Maroc:Les élites du Royaume Enchanté

30032008

Le Maroc est une des sociétés les plus inégalitaires, pouvoir et richesses sont concentrés entre les mains d’un petit nombre de familles. Ces familles sont issues de trois grands groupes :

Les chorfas: «  

 qui se disent descendants du Prophète et forment une sorte d’aristocratie

 Les oulémas :

les oulémas qui interprètent les textes religieux et appuient sur influence sur l’analphabétisme d’une bonne partie du petit peuple.

 Les commerçants:

 pour certains devenus des hommes d’affaires.

 Ces trois groupes pratiquent une assez stricte endogamie (les trois quarts des mariages sont encore « arrangés » par les familles) et monopolisent les hauts postes de l’administration contribuant à bloquer un système dont ils profitent largement. Ce sont les mêmes qui sont nommés à la tête des entreprises publiques ou s’offre des mandats électifs dans les partis politiques que contrôle le Palais. 

 Cette petite élite protège ses privilèges et mène une vie coupée du Maroc réel dans des villas-palais gardées comme des coffres-forts dans des quartiers réserver.

« Pouvoir, richesse et prestige sont concentrés entre les mains d’une minorité de familles dirigeantes. Pour conserver ces privilèges et défendre leur rang, elles se reproduisent à l’identique en utilisant les ressources de la tradition : filiations patriarcales, mariages de convenance et alliances économiques. De cette organisation à base familiale, émergent des hommes riches, instruits mais avides de puissance. Tous sont héritiers, les uns de la fortune, les autres de la noblesse. Placés à la tête des institutions de l’État, des organisations patronales, des associations sportives et philanthropiques, ils possèdent tous les pouvoirs. Sans créer une classe, ils s’associent pour former une unité de pouvoir qui domine la société. Qui sont ces hommes ? Comment accèdent-ils au pouvoir politique et économique ? Comment exercent-ils ce pouvoir sur les hommes et les institutions ? Bénéficient-ils réellement d’une autonomie d’action et de jugement ? Ou sont-ils simplement formés par l’État pour servir des intérêts supérieurs comme ceux des multinationales ? Ali Benhaddou propose des réponses basées sur une étude rigoureuse de la formation historique et sociologique des élites marocaines. Il explique la manière dont elles se recrutent au sein des grandes familles aristocratiques. Il analyse le processus de leur organisation, depuis les mariages d’affaires jusqu’à l’exercice du pouvoir économique. Il développe leur conception de l’administration des entreprises, du libéralisme, du management de la pauvreté et des ressources humaines. Il nous invite enfin à découvrir l’univers protégé des élites qui se replient dans les espaces clos des établissements de loisir et qui se barricadent dans les quartiers chics de la métropole marocaine. »

Les élites du royaume

par Ali Benhaddou 

Les chorfas: «  L’arnaque  à la marocaine ! « 

J’étais surpris un jour d’apprendre qu »ils ont des cartes spéciales délivrées par le makhzen,cette carte leur permet d’acceder a des services innombrables avec des avantages particuliers dans tous les domaines ….heureusement que le prophéte Mohamed n’ait pas eu d’enfants male .

Voir aussi

 




Maroc:Mustapha Hormat Allah journaliste incarcéré à la prison d’Oukacha

30032008

Maroc:Mustapha Hormat Allah journaliste incarcéré à la prison d'Oukacha  dans La face cachée freehourma

 

Liberté à Mustapha Hormat Allah

Petition : pour la liberté du journaliste marocain Mustapha Hormat Allah

*** Pour signer la pétition***

 




Maroc:L’affaire Nadia Yassine :Le procès qui dérange le Royaume Enchanté

30032008

Maroc:L’affaire Nadia Yassine :Le procès qui dérange le Royaume Enchanté dans La face cachée 396174-486537 

 

L’affaire Nadia Yassine débute le 2 juin 2005, suite à un entretien accordé à l’hebdomadaire marocain Al-Ousbouiya al-jadida. Dans cette interview, elle exprime clairement ses positions concernant la monarchie et le système de gouvernance du Maroc.

