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Les deux faces du Maroc

26032008

Pour le voyageur qui débarque à Casablanca, la capitale économique, les artères du centre de la ville jettent l’illusion: distributeurs de billets de banque, cyber-cafés, GSM, journaux économiques,… L’illusion de la modernité est là d’autant plus que quelques multinationales ont pignon sur rue: Daewoo, Accor, Thomson. La bourse de Casablanca est florissante.
Mais si ce voyageur quitte les autoroutes à péage qui relient les grandes villes entre elles, il entre dans un autre monde: celui des campagnes abandonnées par le pouvoir central. Peu d’écoles et de centres santé, pauvreté endémique. Les lumières de la ville attirent
chaque année bon nombre de ruraux qui viennent grossir le lot des sans-emploi dans les bidonvilles des grandes agglomérations.




Maroc :La corruption

26032008

Maroc :La corruption dans La face cachée

Younes Fennich
caïd limogé pour avoir critiqué la corruption au Royaume Enchanté

Très chères lectrices et amis lecteurs, cette fois vos questions vont, à mon humble avis, à l’essentiel. Oui, j’avais décidé de mettre un point final à cette première partie de ce complot pacifique contre le sous développement parce que je pense avoir fait un peu le tour des questions nécessaires à même d’orienter le travail à venir, soit la deuxième partie de ce même travail. Est-ce moi-même qui rédigerais cette dernière aussi ? Je reporte la réponse à cette question pour des nécessités liées à la transparence…Cela parait absurde, je sais, mais patience…Nous ne sommes pas les seuls à lire ce modeste écrit…Mais passons ! Nous avons au Maroc un seul et unique problème : La corruption. Nos ressources sont extraordinaires. Le géni marocain existe. Réellement. L’énergie des marocains est intarissable…L’intelligence marocaine est une intelligence supérieure. J’en possède les preuves les plus formelles…Je n’en dirai pas plus car comme je vous l’ai révélé, nous ne sommes pas les seuls à lire ce modeste écrit…Bien.
Qu’attendons-nous alors pour faire du Maroc, notre Patrie, un pays développé ? Ce n’est pas si simple direz-vous très chères lectrices et chers lecteurs. Pourtant, si ! Nous avons juste besoin d’y voir clair…Mais, patience, chaque chose en son temps…Il ne faut jamais dépasser la dose* prescrite…Bref, vos questions ont été très nombreuses cette fois-ci. Je serais néanmoins tenté de croire, à travers les correspondances que je reçois, que ce sont surtout les chères lectrices qui se soucient le plus de l’avenir de leurs enfants, du fléau de la corruption, de l’avenir du Maroc, du développement, des énigmes de l’Administration etc. Je veux dire en fait que les femmes s’expriment plus que les hommes ces derniers temps…par rapport au complot pacifique contre le sous développement…Bien évidemment, cela ne veut aucunement dire que les hommes ont baissé les bras…Non ! C’est juste que les femmes ont plus tendance à participer aux débats…Elles sont peut être plus volontaires…Les hommes auraient tendance à lire, à suivre, sans pour autant émettre leurs avis en général…Que se passe-t-il ? Rien de bien grave. L’essentiel c’est qu’hommes et femmes réfléchissent, désormais, au Maroc. C’est ce qui compte et c’est là un excellent signe. Bien.
Les corrompus. La justice. Imaginons qu’un agent de l’autorité de gros calibre a été condamné par la justice pour corruption sur la base d’une photocopie ! Que veut-on au juste ? Savoir s’il s’agit vraiment d’un corrompu ou si la loi a été appliquée… ? En Islam on ne juge que sur la base de preuves indiscutables, on ne juge que sur la base de ce qui est apparent…Pas d’inquisition en Islam. Pourtant, un tribunal marocain a condamné un fonctionnaire à dix ans d’emprisonnement pour corruption etc. La cour suprême a finalement disculpé le mis en cause après quatre années que la « victime » a passé derrière les barreaux ! Ce mis en cause était-il vraiment innocent ? C’est Dieu qui sait. Mais aux yeux d’un tribunal il ne l’était pas en tout cas. Comment se peut-il qu’un juge marocain condamne un homme à dix ans de prison, une sentence si lourde, sans preuves valables ? Le juge ou les juges en question devraient-ils être jugés ? Devraient-ils passer devant un conseil disciplinaire ? L’indépendance de la justice. Est-ce l’indépendance des juges… ? Un juge indépendant est-ce un juge qui juge en son âme et conscience ? Imaginons le cas d’un juge corrompu qui soit indépendant en plus…Tellement indépendant qu’il peut se permettre de faire fi! des règles élémentaires de l’honnêteté…Pouvons-nous juger nos juges sur la base de quelques procès politiques comme il y en a partout de par le monde sans exception aucune… ?
La justice est une administration comme une autre en fin de compte…D’un côté nous ne sanctionnons pas nos mauvais administrateurs, et d’un autre côté non seulement nous n’encourageons pas nos administrateurs incorruptibles mais nous en sanctionnons un bon nombre…Où est la justice dans tous ça ? Quelque que soient les situations qui se présentent, un ministre marocain de la justice pourra aisément se tirer d’affaire, il pourra toujours avancer que les juges sont indépendants et qu’ils n’ont qu’à refuser de se soumettre aux directives…Même si ces directives versent vers l’équité, l’honnêteté… ? Le ministre marocain de la justice aura toujours raison…Bref et rebelotte. A tous les juges qui auraient à juger un homme un jour : Soyez indépendants mais ne pleurnichez pas si vous perdez votre travail… ! Cela se résumerait au fait que les incorruptibles seraient appelés à perdre leur travail et par conséquent condamnés à la ruine…Nous ne vous empêchons pas d’être justes, honnêtes et indépendants mais nous ne vous garantissons rien… ! Il s’agirait là d’un raisonnement bien insolite. Ou alors ce serait une offre très indécente…Voyons voir quelques séquences de la déclaration d’un magistrat ayant bénéficié du départ volontaire* des fonctionnaires de l’Etat le 30 avril 2005, dans Aljarida Aloukhra n° 69 du 05 au 11 juin 2006. Traduction de l’arabe :

