système Bahiad », avant de gravir les échelons et quelques autres prostituées. Soit une dizaine d’arrestations en tout… Ils sont accusés de prostitution, proxénétisme aggravé, filière d’immigration clandestine et blanchiment d’argent. Et les enquêteurs n’ont pas fini leurs investigations, selon la presse française. En quoi consiste l’affaire ? L’imam et honorable président de mosquée Abdeslam Bahiad -que tout le monde respectait dans la ville d’Orange et en qui les familles marocaines (voire maghrébines) plaçaient leur entière confiance au point de lui confier, parfois, le sort de leurs filles et proches restés au pays- était en fait un « Monsieur Claude », dirigeant un vaste réseau de prostitution entre le Maroc, son pays d’origine et la France, son pays d’accueil. C’est un prétendu homme de religion qui guidait les croyants sur la voie de Dieu, le jour et faisait commerce de chair humaine, la nuit. Une espèce de Docteur Jekyll-mister Hyde qui se complaisait dans sa schizophrénie depuis 20 ans. Et pour cause, elle lui rapportait gros ! Il s’était constitué un patrimoine immobilier comptant, selon les premières informations, quelque dix appartements à Orange, sa maison de 300 m2 dans laquelle il vit avec sa famille, des commerces, salons de coiffure et un café-bar « le France »… Ce qui étonne –un peu tardivement- les Français qui réalisent qu’ « un gars arrivé en France en 1968 et qui depuis n’a travaillé que neuf ans en tant qu’ouvrier agricole », n’a pas pu acquérir tout cela grâce à son travail. Le mode opératoire de Abdeslam Bahiad était simple et n’avait rien d’innovant. Il exploitait les illusions de jeunes Marocaines, âgées de 14 à 25 ans qui rêvaient d’Eldorado européen. Ces jeunes filles étaient approchées au Maroc. Parfois, leurs familles payaient cher pour voir partir leurs filles à qui étaient promis papiers en règle, travail, avenir brillant… Avec le temps, il avait aussi constitué sa petite mafia : autour de lui il y avait ses trois fils et l’ex-prostituée, devenue mère maquerelle, Drissia. C’est elle qui allait « recruter » les gamines chez elles et leur faisait faire le trajet Maroc-France, clandestinement, dans le coffre de sa voiture. Des dizaines de filles ont ainsi été « recrutées » suivant cette filière… Arrivées en France, elles se retrouvaient à Orange, logées dans les appartements de Bahiad, en attendant de subir le sort réservé à toutes : s’engager, de gré ou de force, dans la prostitution. Selon un enquêteur dont les propos ont été rapportés par la presse française, « certaines prostituées auditionnées ont affirmé avoir été violées et frappées par les trois fils. L’une d’elles qui était tombée enceinte, déclare même que l’un d’eux lui a donné de gros coups de poing dans le ventre jusqu’à ce qu’elle perde l’enfant ». Une fois « convaincues », les filles racolaient dans le bar « Le France » de Bahiad, situé – comble du comble – en face de la police municipale d’Orange. Elles effectuaient leurs passes dans les appartements de l’imam qui avait ses propres règles de « mac ». Ainsi, elles ne payaient pas de loyer, mais elles ne recevaient pas non plus l’argent que rapportaient leurs passes. L’une d’elles a raconté aux enquêteurs qu’elle touchait seulement, de temps à autre, cinq euros pour pouvoir téléphoner au Maroc. Bien sûr, la duplicité de l’imam Bahiad est consternante. C’est un supposé sauveur d’âmes qui fabriquait des âmes égarées ! Mais il est quand même étonnant que nul ne se soit douté de quoi que ce soit, pendant toutes ces années où d’innocentes rosières étaient transformées en filles de joie… Fort de cette myopie générale, Bahiad n’avait aucune raison de croire que son manège n’allait pas durer ad vitam… Le fait est que, depuis un an, la police judiciaire d’Avignon enquêtait sur cette affaire pour établir, de la manière la plus exacte possible, les tenants et aboutissants du trafic. Une enquête longue et minutieuse qui a enfin permis de donner un coup de pied dans la fourmilière. Notamment après avoir obtenu, entre autres, le témoignage de six prostituées de Bahiad. L’imam-faux jeton a-t-il senti venir le coup ? Selon certaines informations, il aurait vendu ces derniers mois une bonne partie de ces biens. La police judiciaire qui épluche actuellement ses comptes bancaires et ceux de ses complices, aurait trouvé de nombreux documents prouvant qu’il aurait récemment effectué des virements de liquidités au Maroc. Comment Bahiad, ses fils et Drissia ont-ils expliqué toute leur affaire aux autorités, pendant leurs auditions ? Qu’ont-ils dit ? Rien… Ils sont restés muets, n’avançant qu’un seul argument expliquant, selon eux, leur naufrage : « un complot des prostituées » !

