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Maroc:Droits Humains

27092007

Trois militants, membres de l’AMDH à Sefrou, sont encore en détention. En plus de 36 citoyens dont dix mineurs, d’après le président de l’AMDH à Sefrou..




Maroc : le makhzen vit ses derniers moment…

26092007

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Le pain et le thé reste essentiel dans la vie de tout marocain.la montée de son prix compliquera les choses dans tout foyer marocain.

Le makhzen a perdu ses boules  !houuuuuuuui !  et pousse les gens à se révolter ou à s’exiler pour chercher de quoi se mettre sous les dents.




Maroc : des officiers des renseignements se déguisent en moudjahidine pour piéger de jeunes djihadistes

26092007

Le quotidien « Al Quds Al Arabi » souligne que dans le cadre de la lutte préventive contre les islamistes radicaux et jihadistes au Maroc, les services de renseignements marocains ont adopté de nouvelles méthodes consistant à infiltrer les jeunes, à les recruter pour le jihad, avant de les arrêter.

Le quotidien explique en effet que « des officiers et des agents des renseignements se déguisent en extrémistes radicaux pour approcher, par internet, des jeunes qui rêvent de rejoindre le jihad, avant de les rencontrer et de les arrêter. Récemment, ce sont au moins quatre jeunes qui désiraient rejoindre l’Irak pour combattre les Américains qui en ont fait les frais. Ils sont actuellement emprisonnés ».

Cependant, le quotidien publie le témoignage de l’un des quatre jeunes, prénommé Amin, selon lequel « l’officier déguisé s’est présenté comme étant un coordinateur d’un réseau international de recrutement. Il avait un discours très religieux » qui a réussi à transformer Amin d’un « jeune homme normal en un homme pieux ». Au bout de conversations continues durant trois mois, l’officier a envoyé à son correspondant, toujours par internet, des photos et des vidéos des « crimes américains commis en Irak et en Afghanistan, de façon à le sensibiliser ». Après ce recrutement virtuel, l’officier a donné rendez-vous aux quatre recrues dans un café de la ville d’Oujda, proche de l’Algérie, dans la perspective de rejoindre Qaïdat Al Jihad Fil Maghreb Al Islami où ils devaient suivre des entraînements, avant de rejoindre le terrain irakien. C’est là où d’autres policiers en civils les attendaient pour les arrêter. Depuis, ils affirment avoir été torturé dans la prison de Casablanca. Ils attendent leur procès à la prison de Salé.

La presse marocaine affirme qu’une vingtaine d’officiers marocains ont été entraînés à ce type d’infiltration par des instructeurs du FBI pendant plusieurs semaines. Ils se sont spécialisés dans l’approche par internet sur les forums, les tchatches et autres systèmes de messagerie.




Maroc:« Non, vous ne parlerez pas, au revoir monsieur ! »

26092007

Maroc:« Non, vous ne parlerez pas, au revoir monsieur ! » dans La face cachée 1190766473_maroc%20censure

La libéralisation récente du secteur des médias radiophoniques au royaume chérifien semble comporter de sérieuses limites. En atteste l’expérience que j’ai vécue vendredi soir à Casablanca.

La veille, j’avais été convié à venir participer à un débat sur les élections sur Radio Atlantique, l’une des nouvelles antennes, privées, ouvertes il y a peu. « Un regard extérieur, européen, sera intéressant pour nos auditeurs », m’avait dit la responsable.

Un tantinet inquiet, j’avais précisé que je risquais de dire des choses que le régime n’apprécierait pas. On m’avait rassuré: « Le Maroc a beaucoup changé… ». Soit.

Le soir des élections, je suis arrivé une heure à l’avance, comme prévu, et me suis retrouvé autour d’un buffet en compagnie d’autres invités, des professeurs d’universités marocaines, et aussi avec un haut directeur du groupe de presse dont dépend la chaîne.