« -…le président du tribunal m’a dit: ‘ Tu dois savoir que la promotion vient du ministère de l’intérieur… pour me faire peur…’

-…ce genre d’interventions a créé une catégorie de juges qui l’acceptent, parce que cela leur permet de gérer d’autres affaires qui ne sont pas concernés par ces interventions… oui, ils statuent dans d’autres affaires en contre partie de l’argent… et même les magistrats pourris c’est l’administration qui les a pourris…

-…de par l’exercice de ma fonction de juge, et aussi compte tenu de ma récente expérience en tant qu’avocat, le développement de la corruption au sein de la justice est une chose qui fait très peur et les responsables doivent y remédier avant que ce ne soit trop tard, car cette pratique est devenue banale et nous sommes devant un phénomène très dangereux. »
Fin de citation.

Très chères lectrices et amis lecteurs, c’est là un juge qui devrait reprendre du service au plus vite puisque notre ministre de la justice déclare être résolu à favoriser l’intégrité au sein de son ministère…Mais il faut dire que tant que cet ancien magistrat est aujourd’hui avocat il y a quand même de quoi être rassuré, il faut le dire…C’est mieux que rien…Le Maroc a non seulement besoin de tous ses enfants mais aussi des plus intègres d’entre eux…Le Maroc a plus que jamais besoin de justice. Bien.
La Justice est une administration. Que se passe-t-il dans nos administrations ? Que font nos ministres ? Un juge licencié peut toujours intégrer le barreau de plein droit…Mais un caïd congédié par contre n’a pas cette possibilité…Pourtant, ce n’est surtout pas la formation de ce dernier qui l’en empêche…On pourra plus comprendre qu’un caïd soit « obligé » de fermer les yeux sur quelques affaires louches s’il a le malheur de travailler sous les ordres d’un supérieur hiérarchique pourri puisque le caïd en question, une fois radié, ne pourra jamais intégrer une autre profession valorisante comme le barreau par exemple parce que la Loi l’en empêche, celle concoctée par les avocats du royaume…Cela mènerait à dire que les juges n’ont aucune excuse de dévier de l’honnêteté puisqu’ils peuvent se recycler ailleurs…
Le statut des agents de l’autorité dit que l’autorité n’est pas un métier mais une simple fonction… Or lorsqu’un juriste intègre l’Institut royal de l’administration territoriale c’est bien pour exercer ce qu’il croit être le métier d’agent de l’autorité…Négatif ! Caïd c’est juste une appellation…Il n’y a aucun droit acquis là-dedans… Le caïd n’est en fait qu’un simple petit fonctionnaire au grade d’administrateur adjoint mais qui touche quand même un net mensuel de 12.000,00 dirhams. Cependant, dès lors qu’on n’est plus content de lui son salaire est immédiatement réduit à 4000,00 dirhams, le salaire de l’administrateur adjoint qu’il est…Les 8000,00 dirhams de différence c’est juste un cadeau qu’on peut lui retirer à tout moment sans la moindre justification hormis une « décision » que personne ne peut contester…Conclusion : Magistrat c’est un métier mais caïd ce n’est pas un métier…Serait-ce une chimère alors… ? Avocat c’est aussi un métier…L’histoire récente nous a enseigné que des avocats radiés des barreaux peuvent très bien redevenir des avocats respectés -c’est-à-dire non radiés- dès lors qu’ils se plaignent auprès des ONG étrangères, Amnistie internationale etc. Mais un caïd radié qui se contente de s’adresser à sa hiérarchie pour être réhabilité reste toujours un caïd radié…C’est là une situation qui favorise la corruption. Caïd devrait être un métier à part entière… Un caïd jugé « fautif » par un supérieur hiérarchique devrait passer en conseil de discipline, voire par le tribunal compétent et non pas être réduit à la misère et à la stagnation de sa situation dans la fonction publique…Cela s’appelle un embargo économique…L’indépendance de la justice c’est la liberté des fonctionnaires de l’Etat, qu’ils soient magistrats, caïds ou autres, de refuser la corruption. La justice n’est pas le propre des magistrats de carrière seulement mais c’est l’affaire de tous les fonctionnaires de l’Etat. Tous sont appelés à être justes.
La corruption. Un jeune ministre, monsieur Karim Ghallab, vient de déclarer que la corruption cessera au Maroc lorsque les citoyens arrêteront de corrompre les agents de l’Etat. Ce ministre a raison. J’en sais quelque chose…Dès qu’un responsable est en poste, une certaine élite d’une certaine population accoure pour le pourrir et le souiller en usant de tous les stratagèmes imaginables et inimaginables…Par précaution… ! Les citoyens assument la plus grande part de la responsabilité, c’est vrai.