Elle déclare préférer « la république à la monarchie », cette dernière « ne [convenant] pas aux Marocains », avant d’ajouter que « les jours de la monarchie sont comptés ».

Le procès, initialement prévu le jeudi 20 mars 2008 a été ajourné en raison de la fête du Mawlid.
Il est à rappeler que ce dossier a connu 6 reports successifs. La première audience a eu lieu le 28 juin 2005, et elle a été suspendue de manière très étrange et reportée à une date non déterminée. La date du 14 mars 2006 a été ensuite désignée pour l’audience puis reportée à une date non déterminée. La cour a ensuite désigné la date du 31 octobre 2006 qui a été aussi reportée au 19 avril 2007, puis au 18 octobre 2007, et ensuite au 20 mars 2008, pour être finalement reportée au 4 septembre 2008.

 

Le sacré, est-il un bien ou un mal, puisqu’il limite les libertés ?




Le Maroc vers les droits de l’homme à petits pas

29032008

 

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Le makhzen consolide la transition démocratique par la peur et la soumission de la population.

les temps sont durs pour le peuple marocain!




Maroc: Lettre ouverte au roi mohamed VI

28032008

 

Khalid Jamaï, chroniqueur et journaliste, adresse une lettre ouverte au roi Mohammed VI, au sujet des atteintes à la liberté de la presse.




Maroc:Manifestation de chomeurs marocains

28032008

 

480 MILITANTS DES QUATRE GROUPES NATIONAUX DES CADRES SUPÉRIEURS CHÔMEURS (AL MOUBADARAH, EL HIWAR, ISTIHKAK ET NASR) ONT TENTÉ DE PRENDRE D’ASSAUT LE MINISTÈRE DE LA JUSTICE, MERCREDI SOIR, À RABAT




Maroc:Mohamed Bougrine prisonnier des trois rois pour atteinte aux valeurs sacrées du « royaume »

28032008

Maroc:Mohamed Bougrine prisonnier des trois rois pour atteinte aux valeurs sacrées du

Le Centre marocain des droits de l’homme (CMDH)a demandé à Abdelouahid Radi, ministre de la Justice, qu’il intervienne au plus vite auprès des autorités carcérales afin qu’elles autorisent le transfert à l’hôpital du détenu septuagénaire, Mohamed Bougrine. L’organisation craint en effet que son état de santé critique ne se dégrade plus encore.




Maroc: le héros de la guerre du Rif, El Khattabi, en bande dessinée

28032008

Les es faits d’armes du chef charismatique Abdelkrim El Khattabi lors de la guerre du Rif (1921-1927) opposant l’armée espagnole aux guérilleros berbères dans le nord du Maroc, sont retracés pour la première fois dans une bande dessinée.

 

Sous le tire « L’émir Ben Abdelkrim », l’ex-prisonnier politique à l’époque de Hassan II, Mohamed Nadrani décrit ce précurseur de la guérilla avec un visage rond, un fusil à la main, une paire de sandales aux pieds, un pantalon bouffant et une courte djellaba.

Abdelkrim El Khattabi affrontera les armées espagnoles dirigées par le général Manuel Fernandez Sylvestre, chargé par le roi Alfonso XIII de « pacifier » les tribus en rébellion dans le nord marocain.

Sylvestre est présenté avec des moustaches noires fournies et relevées à la turque. Nadrani montre comment ce militaire de haut rang, qui jugeait la pacification facile, sera surpris par la résistance des tribus malgré une dure répression illustrée par des images de bombardements, de vandalisme et d’exécutions.

Les guérilleros marocains gagneront la bataille d’Anoual en 1921 contre l’armée espagnole. « Vaincue par une horde de brigands », fait dire l’auteur à un soldat espagnol ahuri.

Abdelkrim El Khattabi est né à Ajdir dans le Rif marocain en 1882. En 1922, il proclame la République des tribus fédérées du Rif. Mais son armée sera défaite en 1926 par une coalition franco-espagnole. Il mourra en exil au Caire en 1963.