Je fis part de mes doutes quant à la démocratisation en cours au Maroc et j’émis quelques considérations sur les islamistes, comme le fait que la monarchie n’avait rien à craindre d’eux, vu le pouvoir qu’elle exerce sans partage (voir Le Soir des 6, 7 et 8 septembre).

Peu avant 21heures, on nous convia à nous installer en studio, pour le direct. Mais quelqu’un me prit à part, très poliment, expliquant qu’il n’y avait « pas assez de micros » dans ce studio et que je devrais dès lors participer à l’émission à partir d’un autre studio, attenant, seul avec un casque sur les oreilles. Qu’à cela ne tienne, me suis-je dit.

Pendant une heure, les invités devisèrent doctement sur les élections, la très faible participation, l’apathie des partis politiques, etc. A cinq minutes du terme, alors que je commençais à trouver le temps long, une jeune journaliste vint me trouver pour me dire que j’allais bientôt avoir la parole mais qu’on me demandait de ne pas aborder le sujet de l’islamisme : « C’est un peu… enfin, vous comprenez ».

J’ai eu peur de trop bien comprendre. Après une minute de réflexion, je me suis dit que je n’avais pas à jouer dans une telle pièce, où la soumission à des règles d’autocensure non écrites mais connues de tous l’emportait sur la prétention affichée de participer à l’ouverture des médias marocains à la liberté d’expression.

Je suis alors sorti de mon studio-cagibi et, ne trouvant d’interlocuteur, je me suis dirigé vers l’escalier de la sortie pour quitter les lieux. Là, deux jeunes collègues me rattrapèrent, très gênés, affirmant qu’il y avait sûrement malentendu et me suppliant de revenir. Ce que je fis de mauvaise grâce et non sans avoir dit, d’une voix forte, qu’on m’avait censuré et traité de manière indigne, désagréable.

Planté au sommet de l’escalier, j’attendis des explications. Une journaliste responsable de l’émission arriva bientôt, un peu confuse, mais la conversation tourna court : telle une furie, une dame d’un certain âge surgit alors, me tendant une main ferme pour dire avec fermeté : « Ah non, vous n’entrerez pas en studio. Je suis Nadia Salah, la directrice de cette maison. Au revoir, monsieur ». « Mais je partais, madame, au revoir », répondis-je simplement.

Je me suis ainsi retrouvé sur le trottoir du boulevard Massira-el-Khadra, dans la douce nuit casablancaise, partagé entre rire et consternation. Il n’y a pas de doute : la liberté d’expression, au Maroc, a encore des progrès à faire.

Baudoin LOOS – Journal Le Soir – 10 Septembre 2007 




Maroc:L’Islam radical des bidonvilles … et la prédication souterraine au Maroc:part1

25092007

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Part 2:

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Part 3:

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Part 4:

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Part 5:

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Dans son prêche, le prédicateur muni d’une barbe fourni, présenté comme étant « Khattab », autorise les fidèles à prier dans leurs maisons transformées en salle de prière, car « les oulémas qui mènent la prière dans les mosquées ne sont plus authentiques. Ils louent le tyran qui les paie ». Il évoque entre autres « la tenue vestimentaire islamique légale » pour la femme et l’homme et « le port obligatoire de la barbe ». Pour lui, « ces signes sont indispensables pour différencier les fidèles des impies Juifs et Chrétiens qu’il ne faut absolument pas imiter. Il ne faut rien partager avec eux comme il convient d’éviter de les saluer en les croisant dans la rue… ». Il ne faut pas raser la barbe (pour les hommes), se maquiller ou porter des robes (pour les femmes) pour le plaisir ou pour imiter les Occidentaux, ni même pour éviter la répression des régimes qui persécutent les musulmans. Et à cet égard, « il n’y a aujourd’hui que trois catégories de bons musulmans, de fidèles : les martyrs, les persécutés et les prisonniers. Tous ceux qui se disent musulmans, s’ils ne font pas partie de ces trois catégories, ne sont pas de vrais croyants… Ceux qui ne correspondent pas à cette équation doivent revoir leur dogme… Il faut que le musulman laisse pousser sa barbe et porte le kamis pour prouver son appartenance à la religion d’Allah et pour défier et embêter les descendants du porc, les Occidentaux », estime le prosélyte.

