Maroc:arrestation d’un responsable local des droits de l’homme

27 06 2008

Le responsable d’une organisation des droits de l’homme à Sidi Ifni, dans le sud marocain, a été arrêté dans la nuit de jeudi à vendredi à Rabat, a annoncé dans un communiqué le Centre marocain des droits humains (CMDR). 

Selon cette association, « dix policiers en civil ont fait irruption vendredi à 01H30 (00H30 GMT) au domicile d’Ibrahim Sebaa El Layl à Rabat et l’ont conduit vers une destination  inconnue ».

« Cette arrestation est intervenue quelques heures après une conférence de presse convoquée par le Centre, au cours de laquelle Ibrahim Sebaa El Layl avait pris la parole après la présentation d’un rapport préliminaire sur les violences à Sidi Ifni », que le CMDR qualifie de « violations graves des droits de l’homme ».

Une violente intervention policière le 7 juin pour dégager les entrées du port de Sidi Ifni, bloquées par des jeunes chômeurs, s’était soldée officiellement par 48 blessés, dont 28 policiers, et 188 interpellations.

Au cours de cette conférence, une jeune femme et un jeune homme de Sidi Ifni ont affirmé que l’intervention policière s’était traduite par « l’irruption dans les domiciles, la destruction de meubles, des coups contre les habitants et des harcèlements et attouchements sexuels sur les femmes ».

M. Sebaa El Layl a été inculpé le 13 juin avec le directeur du bureau de Rabat de la chaîne TV Al-Jazira, Hassan Rachidi, « pour diffusion d’une fausse information et complicité ».

Il avait affirmé à la presse le jour de l’intervention policière qu’il y aurait « entre un et cinq morts », ce que les autorités marocaines ont catégoriquement démenti.

« L’Etat a été défaillant dans la prise en charge de la situation économique et sociale à Sidi Ifni qu’on savait tendue », a par ailleurs affirmé vendredi à l’AFP la présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Souheir Belhassen.

« On ne remplace pas la négociation par la force », a-t-elle dit.

Selon une enquête menée conjointement par la FIDH et ses organisations locales au Maroc, a-t-elle ajouté, « il n’y a pas eu de morts et il n’y a pas eu de viols, mais il y a eu torture avérée notamment à l’égard des femmes ainsi que des violations graves des droits de l’homme ».

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