L’auteur de la BD, Mohamed Nadrani, ancien militant de gauche, est l’auteur de deux autres livres sur les centres secrets de détention au Maroc durant « les années de plomb ».

Mohamed Nadrani – L’Emir Ben Abdelkrim – Editions Al Ayam, Casablanca, 64 pages.

Ici




Les deux faces du Maroc

26032008

Pour le voyageur qui débarque à Casablanca, la capitale économique, les artères du centre de la ville jettent l’illusion: distributeurs de billets de banque, cyber-cafés, GSM, journaux économiques,… L’illusion de la modernité est là d’autant plus que quelques multinationales ont pignon sur rue: Daewoo, Accor, Thomson. La bourse de Casablanca est florissante.
Mais si ce voyageur quitte les autoroutes à péage qui relient les grandes villes entre elles, il entre dans un autre monde: celui des campagnes abandonnées par le pouvoir central. Peu d’écoles et de centres santé, pauvreté endémique. Les lumières de la ville attirent
chaque année bon nombre de ruraux qui viennent grossir le lot des sans-emploi dans les bidonvilles des grandes agglomérations.




Maroc :La corruption

26032008

Maroc :La corruption dans La face cachée

Younes Fennich
caïd limogé pour avoir critiqué la corruption au Royaume Enchanté

Très chères lectrices et amis lecteurs, cette fois vos questions vont, à mon humble avis, à l’essentiel. Oui, j’avais décidé de mettre un point final à cette première partie de ce complot pacifique contre le sous développement parce que je pense avoir fait un peu le tour des questions nécessaires à même d’orienter le travail à venir, soit la deuxième partie de ce même travail. Est-ce moi-même qui rédigerais cette dernière aussi ? Je reporte la réponse à cette question pour des nécessités liées à la transparence…Cela parait absurde, je sais, mais patience…Nous ne sommes pas les seuls à lire ce modeste écrit…Mais passons ! Nous avons au Maroc un seul et unique problème : La corruption. Nos ressources sont extraordinaires. Le géni marocain existe. Réellement. L’énergie des marocains est intarissable…L’intelligence marocaine est une intelligence supérieure. J’en possède les preuves les plus formelles…Je n’en dirai pas plus car comme je vous l’ai révélé, nous ne sommes pas les seuls à lire ce modeste écrit…Bien.
Qu’attendons-nous alors pour faire du Maroc, notre Patrie, un pays développé ? Ce n’est pas si simple direz-vous très chères lectrices et chers lecteurs. Pourtant, si ! Nous avons juste besoin d’y voir clair…Mais, patience, chaque chose en son temps…Il ne faut jamais dépasser la dose* prescrite…Bref, vos questions ont été très nombreuses cette fois-ci. Je serais néanmoins tenté de croire, à travers les correspondances que je reçois, que ce sont surtout les chères lectrices qui se soucient le plus de l’avenir de leurs enfants, du fléau de la corruption, de l’avenir du Maroc, du développement, des énigmes de l’Administration etc. Je veux dire en fait que les femmes s’expriment plus que les hommes ces derniers temps…par rapport au complot pacifique contre le sous développement…Bien évidemment, cela ne veut aucunement dire que les hommes ont baissé les bras…Non ! C’est juste que les femmes ont plus tendance à participer aux débats…Elles sont peut être plus volontaires…Les hommes auraient tendance à lire, à suivre, sans pour autant émettre leurs avis en général…Que se passe-t-il ? Rien de bien grave. L’essentiel c’est qu’hommes et femmes réfléchissent, désormais, au Maroc. C’est ce qui compte et c’est là un excellent signe. Bien.