Dans son prêche, Khattab décrète « les oulémas du Trône, qui ont fait allégeance au pouvoir politique, d’impies ». Il met en garde les fidèles à leur égard, car « il ne faut pas les écouter ni répéter leurs prières qui louent le pouvoir. Ce dernier est un pouvoir renégat ». Il raconte son expérience en prison, avec les services marocains : « le ministre marocain de la Justice avait décidé de raser tous les prisonniers car les croyants étaient comparés aux moudjahidine en Afghanistan, et leur image avec les cheveux longs et les barbes garnies terrorisaient le pouvoir ».

Khattab invite les musulmans à la prière et à suivre les enseignements de l’islam, car, « comment peut-on prétendre à la victoire si nos femmes, nos filles et nos enfants sortent maquillées et mal habillées ? Comment prétendre à la victoire si nous ne nous levons pas la nuit pour la prière ? Comment prétendre à la victoire si nous ne respectons pas les enseignements de l’islam ? ».

Un document théologique très documenté qui « conditionne les esprits » et qui, sans nul doute, fabrique à terme de nouveaux moudjahidine. Le prédicateur conclut son prêche en affirmant que « la Oumma se bâtit sur nos épaules tous (…), contre vents et marées. S’ils n’étaient pas des lâches (les adversaires, le pouvoir), ils nous auraient tous tués »…




Maroc:Émeutes à Sefrou contre la hausse des prix

25092007

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صفرو المدينة التي يكرهها الملوك

La protestation de dimanche à Sefrou s’inscrit dans un contexte de ras-le-bol général  des marocains Vis-À-Vis  du makhzen.

 




Maroc: incidents dans une manifestation contre la hausse des prix à Sefrou

24092007

Maroc: incidents dans une manifestation contre la hausse des prix à Sefrou dans La face cachée 17188307_p 

24 septembre 08:06 – RABAT (AFP) – Des heurts violents se sont produits dimanche dans la ville de Sefrou (centre) entre des policiers et des manifestants qui protestaient contre la hausse des prix des produits alimentaires, faisant une cinquantaine de blessés, a-t-on appris auprès des autorités.

Les violences ont éclaté à Sefrou (200 km à l’est de Rabat) après un rassemblement de protestation organisé par l’Association marocaine des droits humains (AMDH) pour dénoncer la « hausse des prix » de produits alimentaires, selon la même source.

Des témoins contactés par l’AFP ont confirmé ces violences, ajoutant qu’une agence bancaire, des magasins et une circonscription administrative ont été saccagés par des protestataires, qui ont usé notamment de jet de pierres contre les forces de l’ordre.

Lors de la manifestation, des heurts ont éclaté avec la police qui a procédé à l’interpellation d’environ 30 personnes, a-t-on indiqué de mêmes sources.

Selon l’AMDH dont la section locale a appelé à la manifestation, la « police a interpellé 28 personnes dont deux membres de l’AMDH ».

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Maroc:Fermeture d’une mosquée à Marrakech parceque la voix du Muezzin dérange ! /أجنبـي يـغـلـق مـسـجـدا بمراكـش

24092007

http://video.google.com/videoplay?docid=2798666196377492403 

Des habitants marrakchis se mobilisent contre la fermeture d’une mosquée à   » Derb lmnabha » 