La mise à niveau des imams : Un programme est lancé…

Il tombe à pic, ce programme de mise à niveau des imams lancé la semaine dernière par le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq. C’est un programme lancé le 27 juin pour un coût de 200 millions de DH et qui bénéficiera à quelque 45.000 imams du Maroc. Bien sûr, il ne s’inscrit pas dans le cadre de la lutte contre les scandales des imams marocains à l’étranger, mais dans celui de la réforme du champ religieux, initiée ces deux dernières années, pour tenter de remédier aux déviances des salafistes, takfiristes et autres extrémistes religieux. Néanmoins, il est axé sur la mise à niveau des imams et cet effort n’est assurément pas superflu ! Lors d’un point de presse qu’il a organisé, à l’occasion du lancement de ce programme, le ministre a expliqué que 1.500 encadrants superviseront cette opération –la première du genre- dans l’ensemble des communes rurales et urbaines. L’opération de formation des imams, lancée dans le cadre de « la charte des Oulémas » s’assigne pour objectifs, d’une part, de doter les imams des compétences nécessaires qui les habiliteraient à s’acquitter comme il se doit de leur mission et, d’autre part, de mettre en place un encadrement religieux approprié à la société marocaine. Une société attachée à ses valeurs et à son identité. Le coup d’envoi de l’application de la charte des Oulémas, à travers le programme de mise à niveau des imams des mosquées, avait été donné par le message royal adressé à la première session ordinaire de l’année 2009 du Conseil supérieur des Oulémas de Rabat. Le ministre a bien souligné que ce programme était obligatoire pour tous les imams. Mise à niveau, mais aussi mesures d’accompagnement. Il s’agit d’améliorer les conditions matérielles des imams et les conditions d’entretien des mosquées Le ministre a, dans ce sens, rappelé qu’une enveloppe budgétaire d’un montant de 250 millions de dirhams est venue s’ajouter, depuis janvier 2009, aux 150 millions de dirhams déjà alloués aux imams. Les rencontres s’inscrivant dans le cadre de ce programme ont été lancées le 27 juin dans 1.500 centres de formation sous la supervision du conseil supérieur des oulémas au sein des mosquées et se poursuivront dans toutes les régions du Royaume à raison de deux rencontres par mois (le premier et le troisième samedi de chaque mois). Le programme est axé sur les constantes de la nation. Entre autres : le rite des adeptes de la sounna et de la communauté, la foi achâarie, le rite malékite, le souffisme sounni, les attributions des imams et les fonctions religieuses, d’enseignement et sociales de la mosquée…

Anvers (Belgique) : L’imam violeur

Violer une femme, puis une deuxième et en plus dans une moquée. Il faut être satan pour le faire. Mais non, c’est un imam marocain qui l’a fait en Belgique. Dans le district de Wilrijk, dans la ville flamande d’Anvers en Belgique, les habitants sont encore sous le choc. Les musulmans parmi eux le sont encore davantage, surtout les ressortissants d’origine marocaine. Parce que c’est dans ce district que l’imam marocain A.B, 54 ans, a violé deux femmes dans la mosquée même où il officiait. C’est sa seconde victime qui l’a dénoncé. Juste après avoir été abusée sexuellement par l’imam, la jeune victime est allée voir son avocate et lui a tout raconté. Elle a confié avoir été invitée par l’imam à le suivre dans une chambre jouxtant le lieu de prière, sous prétexte qu’il allait lui expliquer le discours religieux qu’il venait de prononcer. Sauf qu’après à peine quelques phrases, c’est au corps de la jeune fille que le quinquagénaire a commencé à s’intéresser. Perdant la raison, il a vite fait d’en disposer, de force, pour satisfaire son désir sexuel. A peine cette affaire a-t-elle été portée à la connaissance de la police qu’elle s’est ébruitée. Du coup, un sit-in a été organisé devant la mosquée de Wilrijk pour empêcher l’imam de continuer à y présider la prière. C’est alors qu’une autre victime s’est déclarée. Elle s’est plainte à la police d’avoir été aussi abusée par le même imam. C’était en 2004. Alors âgée de 25 ans et venant à peine de divorcer, cette autre jeune femme est allée voir l’imam pour lui parler de ses problèmes. Prétendant vouloir l’exorciser d’un diable qui l’aurait envoûté, celui qui devait être son sauveur l’a droguée pour pouvoir prendre tout son temps d’assouvir son plaisir sexuel. La jeune femme avait d’abord eu peur de parler de ce qui lui était arrivé. Mais en apprenant qu’elle était tombée enceinte, elle a porté plainte. Or, son affaire n’a pas été prise au sérieux et son dossier a été classé. Elle avait confié aux enquêteurs que l’imam lui avait proposé 500 euros pour la convaincre d’avorter. La victime est revenue à la charge en 2006, après la naissance de son bébé. Cette fois-ci l’imam a été convoqué puis relâché. Mais c’est en faisant une deuxième victime qu’il est tombé. Là des tests ADN ont été ordonnés et prouvé sa paternité du bébé de sa première victime. Lors de son procès, le religieux a reconnu qu’il avait eu une relation sexuelle avec sa première victime seulement et qu’il était le père de son enfant, mais il assure que la femme était consentante. Selon lui, lorsqu’il est apparu qu’il ne voulait pas quitter sa propre épouse, les deux femmes se sont entendues pour conspirer contre lui. Il a alors plaidé non coupable. Cependant, le tribunal a estimé les témoignages des deux femmes dignes de foi et jugé que le religieux avait abusé de son autorité et de la confiance que sa fonction inspirait à ses victimes. Il l’a condamné à 42 mois de prison ferme. L’imam devra aussi indemniser les deux femmes à raison de 5.000 euros pour la première et 3.000 euros pour la seconde, à titre de dommage moral. Certains de ceux qui ont suivi cette affaire estiment que le coupable s’en est plutôt bien tiré.

Par B.Amrani et M.Zainabi http://www.lereporter.ma/index.php?option=com_content&view= article&id=2438:scandales-des-imams-marocains-en-france-et-en-belgique–mosquees-sexe-et-mensonges&catid=54:dossier&Itemid =172




Maroc:Les dix ans de règne de Momo VI

5052009

Maroc:Les dix ans de règne de Momo VI dans La face cachée 1241517549_ali%20amar

 

Un livre au vitriol sur les dix ans de règne de Mohammed VI, signé par le cofondateur du plus grand hebdo marocain. Savoureux menu… Encore un peu relevé par le refus du Journal Hebdomadaire d’en publier les bonnes feuilles.

Les plumitifs du royaume enchanté qui se vouent aveuglément à la défense de Mohammed VI et du makhzen marocain ne pourront pas crier à l’ingérence étrangère. Cette fois, c’est un journaliste marocain qui s’attaque à la citadelle royale. Co-fondateur avec Aboubakr Jamaï du grand hebdo indépendant Le Journal Hebdomadaire, Ali Amar, 42 ans, publie ce mercredi chez Calmann-Lévy, Mohammed VI, le grand malentendu. Peu amène, cet ouvrage tire le médiocre bilan des dix premières années de règne du fils de Hassan II et passe en revue différentes affaires qui ont égayé les débuts du jeune souverain : les petits week-ends en amoureux de Nicolas et Carla Sarkozy chez un Mohammed VI qui a mis à leur disposition son « petit palais de Jnane Lakbir, niché dans la Palmeraie » de Marrakech, le renvoi de l’ancien ministre de l’Intérieur Driss Basri, l’assassinat du maître-chanteur Hicham Mandari, la pittoresque affaire de Talsint où le roi a cru que l’on avait trouvé du pétrole au royaume enchanté… Mais aussi des descriptions précises des dérives de l’entourage du monarque, sans oublier Lalla Selma, la rousse épouse de Mohammed VI. Bonnes feuilles.