Les corrompus. La justice. Imaginons qu’un agent de l’autorité de gros calibre a été condamné par la justice pour corruption sur la base d’une photocopie ! Que veut-on au juste ? Savoir s’il s’agit vraiment d’un corrompu ou si la loi a été appliquée… ? En Islam on ne juge que sur la base de preuves indiscutables, on ne juge que sur la base de ce qui est apparent…Pas d’inquisition en Islam. Pourtant, un tribunal marocain a condamné un fonctionnaire à dix ans d’emprisonnement pour corruption etc. La cour suprême a finalement disculpé le mis en cause après quatre années que la « victime » a passé derrière les barreaux ! Ce mis en cause était-il vraiment innocent ? C’est Dieu qui sait. Mais aux yeux d’un tribunal il ne l’était pas en tout cas. Comment se peut-il qu’un juge marocain condamne un homme à dix ans de prison, une sentence si lourde, sans preuves valables ? Le juge ou les juges en question devraient-ils être jugés ? Devraient-ils passer devant un conseil disciplinaire ? L’indépendance de la justice. Est-ce l’indépendance des juges… ? Un juge indépendant est-ce un juge qui juge en son âme et conscience ? Imaginons le cas d’un juge corrompu qui soit indépendant en plus…Tellement indépendant qu’il peut se permettre de faire fi! des règles élémentaires de l’honnêteté…Pouvons-nous juger nos juges sur la base de quelques procès politiques comme il y en a partout de par le monde sans exception aucune… ?
La justice est une administration comme une autre en fin de compte…D’un côté nous ne sanctionnons pas nos mauvais administrateurs, et d’un autre côté non seulement nous n’encourageons pas nos administrateurs incorruptibles mais nous en sanctionnons un bon nombre…Où est la justice dans tous ça ? Quelque que soient les situations qui se présentent, un ministre marocain de la justice pourra aisément se tirer d’affaire, il pourra toujours avancer que les juges sont indépendants et qu’ils n’ont qu’à refuser de se soumettre aux directives…Même si ces directives versent vers l’équité, l’honnêteté… ? Le ministre marocain de la justice aura toujours raison…Bref et rebelotte. A tous les juges qui auraient à juger un homme un jour : Soyez indépendants mais ne pleurnichez pas si vous perdez votre travail… ! Cela se résumerait au fait que les incorruptibles seraient appelés à perdre leur travail et par conséquent condamnés à la ruine…Nous ne vous empêchons pas d’être justes, honnêtes et indépendants mais nous ne vous garantissons rien… ! Il s’agirait là d’un raisonnement bien insolite. Ou alors ce serait une offre très indécente…Voyons voir quelques séquences de la déclaration d’un magistrat ayant bénéficié du départ volontaire* des fonctionnaires de l’Etat le 30 avril 2005, dans Aljarida Aloukhra n° 69 du 05 au 11 juin 2006. Traduction de l’arabe :