Mais quelle est donc la part du gouvernement dans la corruption ambiante… ? Où en est-on avec le « statut des agents d’autorité »… ? C’est à ce niveau là que se trouve le nœud du problème. C’est une situation qui ne permet pas l’émergence d’une mentalité émancipée, saine et responsable au sein du corps des agents de l’autorité. Or si le phénomène de la corruption n’est pas traité au niveau du ministère de l’intérieur nous ne ferons que tourner autour du pot…Offrons à nos agents de l’autorité les moyens d’être honnêtes…Facilitons leur la tâche dans ce sens…Soumettons les à un vrai statut professionnel. Un statut clair, net et précis. Sans détours ni jeux de mots…Il faudrait que le statut des agents de l’autorité soit scientifique pour les nécessités de l’honnêteté…Un agent d’autorité corrompu n’a pas à continuer de sévir en tant qu’administrateur adjoint…Un agent d’autorité corrompu devrait être radié de la fonction publique tout simplement. L’Administration n’a pas à tolérer les corrompus… De même que les barreaux n’ont pas à tolérer des anciens juges corrompus de manière automatique…Le barreau n’a pas à être le point de ralliement des juges corrompus pour mieux dispatcher la corruption…Le métier d’avocat ne devrait être accessible qu’aux juges honnêtes retraités ou ayant fait ce choix librement…Mais dans ce cas le métier d’avocat devrait être accessible dans les mêmes conditions aux caïds aussi…Le métier d’avocat est un métier de haute sensibilité où l’honnêteté devrait être sans faille…
Si le ministère de l’intérieur n’adhère pas effectivement à la lutte contre la corruption jamais, au grand jamais, le Maroc ne s’en sortira. Adhérer effectivement à cette lutte ce n’est pas mettre de temps en temps un agent en prison pour occuper les gens et les lecteurs de journaux à scandales…Lutter contre la corruption c’est agir au niveau de la législation d’abord…Lutter contre la corruption c’est réhabiliter les agents honnêtes d’abord, pour donner l’exemple…Bien.
Notre Premier ministre monsieur Abbas El Fassi a demandé à ses ministres d’écarter, disons, les mauvais directeurs impliqués dans certains réseaux de la corruption dans l’Administration…C’est bien. C’est même excellent. Mais il ne leur a pas demandé de réhabiliter les honnêtes agents radiés pour avoir refuser la corruption… ! Il faudrait penser à la finition parce que, comme en football, c’est le résultat qui compte…Le Premier ministre a insinué à plusieurs occasions que le ministère de l’intérieur n’est pas soumis à son autorité. Pas de panique. Tous les pays ont leurs spécificités. Aucun problème ne se pose puisque ces propos n’échapperont sûrement pas à la vigilance de notre ministre de l’intérieur monsieur Chakib Benmoussa…Alors ?
La corruption. C’est très souvent le fruit d’une éducation basée sur l’injustice. L’honnêteté et l’équité c’est toute une éducation…Dans une école privée de l’enseignement primaire qui dispense pourtant, dit-on, des cours de bon niveau la ségrégation est la règle : Les enfants mangent désormais à l’école, horaire continu oblige. Et bien évidemment l’école propose des plats et des sandwichs aux enfants pour faciliter la tâche aux parents…C’est bien. Pour faire des affaires aussi… Ce n’est pas interdit. Le hic c’est que les enfants qui peuvent s’offrir un plat de 25,00 dirhams ont le droit de s’installer dans une salle chic dotée d’un téléviseur pour manger en regardant les dessins animés, alors que les petits qui n’achètent que des sandwichs à 10 dirhams se verront contraint de déjeuner dans leur salle de classe sans quitter leurs bancs en attendant la reprise des cours ! Mon Dieu ! Quelle injustice ! Ces enfants grandiront avec un sentiment d’infériorité lié à cette injustice grave…Mais ils réagiront une fois devenus grands…Ceux dont les parents ne peuvent leur offrir qu’un repas de dix dirhams apprendront que « la justice » c’est de posséder de l’argent de n’importe quel moyen parce qu’ils ne voudront plus jamais, une fois adultes, faire l’objet d’une ségrégation basée sur leurs moyens matériels…Une fois adultes, ils ne voudront pas que leurs enfants subissent pareille injustice malgré leur profonde innocence…Ecole privée ou pas, l’éducation est la responsabilité du ministère de l’Education nationale. Les enseignants et les directeurs des écoles privées devraient être surveillés. Il y va de la bonne éducation de nos enfants…Le but c’est d’éduquer les enfants et non pas de les rendre malades, de les complexer… Avons-nous été bien élevés… ? Sinon, que faisons-nous pour nous améliorer… ? Attention : La corruption commence parfois à l’école… ! Bien.
Très chères lectrices et chers lecteurs, tous nos esprits éclairés sont contre la corruption. Il suffira donc de se mettre au travail à commencer par prendre les décisions qui s’imposent…Et le Maroc ira mieux. Beaucoup mieux. En un temps record.
Younes Fennich
Ici