Très riche roi des pauvres

D’emblée, Ali Amar dresse un portrait carabiné du roi Mohammed VI et de son penchant pour la fête avec les people. « Samedi 2 novembre 2002 à Marrakech. C’est le pic de saison pour La Mecque du tourisme marocain après les longs mois d’accalmie qui ont suivi le 11-septembre, mais les hôteliers et les restaurateurs font grise mine. Sur ordre des autorités, comme à l’accoutumée, tous les débits de boisson baissent leur rideau aux musulmans : dans quelques jours c’est ramadan. Un tunnel d’un mois qui grève leur chiffre d’affaires, surtout lorsque le calendrier de l’Hégire le fixe en automne. Vers 21 h 30, pourtant, à un jet de pierre du célèbre palace La Mamounia, dans la rue qui abrite Le Comptoir, un lounge-bar à la mode, l’ambiance n’est pas à la piété. De rutilantes limousines escortées de motards, tous gyrophares tournoyants, déversent dans un ballet incessant près de 300 convives aux portes de ce haut lieu de la vie nocturne marrakchie. Ce soir, la jet-set internationale est invitée par P. Diddy, la star du rap américain, qui a choisi le Maroc pour souffler ses 33 bougies. Sont arrivés à bord de deux avions spécialement affrétés de New York et de Paris par la Royal Air Maroc : Naomi Campbell, Ivana Trump, Tommy Lee Jones, Joey Starr ou encore Gérard Depardieu. De nombreux artistes de la scène musicale new-yorkaise dont les chanteurs Usher ou Billy Crawford ont également fait le déplacement pour trois jours et trois nuits de libations à l’orientale. Coût de l’anniversaire : un million de dollars, selon la très people « Page Six » du New York Post et le tabloïd anglais The Sun, qui affirmeront que la somme pour régler la note salée provenait de la cassette personnelle de Mohammed VI. L’information est relayée par toutes les gazettes mondaines de la planète et devient vite incommodante pour le jeune roi que l’on voit à la veille du mois sacré distribuer lui-même, à grand renfort de propagande, la soupe populaire aux nécessiteux du royaume. L’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze, ordonnateur de ces soirées dignes des Mille et une nuits, est appelé à la rescousse. Il dira benoîtement qu’il a organisé lui-même ces festivités à travers Kissman Events, la société d’événementiel qu’il a créée au Maroc à cette occasion. Plus cocasse encore, son agent Jean-Pierre Domboy affirmera qu’en réalité l’opération n’a été possible que « grâce à une conjonction de partenaires comme l’office marocain du tourisme, la compagnie Royal Air Maroc, de grands palaces de Marrakech, ainsi que la chaîne de supermarchés Marjane ». Une bien fortuite conjonction de grandes entreprises publiques et de l’enseigne de grande distribution qui appartient à un holding royal. Toujours est-il qu’officiellement, le roi Mohammed VI n’a en aucun cas offert quoi que ce soit sinon, toujours selon l’agent de Jamel Debbouze, « l’utilisation d’une quinzaine de voitures avec chauffeurs, attachés au Palais ». L’intention de Jamel, « qui s’implique de plus en plus dans la promotion de l’image de son pays d’origine, était de faire découvrir à P. Diddy et à ses amis américains la beauté du Maroc, le sens de l’hospitalité et de la fête de ses habitants et surtout de leur montrer qu’un pays musulman pouvait être tout à fait fréquentable ». En réalité, le rétropédalage de Debbouze cache mal la gêne du Palais qui s’efforce depuis l’accession de Mohammed VI au trône en 1999, de façonner au souverain une image de « roi des pauvres » en rupture avec la magnificence médiévale de Hassan II. Des photos de paparazzi parues dans la presse, qui le montraient, alors prince héritier en jean et baskets, un paquet de Marlboro à la main, faisant ses emplettes dans les beaux quartiers de Paris, avaient déjà valu à sa garde rapprochée de sévères remontrances. Les débuts de son règne semblaient pourtant confirmer cette volonté du jeune roi de vivre au diapason de son peuple : plus modestement. » « le train de vie de sultan des temps modernes mené par Mohammed VI ne peut plus être tenu secret. Chaque année, le budget de l’État alloué à la monarchie s’élève à près de 300 millions d’euros. On y décompte les « listes civiles » qui comprennent notamment le salaire du chef de l’État (environ 36 000 euros par mois) ainsi que les indemnités que perçoit sa famille proche dont le détail reste confidentiel, atteignant 2,5 millions d’euros par an. Cependant, l’essentiel des dépenses du monarque provient d’à-côtés budgétaires pharaoniques destinés à entretenir sa cour et ses proches collaborateurs (un millier de salariés qui n’engloutit pas moins de 160 millions d’euros chaque année). Des rallonges qui sont prestement votées par consentement tacite des élus de la Nation au pouvoir bien limité. Le budget de fonctionnement de la maison royale – réparti en frais de personnel, frais de bouche, frais de déplacement, de téléphone, d’entretien des palais et de subventions diverses – représente plus de 2 % des dépenses totales de l’État. Il a augmenté de plus de 40 % depuis 2000. Il dépasse l’enveloppe allouée à la Justice, par exemple, et représente plus de vingt-cinq fois celle du Premier ministre et de son cabinet, réduit à la portion congrue et de facto à la figuration. Les dépenses somptuaires du Palais, décuplées par le grand apparat de son protocole, atteignent des sommets pour chacune des coquetteries voulues par le roi. Mohammed VI dilapide par exemple 40 millions d’euros par an en frais de voyages, 1 million pour la nourriture des animaux du Palais, 6 millions pour le renouvellement de son parc automobile, près de 2 millions en dépenses vestimentaires chez les grands couturiers comme Gianfranco Ferre ou des stylistes en vogue comme Holland and Sherry, qui a annoncé en 2008 sur le site stv.tv que le roi faisait partie des 18 personnalités à lui avoir commandé l’habit le plus cher au monde : un costume en laine de lama des Andes pour la coquette somme de 35 000 livres sterling. La marque qui habille les grandes stars comme George Clooney et Tom Cruise