 La  cause de la fermeture…..   faire plaisir à un étranger résident dans un riad juste en face de la mosquée!…
أحدث دخول المستثمر الأجنبي إلـى بلدنا وعرضه أموال طائلة و خيالية لشراء منازلنا وأراضينا ، انعكاسا سلبيا على أثمان المتر مربع وأصبح من المستحيلات على المواطن البسيط أن يقتني مسكن يؤويه هو و أولاده ،لاصطدامه بحمى مسعورة أصابت العقار وكذلك باقي المواد الاستهلاكية . الحمى تعدت كل دلك لتصيب وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية التي أغلقت مؤخرا مسجد بحي شعبي )درب المنابهة القصبة( ، لمجرد انه يتواجد قرب إحدى المنازل العتيقة التي حولها مشتري أجنبي إلى دار من دور ضيافة،يستقبل فيها مجموعة من السواح ،الله وحده يعلم نيتهم وهدفهم من زيارة البلد ) هل من أجل السياحة أو شيء أخر( .ابتدأ الأشكال من اجل مكبر الصوت،الذي كان يزعج أحبابنا السواح ويقلق راحتهم ،فتم الاستغناء عنه واصبح المؤذن ينادي للصلاة واضعا يديه على فمه ،حتى يستطيع إيصال صوته إلى أكبر عدد من الناس ،إلى أن دلك لم يشف غليل الأجنبي ولم يهدا له بال حتى كتم صوته بالمرة ،ودلك بالاحتجاج لدى وزارة الأوقاف معتمدا على بعض الشخصيات النافدة التي أعطت الأمر بإغلاق المسجد هذه المعلمة التي يتجاوز عمرها السبعين سنة ،غير مراعين لسخط السكان ومشاعرهم الدينية ،وأصبح الأجنبي يمر )نافشا( ريشه ورافعا أنفه إلى السماء بتكبر بعد أن نجح في قطع أشد الأوتار حساسية في قلوب السكان الأصليين .

أما أخونا المؤذن الذي كان يدعو الناس إلى تنظيف أرواحهم بالصلاة فقد أصبح يقوم بنفس الشيء مع اختلاف بسيط ،وفيه بعض الترقية ،بالانتقال من تنظيف الروح إلى التنظيف المباشر للأجساد ) كسال زعما (بحمام البديع.

أمام هدا الحدث لا يسعنا إلا الترحم على أرواحنا ،ولطم خدودنا وشد شعورنا كالمعزيات ،كلما أغلق مسجد يذكر فيه اسم الله لمجرد أن أصوات المكبر تزعج الناس وتقلق راحتهم .

ونحن على أبواب رمضان المعظم ،أرجو أن تجد صرختي أدانا مؤمنة أو على الأقل مسلمة تعيد لهدا مسجد كرامته، حتى يعاد فيه قراءة الذكر من طرف الصبية الصغار ويعود السجود والركوع للخالق من طرف العشرات من سكان الحي .
 




La CPJ co-organisé avec la Commission du Congrès américain pour la liberté de la presse Un événement sur la Liberté de la Presse au Maroc

23092007

fab9964b8a17338ac550dbaf046b4229.gifWashington, 21 Septembre, 2007—Les membres du Congrès américain ont mis l’accent sur la nécessité d’une presse accessible et libre au Maroc,  lors d’un événement organisé aujourd’hui par le Comité pour la Protection des Journalistes.

Parmi le grand nombre de personnes présentes dans la salle où s’est déroulé cet événement, figuraient des diplomates venus des ambassades du Maroc, de la Tunisie et de l’Algérie.

« La loi internationale garantit clairement la liberté d’expression ainsi que le droit à une presse libre, ainsi nous appelons à la restauration de ces droits au Maroc », souligne une déclaration du Représentant Adam Schiff, un démocrate de Californie, et du Représentant Mike Pence, un républicain de l’Indiana, co-présidents de la Commission du Congrès américain pour la liberté de la presse et présidents d’honneur de l’événement d’aujourd’hui.

Aboubakr Jamaï, ancien éditeur de l’hebdomadaire« Le Journal Hebdomadaire » s’est exprimé avec passion au sujet de la nécessité d’un changement dans la presse marocaine.