Maroc: القاضي العلوي يغرم «المساء» 600 مليون سنتيم!

26032008

Maroc:  القاضي العلوي يغرم «المساء» 600 مليون سنتيم! dans La face cachée almassae

في سابقة هي الأولى من نوعها في تاريخ المحاكمات الصحفية، قضت المحكمة الابتدائية في الرباط بإدانة جريدة «المساء» وتغريم مديرها رشيد نيني 600 مليون سنتيم بتهمة القذف في حق أربعة وكلاء للملك في القصر الكبير كانوا قد رفعوا دعوى ضد الجريدة قبل شهر. وقضت المحكمة كذلك بتغريم «المساء» 120 ألف درهم لفائدة الخزينة العامة، ورغم أن الخبر المنشور في «المساء» في نوفمبر من السنة الماضية لم يذكر أحدا من وكلاء الملك بالاسم فإن السيد محمد العلوي، القاضي المتخصص في إدانة الصحافة، ارتأى تعويض القضاة الأربعة.. واعتبر عبد الحميد أمين، عن الجمعية المغربية لحقوق الإنسان، أن «هذا الحكم خطير، هدفه في نظري ليس تحقيق العدالة، وإنما خنق جريدة «المساء»، وردع الصحافة المستقلة لتختار، هذه الأخيرة، بين الخنوع والمخزنة أو الاندثار. هذا الحكم، وبعد اعتقال الصحفي حرمة الله، مؤشر آخر على الهجوم على الحريات العامة في بلادنا والتراجعات التي يعرفها المغرب في مجال حقوق الإنسان، وهذا يذكرنا يضيف أمين، بالحكم الصادر ضد أسبوعية «لوجورنال» في شخص السيد بوبكر الجامعي، والذي أدى إلى مغادرته أرض الوطن. على أي حال يبقى الأمل هو مراجعة هذا الحكم في مرحلة الاستئناف، ومهما يكن من أمر فالديمقراطيون في بلادنا مطالبون، أكثر من أي وقت مضى، بالعمل المشترك والحازم من أجل الدفاع عن الحريات وحقوق الإنسان». من جهته علق عبد الله البقالي، نائب رئيس الفدرالية الوطنية للصحافة المغربية قائلا: «لا يمكن أن نقبل بمثل هذه الأحكام، التي تركز على المبالغ المالية الضخمة بهدف تعجيز المؤسسات الإعلامية، ودفعها إلى الإفلاس، يجب أن ننظر إلى النزاعات المتعلقة بجرائم النشر في إطارها القانوني الصرف، مع التأكيد على أهمية ضمان استقلالية القضاء في التعاطي مع هذه النزاعات». النقيب عبد الرحمان بنعمرو قال من جهته: «بغض النظر عما إذا كانت الأفعال أو التصريحات أو التعليقات المنسوبة إلى «المساء» تشكل قذفا أو سبا علنيا فإنه من الملاحظ أنه عندما يكون ضحية القذف كاتبا أو عالما أو فنانا أو شخصا آخر فإن مبالغ التعويضات والغرامات المالية لا تتجاوز 5000 درهم وفي أقصى تقدير 30000 درهم، لكن عندما يتعلق الأمر بذوي النفوذ والسلطة فإن الغرامات