précisait que le vêtement de Mohammed VI nécessitait un travail de dix-huit mois pour sa confection. Des chiffres qui donnent évidemment le vertige dans un pays où le salaire minimum ne dépasse pas les 200 euros. » Les deux têtes de Janus Au menu de ce chapitre, la description des relations entre deux personnalités proches de Mohammed VI : les sieurs Fouad Ali el Himma et Mounir Majidi. Les deux hommes se livrent un combat de titans pour le pouvoir et l’oreille du souverain. « Depuis que Mohammed VI est roi, les parcours fulgurants des deux hommes résument à eux seuls la « nouvelle ère ». Deux personnalités, devenues en dix ans les plus influentes du Maroc, qui n’ont presque aucun point en commun, sinon celui de vouloir être au plus près de Sa Majesté. Ils personnalisent deux archétypes de cette « Génération M6 », mais surtout deux versants d’un même pouvoir, dont le roi a lui-même tracé les contours : El Himma à la politique et à la sécurité en tant que ministre délégué de l’Intérieur, Majidi au business et à la gestion de la fortune royale en tant que chef du secrétariat particulier du roi. Depuis qu’ils se sont hissés au pinacle du pouvoir, ces deux confidents de Mohammed VI font mine de respecter ce jeu de rôle, mais, à chaque faiblesse de l’un ou de l’autre, leur guerre d’usure laisse jaillir des étincelles. En coulisses, leur combat n’a pas repris : il ne s’est jamais interrompu. « Arrêter de surveiller l’autre serait déjà une erreur, cesser de s’en méfier, une faute », commente un habitué du sérail. Les quelques patrons invités à la cène d’Elalamy qui abordent ce sujet en discrets conciliabules ont des raisons de s’inquiéter : ils font partie du clan Majidi, formaté autour des holdings royaux et du patronat. Et Majidi est de nouveau au centre de plusieurs polémiques qui pourraient favoriser ceux d’en face, affidés à l’aile sécuritaire du Palais. Déjà en 2004, lorsque se préparait la relève au sein du patronat, El Himma avait saisi l’occasion d’avancer ses pions dans le pré carré des hommes d’affaires, soutenu en cela par le tour de vis sécuritaire donné au pays au lendemain des attentats sanglants du 16 mai 2003 à Casablanca, la capitale économique du royaume. El Himma avait profité de l’événement pour accuser publiquement les grands patrons de la ville de ne pas suffisamment investir afin de stimuler l’économie marocaine, de réduire le chômage et ce faisant d’éradiquer la misère des banlieues, terreau fertile de l’islamisme radical. Il empiète alors sur le domaine réservé de Majidi, qui lui aussi veut contrôler à sa manière le patronat en y plaçant ses fidèles alliés. Parce qu’il s’agit de menace terroriste, parce que la sécurité nationale est en jeu, l’incursion d’El Himma sera tolérée par Mohammed VI. Un geste qui sera très médiatisé et qui rappelle une vérité toute simple : dans la hiérarchie du pouvoir marocain, il n’y a pas de place pour deux vice-rois en période de crise. « Comment, dans ces conditions, parler d’attelage efficace destiné à secouer l’immobilisme du gouvernement ? », s’interroge la presse, qui critique cette polarisation du pouvoir autour du roi et qui ne crée que tensions et scandales à répétition. Cette fois, le fer est croisé au cœur du business de Mohammed VI. Une violente controverse vient d’éclater autour du débarquement précipité de Khalid Oudghiri, un ancien cadre de la BNP promu au poste de P-DG d’Attijariwafa Bank, la banque contrôlée par les holdings du roi. Yassine Mansouri, le patron de la DGED (Direction générale des études et de la documentation), le service de contre-espionnage marocain, est destinataire en décembre 2006 d’une missive confidentielle de ses homologues français. La France, première partenaire économique du royaume, s’inquiète de voir malmenés ses intérêts au Maroc. Mohammed VI est immédiatement informé. On ne saurait obscurcir le ciel dégagé des relations privilégiées avec Paris, alors que le soutien de l’Élysée et du Quai d’Orsay est si crucial sur le dossier du Sahara occidental. El Himma y voit une opportunité de porter l’estocade à son rival. Une réunion extraordinaire est organisée au ministère de l’Intérieur en janvier 2007, à laquelle sont convoqués Majidi et ses lieutenants : Hassan Bouhemou, le patron de Siger (anagramme de Regis, « roi » en latin), holding du souverain qui contrôle l’Omnium Nord-Africain (ONA) et Attijariwafa Bank, Saâd Bendidi, à l’époque P-DG de l’ONA, et Khalid Oudghiri, le P-DG d’Attijariwafa Bank. En face d’eux, El Himma aligne Chakib Benmoussa, le ministre de l’Intérieur, par ailleurs un ancien de l’ONA, et Yassine Mansouri, le chef des services secrets. La réunion est houleuse, mais au sein du clan Majidi, Oudghiri laisse entrevoir des positions opposées sur la stratégie de la banque vis-à-vis de l’ONA et de ses partenaires français, notamment AXA et Auchan avec qui la guerre est ouverte. Oudghiri sera invité à s’exprimer plus librement à huis clos lors d’une deuxième rencontre avec les « sécuritaires ». À cette occasion, il s’opposera à l’idée de mettre la banque qu’il dirige au seul service des intérêts du roi. L’hostilité à l’égard des intérêts économiques de la France est pour lui une hérésie. El Himma boit du petit-lait et s’empresse de s’en ouvrir à Mohammed VI qui attend des explications. Mais l’omerta qui règne au Palais veut que rien ne filtre, l’affaire devra rester secrète. Elle sera tranchée par le limogeage d’Oudghiri sans autre forme d’explication, Majidi préférant sacrifier un pion sur l’échiquier pour que les querelles sur les affaires royales ne soient pas rendues publiques, surtout lorsqu’elles se télescopent avec des enjeux diplomatiques. Pire, alors que Oudghiri quitte le Maroc des mois plus tard pour prendre la direction d’une banque saoudienne, il sera accusé de malversations et de mauvaise gestion d’Attijariwafa Bank, au point qu’il fera appel pour sa défense à Me Vergès, le ténor du barreau parisien, pour se prémunir de la vengeance du clan Majidi qui ne lui a pas pardonné sa traîtrise. » Génération M6 Tout au long de son livre, Ali Amar égrène plusieurs révélations sur l’histoire du Journal Hebdomadaire comme cet épisode concernant l’ancien Premier ministre Driss Jettou. « Dans sa villa du Val d’Anfa à Casablanca, Driss Jettou me reçoit avec le sourire, ce 25 juillet 2008. Je n’avais pas vu l’ancien Premier ministre depuis des années. Le sujet pour lequel je souhaitais le rencontrer devient presque secondaire lorsqu’il se met à égrener des souvenirs communs. « Tu ne sais pas à quel point je vous ai défendu lorsque j’étais aux affaires. Tout le monde voulait votre peau, des gens au Palais bien sûr, mais plus encore chez les socialistes. Parfois, le Conseil du gouvernement faisait de votre cas une obsession. Ça n’a pas été de tout repos, crois-moi. » Je veux bien le croire en effet. 