« Malgré son engagement sincère pour le développement économique et sociale, le régime ne manifeste aucun engagement pour la libéralisation politique et la démocratie », a dit M. Jamaï. Ce dernier, qui est un fréquent critique du régime marocain, a été poursuivi pour diffamation dans son pays. Actuellement il bénéficie de la prestigieuse bourse Nieman de journalisme de l’Université d’Harvard.

Le Représentant Chris Van Hollen, un démocrate, qui compte beaucoup d’américains d’origine marocaine dans son district de Maryland, a aussi fait une déclaration par rapport à cet événement. « La presse marocaine a la réputation d’être la plus vive du monde arabe », a-t-il dit. « Cependant, il y’a eu une a tendance inquiétantes ces quelques dernières années du gouvernement marocain qui sape les libertés de la presse dont il vantait les mérites », a-t-il ajouté.




Maroc:La continuité sans changement !

22092007

Depuis plusieurs mois, l’organisation des élections législatives au Maroc, prévues le 7 septembre 2007, a fait l’objet de plusieurs articles dans les journaux nationaux et internationaux, plusieurs échanges et débats. Des « observateurs », nationaux et internationaux, prédisaient une occasion « unique » au Maroc qui va contribuer à changer le cours de la chose politique au Maroc, un « processus démocratique », une « participation record » signe de « l’adhésion des Marocains aux politiques suivies ».

La monarchie voulait saisir cette occasion pour redorer son image auprès de l’opinion internationale afin de montrer qu’au Maroc, en 2007, « l’opération des élections » se passe « comme » dans les vraies démocraties. Cette opération médiatico-politique a été orchestrée par des spécialistes de la communication et de « calculs électoraux ». Trente-trois partis, anciens et nouveaux, sont entrés dans la scène pour se départager le « gâteau parlementaire » : la course aux places a été lancée (des anciens parlementaire se battent pour garder leurs privilèges, des nouveaux s’acharnent pour trouver une place au chaud au Parlement).

Les Marocains, en ville comme dans les campagnes, ont bien compris ce jeu, qu’on appelle, à juste titre, le « jeu électoral » ou « l’opération électorale ». Le peuple marocain a compris, depuis longtemps, qu’il est « hors jeu » dans cette opération.

Il a compris une chose : ce sont les mêmes qui se partagent toujours le « gâteau »,

le Parlement est une chambre d’enregistrement et un moyen d’enrichissement individuel, le roi est le seul aux commandes, il règne et gouverne.

Tout « observateur », qui se donne tout de même un temps d’observation, doit se rendre compte que la situation de la majorité des Marocains est catastrophique : la pauvreté s’accentue, le chômage ne cesse d’augmenter, la vie devient de plus en plus chère, la majorité des jeunes cherche à quitter le pays (harragas), les bidonvilles continuent d’abriter des milliers de Marocains, la formation et l’éducation sont en situation de décadence et se privatisent de plus en plus, l’analphabétisme dépasse toujours 50 % de la population, la santé est privatisée et devient un privilège, les paysans souffrent des effets néfastes de la sécheresse, la corruption bat son plein, le retour à un État policier au nom de la sécurisation, les droits de l’homme bafoués, la presse cadenassée, etc. La liste est longue. Face à ça, une minorité ne cesse de s’enrichir et même de trop s’enrichir.

De grands projets sont en cours avec la bénédiction d’investisseurs étrangers (européens, américains et du Golfe).

« Deux Maroc » s’observent que nos « observateurs » feignent d’ignorer.

Je ne veux pas dresser, à tout prix, un tableau noir mais la réalité est amère et elle est là. Je ne veux pas, à tout prix, dresser un bilan pessimiste mais ça serait hypocrite de ma part que de faire de la langue de bois, qui est monnaie courante durant cette période préélectorale.

