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MAROC • Ali Lmrabet : mes carnets de prison

9072008
Condamné à trois ans de prison pour « outrage au roi », le journaliste Ali Lmrabet cohabite avec les trafiquants de drogue et les victimes de la torture. Courrier international publie sa troisième chronique.
Fin août, quelques semaines avant que je ne sois à nouveau renvoyé à la prison de Salé, j’ai eu, au service pénitentiaire de l’hôpital Avicenne, une étonnante conversation avec Mustapha Alaoui – le doyen des journalistes marocains y était également détenu. Alaoui m’a raconté une histoire sidérante, mais néanmoins significative. Quand une délégation de la Fédération des éditeurs marocains de journaux a rendu visite au conseiller royal Mohamed Méziane Belfquih pour plaider mon cas et celui d’Alaoui, le fonctionnaire royal leur promit d’intercéder auprès du souverain à une seule condition : gommer mon nom de la requête, ce qui fut fait. Alaoui a été libéré et moi expédié en prison, merci confrères !
La première chose que je vois dès que je foule le sol de la prison, ce sont les « vibreurs », des détenus atteints par une sorte de tremblote violente et permanente qui les empêche de marcher, de se mouvoir et même de s’exprimer normalement. Pour se déplacer, ils doivent être soutenus par d’autres détenus. Quelqu’un m’explique que ce sont des toxico-dépendants, en manque.

« Tu te crois prisonnier politique, on va régler ça »
Normalement, c’est l’un des infirmiers de la prison qui leur fournit leur dose quotidienne de karkoubi (comprimés), mais, comme les mesures de sécurité ont été renforcées après l’arrivée massive d’islamistes, ce membre du « personnel soignant » préfère attendre que les choses se passent avant de reprendre son juteux commerce. Mais d’où sortent les fameux karkoubis ? C’est l’Etat marocain qui les fournit, et gratuitement. La combine est simple : l’infirmier est de mèche avec un médecin qui signe des ordonnances ; c’est l’administration pénitentiaire qui paie les « médicaments », et les deux compères demandent aux « malades » une contribution. Gardiens et détenus connaissent ce stratagème, mais personne ne parle parce que tout le monde y trouve son compte. Tout le monde ? Non, les vrais malades, ceux qui nécessitent des soins lourds, que l’administration pénitentiaire rechigne à payer, restent à l’écart de ce système.
Un très jeune détenu du nom de Wadie Laalaili, atteint d’un cancer ORL qui le fait horriblement souffrir, passe son temps à hurler. Quand je suis intervenu en sa faveur, j’ai été pris à partie par Hamid, l’infirmier de service, et par Abdelkrim, un gardien connu pour sa brutalité. Un soir, j’ai même reçu la visite de ces deux fonctionnaires, qui m’ont lâché : « Tu te crois prisonnier politique, on va régler ça. On va attendre que tu ailles à la salle des visites, puis on fourgue un kilo de haschisch dans ta cellule, et le tour est joué. » Ils en sont capables.

L’adjudant-chef A. S. est passé à la gégène
Le 1er septembre 2003, la direction de la prison a confisqué 2,5 kg de haschisch dans une cellule. Il n’est pas rare, quand on se balade dans une aile de cette taule, de humer les effluves du shit. Un prisonnier m’a même expliqué qu’avec l’arrivée des barbus les « affaires » étaient devenues difficiles. La barrette de 100 grammes de notre haschisch national vaut aujourd’hui 1 000 dirhams [100 euros] alors qu’il y a quelques mois elle ne valait que 200 dirhams.
L’hebdomadaire Al Ousbou a publié récemment une incroyable information : un trafiquant de drogue incarcéré à Salé aurait offert à la prison des dizaines de tables et de chaises. Il n’en faut pas plus pour faire croire à certains esprits chagrins que l’argent de la drogue finance une prison marocaine.
Autre histoire de drogue, mais d’un autre calibre. Un matin, à la fin de l’été, la prison s’est remplie de juges, de procureurs, de policiers et de militaires. Ces serviteurs de l’Etat n’étaient pas là en visite guidée ou d’inspection. Ils étaient tous en état d’arrestation. Après la détention de deux « capos » de la drogue hispano-marocains, Mounir el-Ramach et « El Nene », qui auraient donné des noms lors d’interrogatoires brutaux menés par la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ), les autorités marocaines ont mené une véritable rafle dans leurs propres rangs à Tétouan, dans le nord du pays. Parmi ceux qui ont été arrêtés, il y a sûrement des coupables, mais aussi des innocents.
Une première dans l’histoire du Maroc, la rafle a touché des présidents de chambre criminelle, des procureurs, des préfets de police, un agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), plusieurs civils, une bonne pelle de policiers et de militaires.