2 décembre 2000, Abderrahmane Youssoufi, Premier ministre socialiste à l’époque, entérine la mort du Journal. Je suis attablé avec Aboubakr Jamaï, Fadel Iraki et l’un des enfants de Mehdi Ben Barka à la terrasse d’un café du XVIe arrondissement à Paris lorsque nous apprenons la nouvelle. Nous décidons de rester en France encore quelques jours pour organiser notre contre-attaque, car cette fois-ci la bataille sera encore plus rude et nous savons que notre meilleure défense est notre exposition à l’opinion internationale. L’interdiction de l’hebdomadaire coïncide avec la tenue au Maroc du premier congrès de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) dans un pays non démocratique. Dans son communiqué de protestation, la FIDH fait remarquer à Youssoufi les contradictions de sa décision. Il prétend la prendre dans « sa conviction de renforcer les espaces de liberté », alors même qu’il a utilisé le fameux article 77 du code de la presse qui a servi pendant des décennies à censurer son propre parti lorsque celui-ci était dans l’opposition. Le satisfecit que voulait donner cette puissante organisation au royaume en organisant son congrès à Casablanca pour la transition vers un État de droit dans laquelle il semblait s’être engagé va tourner à la catastrophe médiatique. Driss El Yazami, l’ancien opposant du régime et cheville ouvrière de la FIDH, se sent floué par cette décision liberticide. À notre retour de Paris, il invite Aboubakr Jamaï à la tribune du Congrès. Face aux caméras du monde entier, après un discours percutant, le jeune patron du Journal annonce sa décision d’entamer sur-le-champ une grève de la faim illimitée afin d’obtenir l’autorisation de ressusciter sa publication. Les débats prévus sur les avancées en matière de droits de l’homme sous Mohammed VI paraissent dès lors désuets. Youssoufi, qui avait quitté la salle avant l’intervention de Jamaï, est décrédibilisé. Ce scénario inattendu au Palais va le contraindre à reconsidérer sa position, surtout qu’une campagne de presse à l’internationale se fait de plus en plus l’écho de la fin du « printemps marocain ». Fouad Ali El Himma, en retrait depuis le début de la crise, reprend langue avec Fadel Iraki, l’actionnaire principal du Journal. Le rendez-vous aura lieu à Marrakech, alors que Jamaï, cloîtré depuis presque une semaine dans son bureau où il a installé un lit de camp, reçoit sans interruption les médias et enchaîne les conférences de presse jusqu’à épuisement. La mobilisation est à son comble, alors que l’État et sa justice se confondent dans des explications juridiques surréalistes pour justifier leur refus d’autoriser Jamaï à lancer un nouveau titre. Le parquet de Casablanca, censé donner ce sésame sur simple présentation d’un dossier, conformément au code de la presse, joue la montre en arguant que des pièces administratives n’ont pas été produites, sans pour autant préciser lesquelles. Alors en route pour Marrakech, Fadel Iraki reçoit un coup de téléphone de son ami Abderrahim Lahjouji, le patron de la CGEM, l’équivalent marocain du MEDEF, avec qui il s’était entretenu durant la journée. Il lui demande de faire demi-tour d’urgence et de le retrouver à son bureau privé de la rue d’Alger. Là, la surprise est de taille : Driss Jettou, alors conseiller du roi, l’y attend. Iraki m’appelle pour assister à la rencontre. L’échange est cordial, mais quelque peu tendu. Lahjouji y met beaucoup du sien, explique au conseiller les retombées néfastes de l’affaire et étale sous ses yeux les articles du Monde, du Figaro et de Libération qui parlent d’un retour aux années sombres. Jettou se tourne vers moi et me dit : « Écoute, je sais que tu es un garçon raisonnable. Le pays est lynché, demande à ton ami d’arrêter au moins sa grève de la faim et je te promets de solutionner le problème dans l’heure qui suit. Si vous faites ça, je vous invite tous les trois à dîner ce soir autour d’un tajine de poulet au citron. » Ce à quoi je réponds que, si Jamaï reçoit son autorisation avant la fin de la journée, nous serions honorés d’être invités à sa table. Au même moment, nous apprenons qu’ordre a été donné au procureur du tribunal de première instance de Casablanca de remettre en mains propres à un Jamaï triomphal son sésame. Jettou appelle alors El Himma de son portable et lui annonce avec satisfaction : « On a gagné ! » Nous dînerons alors le soir même autour du tajine promis au domicile de Lahjouji. Au dessert, Jettou aura cette phrase terrible : « Vous devez savoir qu’au Palais, on ne lit pas tous vos articles dans le détail. On s’arrête souvent sur un titre qui dérange, une formule, mais le sens général n’est pas souvent compris. Vous n’avez pas affaire à des intellectuels. » Pour garder la face, le procureur du roi sera dépêché sur le plateau de télévision de la chaîne 2M pour annoncer que Le Journal a finalement produit les pièces manquantes imaginaires. Le publicitaire Nourredine Ayouch, un proche du Palais, était passé opportunément à l’administration du Journal pour demander une copie du dossier initial, remis un mois plus tôt au procureur. Il ira le déposer au greffe du Tribunal, offrant ainsi à l’État le prétexte officiel pour céder à la pression médiatique. »