« -…le président du tribunal m’a dit: ‘ Tu dois savoir que la promotion vient du ministère de l’intérieur… pour me faire peur…’

-…ce genre d’interventions a créé une catégorie de juges qui l’acceptent, parce que cela leur permet de gérer d’autres affaires qui ne sont pas concernés par ces interventions… oui, ils statuent dans d’autres affaires en contre partie de l’argent… et même les magistrats pourris c’est l’administration qui les a pourris…

-…de par l’exercice de ma fonction de juge, et aussi compte tenu de ma récente expérience en tant qu’avocat, le développement de la corruption au sein de la justice est une chose qui fait très peur et les responsables doivent y remédier avant que ce ne soit trop tard, car cette pratique est devenue banale et nous sommes devant un phénomène très dangereux. »
Fin de citation.

Très chères lectrices et amis lecteurs, c’est là un juge qui devrait reprendre du service au plus vite puisque notre ministre de la justice déclare être résolu à favoriser l’intégrité au sein de son ministère…Mais il faut dire que tant que cet ancien magistrat est aujourd’hui avocat il y a quand même de quoi être rassuré, il faut le dire…C’est mieux que rien…Le Maroc a non seulement besoin de tous ses enfants mais aussi des plus intègres d’entre eux…Le Maroc a plus que jamais besoin de justice. Bien.
La Justice est une administration. Que se passe-t-il dans nos administrations ? Que font nos ministres ? Un juge licencié peut toujours intégrer le barreau de plein droit…Mais un caïd congédié par contre n’a pas cette possibilité…Pourtant, ce n’est surtout pas la formation de ce dernier qui l’en empêche…On pourra plus comprendre qu’un caïd soit « obligé » de fermer les yeux sur quelques affaires louches s’il a le malheur de travailler sous les ordres d’un supérieur hiérarchique pourri puisque le caïd en question, une fois radié, ne pourra jamais intégrer une autre profession valorisante comme le barreau par exemple parce que la Loi l’en empêche, celle concoctée par les avocats du royaume…Cela mènerait à dire que les juges n’ont aucune excuse de dévier de l’honnêteté puisqu’ils peuvent se recycler ailleurs…
Le statut des agents de l’autorité dit que l’autorité n’est pas un métier mais une simple fonction… Or lorsqu’un juriste intègre l’Institut royal de l’administration territoriale c’est bien pour exercer ce qu’il croit être le métier d’agent de l’autorité…Négatif ! Caïd c’est juste une appellation…Il n’y a aucun droit acquis là-dedans… Le caïd n’est en fait qu’un simple petit fonctionnaire au grade d’administrateur adjoint mais qui touche quand même un net mensuel de 12.000,00 dirhams. Cependant, dès lors qu’on n’est plus content de lui son salaire est immédiatement réduit à 4000,00 dirhams, le salaire de l’administrateur adjoint qu’il est…Les 8000,00 dirhams de différence c’est juste un cadeau qu’on peut lui retirer à tout moment sans la moindre justification hormis une « décision » que personne ne peut contester…Conclusion : Magistrat c’est un métier mais caïd ce n’est pas un métier…Serait-ce une chimère alors… ? Avocat c’est aussi un métier…L’histoire récente nous a enseigné que des avocats radiés des barreaux peuvent très bien redevenir des avocats respectés -c’est-à-dire non radiés- dès lors qu’ils se plaignent auprès des ONG étrangères, Amnistie internationale etc. Mais un caïd radié qui se contente de s’adresser à sa hiérarchie pour être réhabilité reste toujours un caïd radié…C’est là une situation qui favorise la corruption. Caïd devrait être un métier à part entière… Un caïd jugé « fautif » par un supérieur hiérarchique devrait passer en conseil de discipline, voire par le tribunal compétent et non pas être réduit à la misère et à la stagnation de sa situation dans la fonction publique…Cela s’appelle un embargo économique…L’indépendance de la justice c’est la liberté des fonctionnaires de l’Etat, qu’ils soient magistrats, caïds ou autres, de refuser la corruption. La justice n’est pas le propre des magistrats de carrière seulement mais c’est l’affaire de tous les fonctionnaires de l’Etat. Tous sont appelés à être justes.
La corruption. Un jeune ministre, monsieur Karim Ghallab, vient de déclarer que la corruption cessera au Maroc lorsque les citoyens arrêteront de corrompre les agents de l’Etat. Ce ministre a raison. J’en sais quelque chose…Dès qu’un responsable est en poste, une certaine élite d’une certaine population accoure pour le pourrir et le souiller en usant de tous les stratagèmes imaginables et inimaginables…Par précaution… ! Les citoyens assument la plus grande part de la responsabilité, c’est vrai.