Il y a plusieurs groupes dans cette fournée. Le premier, composé de magistrats et de flics, n’a pas été « molesté ». Le deuxième groupe, celui des civils, non plus. L’un de ces derniers, un commerçant de meubles qui se targue d’amitiés très haut placées, serait prêt, dit-on, à donner des noms qu’aucun juge d’instruction n’aurait le courage d’enregistrer. Le troisième groupe, celui des militaires et des gendarmes, a visiblement souffert le martyre, c’est-à-dire qu’il a été torturé. Transporté par hélicoptère de Tétouan, et conduit les yeux bandés dans un lieu secret près du zoo de Témara, dans la banlieue de Rabat, l’adjudant-chef A. S. est passé à la gégène, une gégène marocaine et moderne. Le 30 septembre, alors que je me trouvais à l’infirmerie, je l’ai entendu se plaindre de ses reins. Il racontait qu’il avait subi un calvaire. Dans le lieu « secret », il avait eu droit à la méthode du « chaud et froid » : le malheureux est attaché à un ventilateur d’air chaud, collé contre sa poitrine ; puis à un certain moment, on amène un ventilateur d’air froid, cette fois-ci contre son dos. Ce mélange de température rend la victime folle de douleur.
Et dire que le Maroc se prépare à présenter à la mi-novembre, devant la Commission des droits de l’homme de l’ONU, un rapport attestant de l’inexistence de la torture dans le royaume ! Pourtant, il suffit de visiter la prison de Salé, où je suis logé de force aux frais de l’Etat, pour se rendre compte que certaines fâcheuses habitudes n’ont pas disparu.
Au milieu du bâtiment central, il y a un endroit, une sorte de petit hall grillagé et battu par les vents, que les détenus appellent avec effroi le « jardin ». Bel euphémisme pour désigner un lieu qui n’a ni eau ni toilettes, et où sont enchaînés pendant des jours, pieds et poings liés par des menottes, les prisonniers récalcitrants – le Moyen Age. Un jour, j’ai montré ce lieu infâme à mon avocat, le bâtonnier Jamaï, également président de l’Observatoire des prisons. « Ils n’ont pas le droit ! » s’est-il écrié.

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Un hélicoptère venant du Maroc avec du cannabis intercepté en France

23062008

Un hélicoptère venant du Maroc avec du cannabis intercepté en France dans La face cachée

PARIS (AFP) — Un hélicoptère, en provenance du Maroc avec 560 kg de résine de cannabis à son bord, a été intercepté dans le sud de la France par la gendarmerie, une première dans le pays dans une affaire de trafic de drogue, a-t-on appris lundi de source proche de l’enquête.

La cargaison a été estimée à 600.000 euros environ.

Une dizaine de personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Les arrestations ont eu lieu dans un terrain vague près de la ville de Béziers (sud) au moment où un hélicoptère transportant la drogue s’apprêtait à décoller vers la région parisienne.

Parmi les personnes arrêtées figurent plusieurs Corses dont un ancien président de la chambre de commerce et le gérant d’une société d’hélicoptères.




Maroc: سيدي افني تحت الحصار Sidi Ifni en état de siège

15062008

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Depuis le samedi 7 juin, la ville de Sidi Ifni, au royaume de la corruption, est assiégée par différentes forces de répression : armée, gendarmerie, etc. La population vit dans un état de terreur à cause des assauts policiers contre les maisons, des pillages et des arrestations. Les jeunes qui ont fui et se sont réfugiés dans les montagnes, aux alentours de la ville, sont toujours poursuivis par les forces de l’ordre et leurs chiens. Le tout se déroule dans le silence quasi-complet des médias makhzenien.