Mohammed VI, Le grand malentendu. Dix ans de règne dans l’ombre de Hassan II. Par Ali Amar. Ed. Calmann-Lévy.

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Maroc:  » Le prince qui ne voulait pas être roi  »

5052009

Maroc:

 

L’ancien correspondant à Rabat du quotidien espagnol El-Païs publie une œuvre sur le souverain marocain, dans laquelle il trace le portrait totalement différent de Mohammed VI et affirme que celui-ci ne voulait pas de la royauté et pensait régler le conflit du Sahara occidental par une consultation démocratique (référendum).

Un nouveau livre intitulé « Le prince qui ne voulait pas être roi » est en vente dans les librairies espagnoles. Il a été écrit par Feran Salis, un ancien correspondant du quotidien espagnol El Païs sur la vie du monarque marocain, Mohammed VI. Dans cet ouvrage, l’auteur dresse un portrait complètement différent de ce que l’on connaît du souverain alaouite. Il a entamé le livre par l’entretien que lui avait accordé Mohammed VI en mai 1997, alors qu’il était encore prince héritier, dans le cadre de la stratégie d’Hassan II de mettre son fils déjà sous les feux de la rampe afin qu’il soit connu par l’opinion publique interne et internationale. À ce sujet, le journaliste d’El Païs indiquera ne pas en tirer de fierté, car les questions et les réponses étaient l’œuvre du principal conseiller du palais royal, Azoulay, car le futur roi ne faisait que réciter mécaniquement des phrases à l’évidence bien apprises à l’avance lors de l’interview. Il relèvera néanmoins, que Mohammed VI avait commis une erreur de taille en reconnaissant que le conflit du Sahara occidental ne pouvait être résolu que dans le cadre d’une consultation démocratique, ce qui voulait dire tout simplement un référendum d’autodétermination. Cette réponse a été cependant supprimée de la version finale de l’entretien remise au quotidien El Païs par le conseiller Azoulay, souligne l’écrivain. L’autre passage intéressant de la publication est celui dans lequel il affirme que Mohammed VI ne voulait pas être roi. Ainsi, ce dernier s’écartait des affaires de l’État volontairement et se tenait à l’écart pour éviter d’être impliqué. Mais, il a failli être roi du vivant d’Hassan II, qui avait pensé à introniser son héritier avant de mourir, quand il s’était rendu compte de la gravité de sa maladie. Toutefois, le souverain défunt n’a pas pris de décision sur le sujet, parce qu’il n’avait encore tranché définitivement la question de sa succession, hésitant à confirmer qui allait prendre sa place, du moment que la constitution du Maroc lui laissait le champ libre. Il n’est, en effet, pas spécifié que c’est l’aîné qui devait être automatiquement le prince héritier. La décision n’a été prise que bien plus tard au profit de Mohammed VI, au détriment de son frère Rachid et de son cousin Hicham. L’auteur du livre expliquera à ce sujet qu’au Maroc, “derrière chaque prince se positionnent des castes de la société marocaine et même de la communauté internationale”, pour montrer que chaque prince possède son clan et ses supporters, qui le soutiennent afin qu’il puisse accéder au trône. Enfin, il ne manquera pas de parler des absences fréquentes de Mohammed VI de la vie politique marocaine, et ses nombreux voyages à l’étranger. L’écrivain indiquera que cela irrite la classe politique marocaine et attire l’attention du peuple marocain, notamment les internautes.




Maroc:La tante de Mohammed VI et ses nervis défigurent une avocate

25042009

Maroc:La tante de Mohammed VI et ses nervis défigurent une avocate dans La face cachée 1240665746_tata

Encore un drame dans la famille royale marocaine. Après le tonton flingueur de Mohammed VI qui a tiré sur un policier en septembre, voilà qu’une tantine et ses nervis défigurent une avocate.

Hafsa Amahzoun, soixante ans et des poussières, a deux particularités. Elle est la tante du roi du Maroc, Mohammed VI (M6), et est une dangereuse enragée. Selon le quotidien El Pais, elle a, avec quelques nervis, défiguré une pauvre avocate, dans la ville de Khenifra, le 14 avril dernier. La victime est aujourd’hui à l’hôpital en attente d’une opération de chirurgie réparatrice. Pour une histoire de plein d’essence !

Une grève des transports perturbe actuellement le ravitaillement des stations services à travers le royaume. Tout simplement insupportable pour la tante de M6 qui, à bord de son carrosse, a tenté d’intercepter près de la localité de Mrirt, dans le Moyen-Atlas, un camion du pétrolier Afriquia pour faire le plein et remplir les citernes de sa pompe à essence. Le chauffeur ne s’est pas démonté : le carburant qu’il transporte est destiné à une station-service de la ville de Khenifra, à une trentaine de kilomètres de là. Et à personne d’autre.

À la poursuite du chauffeur de camion

Refusant de se faire dévaliser, le chauffeur parvient à prendre la poudre d’escampette et, à bord de son camion, s’enfuit à 110 km/h sur la route. Selon le responsable de la section locale de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) cité par El Pais – une version analogue a été publiée dans deux quotidiens marocains –, une quarantaine d’hommes de main de l’altesse l’ont poursuivi à bord d’une dizaine de voitures.