L’autre Maroc a eu une occasion, ce vendredi 7 septembre 2007, d’exprimer son ras-le-bol et son dégoût du « jeu électoral » au Maroc. Malgré toutes les formes d’incitation à participer à « l’opération électorale » : appel du roi Mohammed VI, flashs publicitaires audio et vidéo, visuels, tracts, panneaux, réunions, fanfares. Bref, tous les moyens ont été utilisés pour faire passer la « pilule électorale ».

Les Marocains ont boudé les urnes.

Les Marocains ont désapprouvé le système politique marocain qui leur est proposé depuis l’indépendance. Les Marocains ont montré que « l’opération électorale » ne les intéresse pas en premier lieu car ce sont les mêmes qui font cette opération, et ce depuis longtemps. À 63 %, ils ont exprimé à leur manière le rejet de cette opération. C’est une abstention qui exprime, sans équivoque, un point de vue d’une majorité silencieuse. C’est un silence qui parle et il est grand temps de l’écouter. Il est incontestable que cet événement constitue la leçon principale qu’il faut tirer de cette opération.

Que les « observateurs nationaux et internationaux » ont donné de bons points à cette opération, cela ne change en rien à la réalité de la situation au Maroc.

Que ces observateurs aillent constater les conséquences néfastes de toutes ces politiques d’appauvrissement poursuivies par cette classe politique qui a accepté d’être sous la tutelle du « makhzen » (makhzen : vient du mot « magasin » et résume le système politique marocain qui pille par la répression). Cette même classe politique a contribué ces dernières années à redorer l’image de la monarchie dont le « système makhzénien » reste fonctionnel dans sa globalité et même avec la venue du roi Mohammed VI après la mort de Hassan II. Il faut y ajouter une nouvelle classe qui accepté d’accompagner le makhzen pour le changer de l’intérieuret qui a fini par se « makhzaniser », ce qui constitue le « nouveau makhzen-zen ».

La présentation des résultats de cette « opération électorale » ressemble aux résultats donnés par le maître à ses élèves qui note de 0 à 20 % : il y a les « bons » et il y a « les mauvais » élèves, comme il y a ceux qu’on punit et ceux qu’on gratifie.

Mais ce sont les mêmes qui reviennent, on recommence et on joue les mêmes cartes : blanc bonnet-bonnet blanc (ou bien haj moussa-moussa haj).

Que nos « observateurs » soient satisfaits, que ceux ou celles qui ont gagné une place au Parlement fassent la fête, que les « analystes » constatent un léger recul des « islamistes » ou une avancée des « conservateurs », etc., le rejet du système politique marocain est le vrai résultat de cette opération.

Cette situation est la conséquence directe du manque d’un projet de société clair et explicite. Un projet politique qui a l’audace de poser les véritables problèmes de notre système politique. Il ne peut y avoir de changement politique sans un changement radical de la Constitution marocaine.

La démocratie ne peut être une notion adaptable dans le temps et dans l’espace. La démocratie c’est le pouvoir du peuple. C’est loin d’être le cas au Maroc aujourd’hui. Tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du roi. Le Parlement est une boîte d’enregistrement et le gouvernement est chargé de l’exécution des directives royales.

J’appelle tous les démocrates et progressistes au Maroc et ailleurs à redoubler d’efforts pour que la situation de l’autre Maroc constitue la priorité des priorités. J’appelle les observateurs nationaux et internationaux à changer leur optique pour enfin constater la réalité amère dans laquelle vit la majorité des Marocains. J’appelle les Marocains qui refusent de vendre leur âme au makhzen de ne pas baisser les bras pour faire entendre les voix des sans-voix. J’appelle les Marocains résidant à l’étranger (MRE), qui sont soucieux de l’avenir du Maroc, à prendre part activement à la reconstruction du pays sur la base d’un projet de société tourné vers l’avenir et mettant au centre l’intérêt général du peuple marocain qui doit jouir pleinement de sa citoyenneté.

A. I

 







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