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Maroc:Quatre morts dans un accident de la route

28052008

Quatre personnes ont été tuées dans  un accident de la route survenu mardi près d’El Hajeb, sur la  route menant à Khénifra, au centre du Maroc.      Selon des sources de la gendarmerie et de la protection civile, l’accident s’est produit lorsqu’un camion est entré en collision  frontale avec une voiture légère qui venait en sens inverse. 

     Les victimes, tous passagers du véhicule léger, ont été  évacués vers la morgue de l’hôpital Mohammed V de Meknès. 

     Cet accident serait dû au non-respect du code de la route et à l’inadvertance.

 

Quatre morts et deux blessés dans un accident de la route survenu lundi  dans la province de Settat.

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Maroc: les accidents de la route et la corruption

14052008

Le Maroc est le champion toutes catégories en matière d’accidents de la route. le parc automobile Marocain comprend des voitures dans un tel état de delabrement que la plupart des touristes qui visitent le Maroc les qualifient de cercueils roulants surtout les Taxis collectifs et les autobus des voyageurs.
Les assassins sont connus et ont pignon sur rue,ils portent même des uniformes du Makhzen et se tiennent au bord de la route, eux mêmes victimes d’un système et d’une « culture » de « tadwira » instaurée par le makhzen pour mieux contrôler le peuple Marocain.
En effet les taxis collectifs et les autobus voyageurs :c est a dire ceux qui transportent plus de 90% de la population ont depuis longtemps intégré dans leur gestion « ces compléments de salaires » qui’ils doivent verser au gendarme  et ils ne leur reste plus de quoi entretenir les véhicules,pire ils sont parfois obliges de prendre des passagers en surnombre pour pouvoir acquitter le montant de « tadwira » que les bandits de grands chemins en uniforme du makhzen  leur soutirent.
Si on regarde le nombre d’accidents(par jour ou même par semaine)ou sont
impliques les camions et les taxis collectifs(cible privilégiées des bandits du général Benslimane) homme fort du régime makhznien on comprend que les bandits sont directement responsables de la morts de centaines de milliers de Marocains
qui sont dans l’obligation d’emprunter ces « cercueils roulants » pour voyager. 

Un internaute marocain




Maroc:L’armée marocaine se déleste de gradés barbus

12052008

Maroc:L’armée marocaine se déleste de gradés barbus dans La face cachée 1210501297_ALLAH AKBAR 

Une trentaine de gradés marocains ont été mis en retraite anticipée en raison de leurs penchants islamistes. Et toutes les bidouilles administratives sont bonnes pour les renvoyer dans leurs pénates.

C’est une question récurrente en Europe : quel est le taux de pénétration des barbus au sein de l’armée marocaine ? Si le royaume de Mohammed VI se garde bien de disserter sur le sujet, il n’en reste pas moins qu’il tente d’effectuer régulièrement le ménage. Sympathisants du mouvement islamiste Justice et Bienfaisance (dont plusieurs femmes de gradés font partie), militaires pratiquant scrupuleusement la prière en dépit de la fermeture des salles de prières dans les casernes depuis les attentats de Casablanca de 2003, militaires ayant à un moment donné eu des contacts avec des djihadistes… Tout y passe et qu’importe le grade.

Ainsi, récemment, une trentaine de gradés jugés un peu trop barbus auraient été révoqués ou mis en retraite anticipée. Et ce aussi bien dans les armées de terre, de l’air que de la marine. « Une réunion chapeautée par le 5è bureau (sécurité militaire) a eu lieu il y a environ quatre mois. Il y avait des responsables de la Dged (équivalent marocain de la Dgse), de la gendarmerie royale et des différentes inspections de l’armée de terre, de l’air, de la marine ou encore des forces auxiliaires. Les hommes du 5ème bureau sont arrivés avec une liste de noms de militaires qui pratiquaient des activités considérées comme limites. C’est par exemple le cas de se lever la nuit pour prier ou de donner régulièrement de l’argent aux pauvres [1] » témoigne l’un des gradés concernés.