Tout ce beau monde se retrouve finalement vers 23 heures à la station-service de Khenifra où le psychodrame prendra fin. Les gendarmes sont appelés à la rescousse et arbitrent : le carburant transporté dans le camion revient à la station-service et non à la tantine royale. Visiblement piqués, l’altesse et ses nervis, armés de gourdins et d’armes blanches, mettent alors à sac la station ainsi qu’un restaurant attenant. Des employés auraient également été tabassés au passage.

« Ici, tous les citoyens sont égaux devant la loi »

Effaré, le propriétaire de la station-service demande alors à son épouse, Fatima Sabiri, d’aller se réfugier au commissariat le plus proche. Avant de s’en aller en voiture, cette avocate déclare : « ici, tous les citoyens sont égaux devant la loi ». Crime de lèse altesse ! La tante de M6 poursuit alors l’insolente qui parvient à franchir le seuil du commissariat. Là, elle est rattrapée par l’altesse en furie et ses hommes de main qui, selon le président de l’AMDH et l’époux de la victime, prennent d’assaut le commissariat et frappent l’avocate avant de lui asséner deux coups de couteau, dont un au visage qui l’a défigurée.

Selon le mari, les policiers ont laissé filer les agresseurs sans les importuner et, pendant le martyr de son épouse, se sont contentés de demander aux sbires de l’altesse d’être « miséricordieux ». Si une plainte a bien été déposée et une manifestation de protestation, qui a rassemblé entre 3 000 et 4000 personnes, organisée à Khenifra par l’AMDH, ce drame moyenâgeux repose avec acuité la question de l’impunité de la famille royale.

La famille royale compte déjà un tonton flingueur

En septembre dernier, un oncle de Mohammed VI, Hassan Yacoubi, avait tiré sur un policier l’ayant interpellé après qu’il a brûlé un feu rouge à Casablanca. L’affaire avait été enterrée et le tonton flingueur déclaré malade mental. Qu’en sera-t-il avec la tante de Mohammed VI, Hafsa Amahzoun ? Il va être difficile d’inventer des excuses psychiatriques pour tous les crimes commis par des membres de la famille royale depuis que ces derniers sont portés à la connaissance du grand public.

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gare au marocain qui oserait se mettre sur le chemin de la mafia des  Alaouites …




Maroc:Rapport accablant des parlementaires européens sur le Sahara occidental

20032009

Maroc:Rapport accablant des parlementaires européens sur le Sahara occidental dans La face cachée 1237591356_1%20sahara

Un rapport sur le Sahara occidental rédigé par Une délégation de parlementaires européens suite à des visites dans la région et rendu public par le journal espagnol « El Pais« . Mardi dernier, la Délégation ad-hoc pour le Sahara occidental a adopté son rapport. Accablant pour les forces d’occupation marocaines:

Délégation ad-hoc pour le Sahara occidental

Rapport de M. Ioannis Kasoulides, Président de la Délégation ad-hoc pour le Sahara occidental, co-signé par M. Carlos Iturgaiz, Président de la Délégation pour les Relations avec les Pays du Maghreb, pour la partie concernant la mission conjointe des deux Délégations à Rabat et à Laâyoune

1. Le mandat de la Délégation

Suite à la répression des manifestations à Laâyoune de mai 2005, la Délégation adhoc pour le Sahara occidental a été mise en place et mandatée par la Conférence des Présidents d’enquêter sur la situation des droits de l’homme dans la région, mandat réitéré par la Conférence des Présidents le 23 octobre 2008.

La Délégation ad-hoc a effectué un premier voyage à Tindouf du 15 au 18 septembre 2006. Son projet de voyage à Rabat et à Laâyoune, en revanche, s’est réalisé seulement les 26 et 27 janvier 2009. Une visite du Président Pöttering au Maroc en mai 2008 a finalement permis de surmonter le différend autour de la composition de la Délégation qui avait bloqué la mission auparavant. Il a ainsi été convenu d’une mission conjointe composée de deux membres de la Délégation ad-hoc pour le Sahara occidental et de trois membres de la Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb.

Conformément à son mandat, la Délégation s’abstient de tout jugement concernant la question du statut politique du Sahara occidental. L’objectif de sa mission étant purement humanitaire, elle considère que les droits de l’homme de la population sahraouie méritent un respect sans entraves, et ce indépendamment de la persistance du problème politique. Par le biais d’un dialogue constructif avec les autorités elle entend ainsi aider au mieux la population sahraouie et à améliorer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la région.

2. Statut du Sahara occidental

Le Sahara occidental est inscrit depuis 1963 sur la liste onusienne des territoires non autonomes qui restent à décoloniser. Conformément au droit international, le statut de territoire non autonome ne cesse que par l’exercice du droit à l’autodétermination. La situation des droits de l’homme des Sahraouis est intrinsèquement liée à l’impossibilité, jusqu’à ce jour, de résoudre cette question de l’exercice de l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.

Depuis la création de la Délégation ad hoc en 2005, la question du Sahara occidental s’est vu insuffler une certaine dynamique. Le 11 avril 2007, le Maroc a soumis au Conseil de Sécurité des Nations-unies une proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine. Le 10 avril 2007, le Front Polisario, avait transmis sa proposition précisant qu’une autonomie ne pourrait être acceptée que par voie référendaire et proposant de négocier des garanties politiques, économiques et sécuritaires pour populations marocaines résidant au Sahara occidental au cas où le référendum d’autodétermination déboucherait sur l’indépendance. Dans sa résolution 1754 du 30 avril 2007, le Conseil de Sécurité prend acte des propositions du Maroc et du Front Polisario qui ont constitué la base de quatre rounds de négociations à Manhasset (USA) sous l’égide de l’ONU et en présence de représentants mauritaniens et algériens. Dans ses résolutions 1783 du 31 octobre 2007 et 1813 du 30 avril 2008, il encourage les parties à poursuivre résolument leurs négociations.