تصبح بالملايين»، وأضاف بنعمرو أن: «هذه المبالغ الهدف منها تكميم فم المعارضة، والمس بحرية الصحافة، والتسبب في إفلاس المقاولات الصحفية، وهذه ليست الغاية المثلى من القانون والعدالة، إذ إن هدفها ليس هو الانتقام، وإنما هو الإصلاح، وعلى القضاء أن يكون عادلا». من جهته تساءل المحامي خالد السفياني: «من يريد إغلاق جريدة «المساء»؟ بكل تأكيد فإن مثل هذا الحكم يدخل ضمن سلسلة الإجراءات التي تستهدف حرية التعبير والرأي الحر، والتي لا يمكن بتاتا أن تدخل في نطاق التطلع إلى المغرب الذي نتوخاه: مغرب الحرية والديمقراطية، ومغرب تمكين السلطة الرابعة من دورها الحقيقي في المتابعة والمراقبة، وكشف الخبايا أيا كانت الظروف والملابسات». وأعرب السفياني عن أمله في أن يقع تصحيح هذا الخطأ الجسيم في المرحلة الاستئنافية. محمد حفيظ مدير جريدة الحياة والكاتب العام للفدرالية المغربية لإعلام قال: «تابعنا في السنوات الأخيرة مجموعة من الأحكام ذات الطابع الغرائبي ضد مجموعة من الصحفيين، والحكم الذي صدر يوم أمس ضد يومية «المساء» لا يخرج عن هذا الطابع، بالنظر إلى حجم المبالغ المالية المحكوم بها لفائدة المدعين. حيث يتبين أن الهدف ليس هو إصدار حكم قضائي عادل، وإنما تهديد المقاولة الصحفية. وفي رأيي، حتى إذا كان الأمر يفترض الإدانة، فلا يمكن أن يكون منطوق الحكم أكثر من درهم رمزي». وأعربت الفدرالية الجنوبية للإعلام عن رفضها لمثل هذه الأحكام التي تستهدف إلحاق خسائر مالية بالمقاولات الصحافية، وليس جبر ما يمكن أن يعتبر ضررا، معتبرة أن الإصرار على ذلك لن يوفر الأجواء التي من شأنها أن تساعد على معالجة مختلف القضايا التي تواجه الإعلام ببلادنا. ووصف المحامي مصطفى الرميد الحكم الصادر ضد جريدة «المساء» بـ«الحكم الجائر والظالم». وقال إن الحكم أدان مدير «المساء» من أجل ارتكاب القذف ضد أربعة نواب وكلاء الملك، في حين أن المقال موضوع الدعوى أشار إلى نائب واحد ولم تتم الإشارة إلى اربعة نواب. وأضاف الرميد أن الحكم قضى بمبالغ مالية خيالية، مما يدعو إلى الاعتقاد أن الغرض من الحكم ليس هو التعويض عن الضرر وإنما الغرض هو التدمير، أي تدمير منبر إعلامي يراد إسكاته حتى لا يستمر في فضح الفساد.

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 السرقة بالقانون




Le vrai visage du Maroc

26032008

 

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