Retraite anticipée

Pour les mettre sur la touche, l’armée marocaine a trouvé la parade : les pousser vers la retraite anticipée. Pour un officier, celle-ci peut-être obtenue après vingt et un ans de service. Mais si c’est l’officier lui-même qui la demande, il touchera une solde moins avantageuse que si c’est l’armée qui effectue la démarche par le biais d’une réforme « médicale » ou « disciplinaire ». Pour le militaire, la différence est de taille. Ainsi, un commandant qui gagne environ 10 000 dirhams par mois en service touchera aux alentours de 5 000 dirhams s’il demande à partir en retraite anticipée contre 7 000 dirhams si l’armée se débarrasse de lui par ce biais.

Histoire d’acheter la paix sociale dans les casernes, l’armée a bien sûr choisi la seconde option, quitte à faire cracher les caisses de retraite. Et dans un grand élan de générosité, le royaume a même « proposé » à ses gradés barbus étant à quelques mois de pouvoir prétendre à une retraite anticipée de rentrer chez eux immédiatement.

[1] Au vu de l’incurie et de la corruption des pouvoirs publics marocains, les activités de bienfaisance sont souvent le fait de mouvements islamistes.

Ici




Maroc: le sniper de Targuist sur Al-Jazira

5052008

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Ces  vidéos visionnées par des milliers d’internautes montrant des gendarmes en flagrant délit de corruption très répandue au Royaume Enchanté.

le Maroc a besoin de milliers de « snipers » pour sauver le pays du fléau de la corruption

Au Royaume Enchanté : Tout change pour que rien ne change

Pour en savoir plus : cliquez ici , ici , ici , ici, ici




Maroc: Condamnation Abdelaziz Izzou ancien chef de la sécurité des palais royaux

20032008

Maroc: Condamnation Abdelaziz Izzou ancien chef de la sécurité des palais royaux  dans La face cachée i67162Maroc 

Abdelaziz Izzou :Un flic pourri

L’ancien chef de la sécurité des palais royaux du Maroc, Abdelaziz Izzou, a été condamné mercredi à Casablanca à deux ans de prison ferme, dont 18 mois avec sursis, et à verser une amende de 1200 euros pour avoir été reconnu coupable de corruption dans le cadre d’un trafic international de stupéfiants qui remonte à 2006.

En 2002, il aurait reçu d’un baron marocain de la drogue, Mohamed El Kharraz, quelque 63.000 euros pour la rénovation des locaux de la préfecture de police de Tanger, dans le nord du royaume, en échange de sa protection.

Le tribunal de Casablanca a également condamné M. El Khatrraz, 44 ans, à huit ans de prison ferme et à verser une amende de 45.000 euros, autorisant la confiscation de ses biens estimés à 480.000 euros.

Des 17 prévenus qui ont comparus mercredi devant le tribunal de Casablanca pour la même affaire, figurent 11 officiers de police, de gendarmerie et des agents du ministère de l’Intérieur.

Ils étaient tous poursuivis pour « trafic international de stupéfiants, corruption, abus de pouvoir, non dénonciation d’un criminel recherché par la justice et incitation à l’émigration clandestine ».

Le tribunal a acquitté huit d’entre eux, condamnant les autres à des peines allant de deux mois à huit ans de prison ferme.




Maroc:Les Forces armées royales (FAR)

25022008

« Au Maroc, l’armée reste une force mal connue, la presse n’en parle jamais sinon pour exalter son rôle dans la « défense du trône ». Commandée par le roi, qui cumule les titres de chef suprême et de chef d’état-major général, son budget, lorsqu’il est présenté aux députés, ne fait l’objet d’aucune discussion. Il est voté tel quel.Depuis les deux coups d’État fomentés par l’armée au début des années 1970, Hassan II méfiant à l’égard des militaires, les faisait surveiller par la gendarmerie de l’inamovible général Housni Benslimane. Pas un déplacement de l’armée n’est passible s’il n’est encadré par les gendarmes. Et, lorsque des exercices de tirs sont organisés, la gendarmerie est là qui fait les comptes des munitions utilisées. « Benslimane est le vrai patron de l’armée », affirme un officier sous couvert d’anonymat.Pour ôter à ses généraux toute velléité de coup d’État, Hassan II avait imaginé une autre parade : les enrichir par l’octroi de fermes agricoles, de lotissements à bâtir ou simplement en les laissant se livrer à toutes sortes de trafics juteux. La recette a été efficace. Grâce aux largesses du roi défunt, à son laxisme, quantité d’officiers supérieurs ont bâti des fortunes colossales dans l’immobilier, l’agriculture, la pêche ou l’industrie.