3. Visite à Tindouf

Une composante de la délégation ad hoc pour le Sahara occidental s’est rendue à Alger ainsi qu’à Tindouf à la mi-septembre 2006, ce qui lui a permis de visiter, sur le sol Algérien, les camps sous contrôle du Front Polisario, lequel s’est montré d’une extrême disponibilité: des rencontres ont en effet eu lieu avec le Président de la RASD, M. Abdelaziz, M. Abdelkader Taleb Omar, Premier Ministre, M. Salek Baba Hasna, Ministre de la Coopération, le Président du Croissant-Rouge Sahraoui, M. Bulubeini Yahia et les diverses composantes de la vie associative et de la société civile, très présente dans les camps (notamment les associations Equité et Justice ainsi qu’ Afapredesa). En revanche, les autorités algériennes n’ont pas donné suite aux demandes de réunions avec la Délégation lors de son séjour à Alger; cette journée a toutefois été mise à profit par l’organisation d’un échange de vues approfondi avec les principaux acteurs de la communauté internationale impliqués d’un point de vue humanitaire dans le conflit sahraoui (Haut Commissariat pour les Réfugiés des Nations-unies, Programme Alimentaire Mondial et les services opérationnels relevant d’ECHO).

L’assistance internationale a en effet débuté, envers les quatre camps de Tindouf, en 1976, à l’arrivée des premiers réfugiés. Ce n’est que relativement récemment, depuis 2005, que le HCR a étendu ses activités à la protection des réfugiés et est devenu, graduellement, également impliqué dans le développement de mesures propres à rétablir la confiance entre les parties, telles que préconisées par les Nations-unies.
C’est ainsi que le HCR se charge de la promotion des contacts entre les familles sahraouies séparées entre les territoires sous administration marocaine et les camps de Tindouf: des lignes téléphoniques directes ont donc été établies, quoique en quantité insuffisante. Les années récentes ont également vu l’organisation de séminaires sur des sujets non controversés (environnement, folklore…).


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Maroc:la vague s’est retirée, va bientôt y avoir la sécheresse !

7032009

Maroc:la vague s'est retirée, va bientôt y avoir la sécheresse ! dans La face cachée 1236415580_Copie%20de%20sechresse%20maroc

Qui est le véritable décideur de la politique économique au Maroc ? Le roi ? Les multinationales ? le ministre de l’Economie ou le FMI ? Vous avez tout faux. Les véritables économistes en chef du royaume enchanté s’appellent Stratus et Cumulus. Et ce sont ces nuages qui dictent, selon qu’ils débarquent en nombre ou pas dans nos cieux, l’état de santé du PIB marocain. Pour rappel, l’agriculture pèse pour environ 15% du PIB et seuls 16% des terres cultivées sont irrigués, tandis que les 84% restants dépendent d’une pluviométrie incertaine. Alors, quand  le ministre de l’Economie se gargarise des 7% de croissance, ou quand le Centre marocain de conjoncture balance ses prévisions, n’y prêtez pas trop attention. Contentez-vous de lever les yeux vers le ciel et de chanter : “Goulou lâam zine…

Bref… L’Economie marocaine à la merci de la pluie.




Maroc:Rabat interdit les noms berbères

22022009

Maroc:Rabat interdit les noms berbères dans La face cachée 1235352284_1AMAZIGOPHOBIE 

Les Néerlandais marocains ne peuvent plus donner de nom berbère à leurs enfants selon les autorités marocaines. Ainsi l’identité islamique sera mise en avant. Cette semaine, le gouvernement marocain a envoyé à tous les ambassades et consulats une liste avec les noms interdits. On remarquera que, cette fois-ci, il s’agit de noms berbères.

La majeure partie des Marocains aux Pays-Bas est berbère. Ils sont maintenant forcés de donner un nom marocain musulman à leurs nouveau-nés. Le Maroc veut, de cette manière, préserver l’identité marocaine de ses sujets, ainsi que celle des Néerlandais marocain.

« Nous interdisons les noms berbères parce qu’ils sont contraire à notre identité et parce qu’ils ouvrent la porte à la diffusion de noms sans signification » déclare Idris Bajdi, haut fonctionnaire des Affaires Intérieures du Maroc.

Actuellement, les communes néerlandaises utilisent aussi une liste de noms « approuvés ». Les Néerlandais marocains doivent y choisir un nom lorsqu’ils vont déclarer leur enfant.

Les Néerlandais marocains ne sont pas contents de cette nouvelle mesure. Moussa Aynan, conseiller communal PvdA de Haarlem, considère la décision de Rabat comme une provocation. « Le Maroc met en oeuvre une islamisation aveugle du pays, de gens qui n’y habitent plus depuis longtemps et des Européens marocains qui n’y sont même pas nés.

En interdisant explicitement des noms berbères séculaires, le Maroc montre clairement quelle identité il veut avoir : arabe. Et les Berbères ne sont pas arabes ». Aynan y a lui-même été confronté lorsqu’il a voulu donner un nom non musulman à ses enfants.

Pour les Berbères, la décision est une preuve flagrante que la Maroc veut se débarrasser de la langue et de la culture berbère. Une politique qui, selon les critiques, est déjà à l’oeuvre depuis des années pour arabiser complètement le Maroc. Les militants berbères au Maroc y ont réagit vivement. Dans une déclaration au media arabe Al-Arabiya, le militant Ali Khadawi a déclaré que « que c’était une honte pour le Maroc » et la militante des droits de l’homme Rabeia al Zuheiri parle « d’une large forme de discrimination, de la marginalisation des régions berbères à l’interdiction des noms berbères ».

La membre PvdA de la Chambre, Samira Bouchibti, abonde dans ce sens « Nous devons nous débarrasser de cette liste de noms et de cette ingérence. Je veux moi-même pouvoir déterminer de quelle façon je veux appeler mon enfant. C’est de la discrimination ».

Pendant une rencontre du PvdA, le dirigeant du parti Wouters Bos a dit que les doubles passeports appartiennent aux Pays-Bas. Bouchibti « Quoique que Wouter Bos dise, il n’a pas de double nationalité obligée et ne sait donc pas ce que cela signifie dans la pratique ».

1235352368_Goutte dans La face cachée 

Article original







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