Mais quelle est donc la part du gouvernement dans la corruption ambiante… ? Où en est-on avec le « statut des agents d’autorité »… ? C’est à ce niveau là que se trouve le nœud du problème. C’est une situation qui ne permet pas l’émergence d’une mentalité émancipée, saine et responsable au sein du corps des agents de l’autorité. Or si le phénomène de la corruption n’est pas traité au niveau du ministère de l’intérieur nous ne ferons que tourner autour du pot…Offrons à nos agents de l’autorité les moyens d’être honnêtes…Facilitons leur la tâche dans ce sens…Soumettons les à un vrai statut professionnel. Un statut clair, net et précis. Sans détours ni jeux de mots…Il faudrait que le statut des agents de l’autorité soit scientifique pour les nécessités de l’honnêteté…Un agent d’autorité corrompu n’a pas à continuer de sévir en tant qu’administrateur adjoint…Un agent d’autorité corrompu devrait être radié de la fonction publique tout simplement. L’Administration n’a pas à tolérer les corrompus… De même que les barreaux n’ont pas à tolérer des anciens juges corrompus de manière automatique…Le barreau n’a pas à être le point de ralliement des juges corrompus pour mieux dispatcher la corruption…Le métier d’avocat ne devrait être accessible qu’aux juges honnêtes retraités ou ayant fait ce choix librement…Mais dans ce cas le métier d’avocat devrait être accessible dans les mêmes conditions aux caïds aussi…Le métier d’avocat est un métier de haute sensibilité où l’honnêteté devrait être sans faille…
Si le ministère de l’intérieur n’adhère pas effectivement à la lutte contre la corruption jamais, au grand jamais, le Maroc ne s’en sortira. Adhérer effectivement à cette lutte ce n’est pas mettre de temps en temps un agent en prison pour occuper les gens et les lecteurs de journaux à scandales…Lutter contre la corruption c’est agir au niveau de la législation d’abord…Lutter contre la corruption c’est réhabiliter les agents honnêtes d’abord, pour donner l’exemple…Bien.
Notre Premier ministre monsieur Abbas El Fassi a demandé à ses ministres d’écarter, disons, les mauvais directeurs impliqués dans certains réseaux de la corruption dans l’Administration…C’est bien. C’est même excellent. Mais il ne leur a pas demandé de réhabiliter les honnêtes agents radiés pour avoir refuser la corruption… ! Il faudrait penser à la finition parce que, comme en football, c’est le résultat qui compte…Le Premier ministre a insinué à plusieurs occasions que le ministère de l’intérieur n’est pas soumis à son autorité. Pas de panique. Tous les pays ont leurs spécificités. Aucun problème ne se pose puisque ces propos n’échapperont sûrement pas à la vigilance de notre ministre de l’intérieur monsieur Chakib Benmoussa…Alors ?
La corruption. C’est très souvent le fruit d’une éducation basée sur l’injustice. L’honnêteté et l’équité c’est toute une éducation…Dans une école privée de l’enseignement primaire qui dispense pourtant, dit-on, des cours de bon niveau la ségrégation est la règle : Les enfants mangent désormais à l’école, horaire continu oblige. Et bien évidemment l’école propose des plats et des sandwichs aux enfants pour faciliter la tâche aux parents…C’est bien. Pour faire des affaires aussi… Ce n’est pas interdit. Le hic c’est que les enfants qui peuvent s’offrir un plat de 25,00 dirhams ont le droit de s’installer dans une salle chic dotée d’un téléviseur pour manger en regardant les dessins animés, alors que les petits qui n’achètent que des sandwichs à 10 dirhams se verront contraint de déjeuner dans leur salle de classe sans quitter leurs bancs en attendant la reprise des cours ! Mon Dieu ! Quelle injustice ! Ces enfants grandiront avec un sentiment d’infériorité lié à cette injustice grave…Mais ils réagiront une fois devenus grands…Ceux dont les parents ne peuvent leur offrir qu’un repas de dix dirhams apprendront que « la justice » c’est de posséder de l’argent de n’importe quel moyen parce qu’ils ne voudront plus jamais, une fois adultes, faire l’objet d’une ségrégation basée sur leurs moyens matériels…Une fois adultes, ils ne voudront pas que leurs enfants subissent pareille injustice malgré leur profonde innocence…Ecole privée ou pas, l’éducation est la responsabilité du ministère de l’Education nationale. Les enseignants et les directeurs des écoles privées devraient être surveillés. Il y va de la bonne éducation de nos enfants…Le but c’est d’éduquer les enfants et non pas de les rendre malades, de les complexer… Avons-nous été bien élevés… ? Sinon, que faisons-nous pour nous améliorer… ? Attention : La corruption commence parfois à l’école… ! Bien.
Très chères lectrices et chers lecteurs, tous nos esprits éclairés sont contre la corruption. Il suffira donc de se mettre au travail à commencer par prendre les décisions qui s’imposent…Et le Maroc ira mieux. Beaucoup mieux. En un temps record.
Younes Fennich
Ici







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