« Des grades au commandement des unités, tout ce qui est source d’enrichissement rapide s’achète et se vend », accuse un officier d’infanterie. Les bons de carburant distribués aux unités sont revendus à l’extérieur des casernes. Des officiers prélèvent leur dîme sur la nourriture destinée aux soldats. D’autres n’hésitent pas à mettre la main sur les primes octroyées aux militaires en garnison au Sahara occidental. Au Maroc où le chômage des jeunes atteint des proportions catastrophiques, il faut même payer pour pouvoir être enrôlé dans l’armée. »
Extraits d’un article de Jean-Pierre Tuquoi, Le Monde, décembre 1999.

L’affaire Mustapha Adib « L’histoire de ce jeune officier d’aviation – il a 31 ans – bien sous tous rapports commence en octobre 1998. Choqué de voir son lieutenant-colonel arrondir ses fins de mois en revendant le carburant destiné à l’armée, il écrit au futur Mohammed VI, alors prince héritier et coordinateur des bureaux et services de l’état-major. Le prince ordonne une enquête, qui confirme ses dires. Le lieutenant-colonel coupable de détournement est poursuivi et condamné. Mais la hiérarchie militaire, elle, se venge : brimades, humiliations, mutations… Le jeune capitaine décide, malgré le règlement, d’alerter la presse étrangère. Son histoire est publiée le 16 décembre dans les colonnes du Monde. Poursuivi en justice pour « violation des consignes militaires et outrage à l’armée », il a été condamné, le 17 février, à cinq ans de prison, au terme d’un procès à huis clos émaillé d’incidents de séance, mais qui aura eu le mérite de poser – au grand jour – le problème de la corruption » (L’express mars 2000)

Mutapha Adib a été condamné à la peine maximale par le tribunal militaire de Rabat (cinq ans d’emprisonnement) au terme d’un procès à huis clos sans que ses droits à la défense ne soient respectés. La condamnation a été cassée par la Cour suprême en juin 2000 une première au Maroc. Un second procès du même style réduit la peine de prison de moitié en octobre 2000. Comme lors du premier procès, le tribunal a refusé d’entendre Moustapha Adib ainsi que les témoins de la défense. En février 2001, la Cour suprême rejète le pourvoi en cassation. Le jeune officier reste en prison. La hiérarchie militaire a été plus puissante que la Justice.

En 2000, Transparency International, une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption, lui a décerné le Prix de l’intégrité 2000, maigre consolation pour le jeune homme qui a été déchu de son grade et rayé des cadres de l’armée par le roi Mohammed VI.

Mohammed Adib a été libéré en mai 2002 après avoir purgé sa peine de deux ans et demi de prison. Il ne sera pas réintégré dans l’armée.




Maroc : Condamné pour délit d’opinion, il meurt en prison à l’âge de 95 ans

24022008

Le doyen des prisonniers marocains est décédé, seul, dans le froid de sa cellule de la prison de Settat, le jeudi 14 février 2008. Agé de 95 ans, Ahmed Nasser, un vieillard sénile et paralytique, avait été arrêté le 4 septembre 2007 pour atteinte aux sacralités.

Ahmed Nasser qui se déplaçait sur une chaise roulante avait pris le  bus à Casablanca pour rendre visite à son frère à El Youssoufia où la gendarmerie  royale l’a appréhendé  à la descente, suite à une dénonciation par un policier  qui se trouvait parmi les passagers,

La veille de sa mort, son fils a essayé de demander son hospitalisation, le lendemain quand il est revenu le voir on lui a dit qu’il était mort.

les marocains ont été bernés au nom de la reconciliation!







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