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Maroc:La continuité sans changement !

22092007

Depuis plusieurs mois, l’organisation des élections législatives au Maroc, prévues le 7 septembre 2007, a fait l’objet de plusieurs articles dans les journaux nationaux et internationaux, plusieurs échanges et débats. Des « observateurs », nationaux et internationaux, prédisaient une occasion « unique » au Maroc qui va contribuer à changer le cours de la chose politique au Maroc, un « processus démocratique », une « participation record » signe de « l’adhésion des Marocains aux politiques suivies ».

La monarchie voulait saisir cette occasion pour redorer son image auprès de l’opinion internationale afin de montrer qu’au Maroc, en 2007, « l’opération des élections » se passe « comme » dans les vraies démocraties. Cette opération médiatico-politique a été orchestrée par des spécialistes de la communication et de « calculs électoraux ». Trente-trois partis, anciens et nouveaux, sont entrés dans la scène pour se départager le « gâteau parlementaire » : la course aux places a été lancée (des anciens parlementaire se battent pour garder leurs privilèges, des nouveaux s’acharnent pour trouver une place au chaud au Parlement).

Les Marocains, en ville comme dans les campagnes, ont bien compris ce jeu, qu’on appelle, à juste titre, le « jeu électoral » ou « l’opération électorale ». Le peuple marocain a compris, depuis longtemps, qu’il est « hors jeu » dans cette opération.

Il a compris une chose : ce sont les mêmes qui se partagent toujours le « gâteau »,

le Parlement est une chambre d’enregistrement et un moyen d’enrichissement individuel, le roi est le seul aux commandes, il règne et gouverne.

Tout « observateur », qui se donne tout de même un temps d’observation, doit se rendre compte que la situation de la majorité des Marocains est catastrophique : la pauvreté s’accentue, le chômage ne cesse d’augmenter, la vie devient de plus en plus chère, la majorité des jeunes cherche à quitter le pays (harragas), les bidonvilles continuent d’abriter des milliers de Marocains, la formation et l’éducation sont en situation de décadence et se privatisent de plus en plus, l’analphabétisme dépasse toujours 50 % de la population, la santé est privatisée et devient un privilège, les paysans souffrent des effets néfastes de la sécheresse, la corruption bat son plein, le retour à un État policier au nom de la sécurisation, les droits de l’homme bafoués, la presse cadenassée, etc. La liste est longue. Face à ça, une minorité ne cesse de s’enrichir et même de trop s’enrichir.

De grands projets sont en cours avec la bénédiction d’investisseurs étrangers (européens, américains et du Golfe).

« Deux Maroc » s’observent que nos « observateurs » feignent d’ignorer.

Je ne veux pas dresser, à tout prix, un tableau noir mais la réalité est amère et elle est là. Je ne veux pas, à tout prix, dresser un bilan pessimiste mais ça serait hypocrite de ma part que de faire de la langue de bois, qui est monnaie courante durant cette période préélectorale.

L’autre Maroc a eu une occasion, ce vendredi 7 septembre 2007, d’exprimer son ras-le-bol et son dégoût du « jeu électoral » au Maroc. Malgré toutes les formes d’incitation à participer à « l’opération électorale » : appel du roi Mohammed VI, flashs publicitaires audio et vidéo, visuels, tracts, panneaux, réunions, fanfares. Bref, tous les moyens ont été utilisés pour faire passer la « pilule électorale ».

Les Marocains ont boudé les urnes.

Les Marocains ont désapprouvé le système politique marocain qui leur est proposé depuis l’indépendance. Les Marocains ont montré que « l’opération électorale » ne les intéresse pas en premier lieu car ce sont les mêmes qui font cette opération, et ce depuis longtemps. À 63 %, ils ont exprimé à leur manière le rejet de cette opération. C’est une abstention qui exprime, sans équivoque, un point de vue d’une majorité silencieuse. C’est un silence qui parle et il est grand temps de l’écouter. Il est incontestable que cet événement constitue la leçon principale qu’il faut tirer de cette opération.

Que les « observateurs nationaux et internationaux » ont donné de bons points à cette opération, cela ne change en rien à la réalité de la situation au Maroc.

Que ces observateurs aillent constater les conséquences néfastes de toutes ces politiques d’appauvrissement poursuivies par cette classe politique qui a accepté d’être sous la tutelle du « makhzen » (makhzen : vient du mot « magasin » et résume le système politique marocain qui pille par la répression). Cette même classe politique a contribué ces dernières années à redorer l’image de la monarchie dont le « système makhzénien » reste fonctionnel dans sa globalité et même avec la venue du roi Mohammed VI après la mort de Hassan II. Il faut y ajouter une nouvelle classe qui accepté d’accompagner le makhzen pour le changer de l’intérieuret qui a fini par se « makhzaniser », ce qui constitue le « nouveau makhzen-zen ».

La présentation des résultats de cette « opération électorale » ressemble aux résultats donnés par le maître à ses élèves qui note de 0 à 20 % : il y a les « bons » et il y a « les mauvais » élèves, comme il y a ceux qu’on punit et ceux qu’on gratifie.

Mais ce sont les mêmes qui reviennent, on recommence et on joue les mêmes cartes : blanc bonnet-bonnet blanc (ou bien haj moussa-moussa haj).

Que nos « observateurs » soient satisfaits, que ceux ou celles qui ont gagné une place au Parlement fassent la fête, que les « analystes » constatent un léger recul des « islamistes » ou une avancée des « conservateurs », etc., le rejet du système politique marocain est le vrai résultat de cette opération.

Cette situation est la conséquence directe du manque d’un projet de société clair et explicite. Un projet politique qui a l’audace de poser les véritables problèmes de notre système politique. Il ne peut y avoir de changement politique sans un changement radical de la Constitution marocaine.

La démocratie ne peut être une notion adaptable dans le temps et dans l’espace. La démocratie c’est le pouvoir du peuple. C’est loin d’être le cas au Maroc aujourd’hui. Tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du roi. Le Parlement est une boîte d’enregistrement et le gouvernement est chargé de l’exécution des directives royales.

J’appelle tous les démocrates et progressistes au Maroc et ailleurs à redoubler d’efforts pour que la situation de l’autre Maroc constitue la priorité des priorités. J’appelle les observateurs nationaux et internationaux à changer leur optique pour enfin constater la réalité amère dans laquelle vit la majorité des Marocains. J’appelle les Marocains qui refusent de vendre leur âme au makhzen de ne pas baisser les bras pour faire entendre les voix des sans-voix. J’appelle les Marocains résidant à l’étranger (MRE), qui sont soucieux de l’avenir du Maroc, à prendre part activement à la reconstruction du pays sur la base d’un projet de société tourné vers l’avenir et mettant au centre l’intérêt général du peuple marocain qui doit jouir pleinement de sa citoyenneté.

A. I

 




Maroc:La police makhzeniene en grève, une première !! au Royaume Enchanté

22092007

Les policiers de Oujda se sont révoltés et ont observé une grève, pour protester contre les dernières promotions aux grades supérieurs qui, selon eux, n’ont pas été justes.

Les policiers makhzeniens  n’ont aucun droit,mais on tout les droits sur le peuple marocain !!!!!!!!







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